Petite incartade en vacances. Théoriquement, je ne travaille pas cette semaine. C'est repos, congé, récupération, méditation et ressourçage. Mais en début de semaine, petit mail en urgence d'une de mes chefs. Besoin d'un petit vin du mois pour le cahier Tentations de vendredi (accessible ici). J'ai donc fait une entorse, et un saut à Fleurie, chez Jean-Louis Dutraive, dont j'aime beaucoup la personnalité et les vins. Je les avais découvert en 2001, ou 2002, au cours d'une nuit assez épique. Un tournoi de football dans le Beaujolais, contre les viticulteurs de Fleurie, s'était terminé dans le caveau de Dutraive. Après avoir goûté abondamment les vins de tous nos adversaires (meilleurs en vinification qu'en football, soit dit en passant), alors que la nuit était bien avancée, que nous n'étions plus beaucoup, il est allé chercher un vieux flacon sans étiquette, noir de poussière et de champignons, qui trainait derrière un tonneau. Il l'a carafé un bon quart d'heure. Puis a versé. Au nez, puis en bouche, c'était un vieux bourgogne. Un délice d'arômes de pinot noir travaillant dans le secteur tertiaire. Et puis non, c'était un fleurie de 1985. Nous sommes rentrés heureux, par les petites routes. Et je me souviens que lorsque nous sommes arrivés au petit matin, avec un footballeur amateur de vin aujourd'hui exilé en Chine, j'ai ouvert la porte de chez moi, j'avais encore des arômes de ce vieux fleurie plein le nez.
Olivier.
Commentaires