On néglige trop souvent la pintade, vous ne trouvez pas ? il est vrai qu'elle est souvent de qualité médiocre, plus petite, voire plus sèche qu'un bon poulet... Or il suffit de s'égarer dans la Bresse pour rencontrer d'authentiques et délicieuses pintades. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours apprécié la pintade au début de l'automne... peut-être à cause des notes de poire que l'on décèle dans ses chairs fermes.
Un plat que j'apprécie particulièrement en ce moment, c'est la pintade aux coings. Rien de plus simple. Il faut bien-sûr une belle pintade, si possible de Bresse. Vous émincez quelques beaux coings en tranches épaisses, que vous faites revenir au beurre avec quelques échalotes, avant de les arroser d'un bon vin blanc. Pendant ce temps vous enfournez votre pintade dans un four bien chaud pendant un bon quart d'heure, sans rien. Disposez ensuite les tranches de coings et leur jus au fond du plat, quelques étoiles de badiane, posez dessus la pintade, baissez le four et cuisez doucement pendant une heure. Accompagnez ce plat d'un Saint-Véran, cuvée la Barnaudière, du domaine Arnaud Combier.
Et pour finir, pourquoi pas un Paris-Brest : confectionnez une couronne de pâte à choux, parsemée d'éclats de noisettes ou d'amandes, que vous fourrez non pas d'une crème au beurre, ni d'une crème mousseline au prâliné, toutes deux trop lourdes, mais d'une simple chantilly faiblement sucrée voire non sucrée, allégée au blanc d'oeuf battu (2/3 - 1/3) et parfumée légèrement à la noisette (prâliné tout prêt, pâte de noisette ou un mélange d'éclats de noisettes torréfiées et de de caramel).
Bon appétit !
Edgar.
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