Côté bar, s’agglutinent les habitués, les copains qui devisent sur les qualités gustatives du dernier canon servi par le patron - uniquement du naturel d’ailleurs. Et le patron n’est pas rat sur le canon. Tu le connais pas celui-là ? Donne ton verre et dis-moi ce que tu en penses. C’est la première fois que j’entre ici et je me sens presque des copains de toujours.
Il faut dire que ce soir c’est beaujolais nouveau. Mais là aussi, surprise, je tombe sur de véritables amoureux du gamay. Celui du patron est de Jean Claude Lapalu dont d’habitude je n’aime pas trop les vins par leur côté « too much », trop extraits, mais qui pour l’occasion est très gourmand. Côté cuisine, le patron ne nous prend pas pour des andouilles, ce que nous pouvons apprécier en salle confortablement installé et gentiment servi par Madame. Comme c’est beaujolais nouveau, il y a une assiette de charcuterie beaujolaise.
Et dans les yeux de mes camarades je constate qu’ils sont prêts à décerner une médaille au patron. Ce gars est un malade ! Plutôt que d’aller les acheter chez un faiseur, il a passé une partie de sa journée à embosser les saucisses qui nous sont servies. Du grand art ! Et que dire de son cochon noir espagnol au gras fondant et à la couenne croustillante ? Succulent ! De même que les pommes de terre confites et la choucroute qui les accompagnent. Mais mes camarades ne veulent pas s’en laisser compter et nous embrayons sur un véritable plat. Selon le cas c’est baeckeofe de pintade, choucroute royale ou matelote de poissons de rivière. Ha ! la tête des copains quand le plat arrive. La matelote déborde de grenouilles et de filets de perches. La choucroute est une ode à la gloire de notre cousin le cochon. Et le baeckeofe servi dans les terrines traditionnelles n’a rien à leur envier. Nous accompagnons ces délices de force riesling de Julien Meyer, là encore un très beau vin naturel.
Même si nous ne pouvons finir nos assiettes pantagruéliques nous leurs rendons plus qu’hommage. Bien entendu nous faisons l’impasse sur le dessert pour passer directement à l’addition (accompagnée d’une délicieuse eau de vie de framboise offerte par le patron). Et à ce propos, je dois vous dire que j’hésite à vous recommander d’aller dans cet établissement craignant que l’afflux de monde ne conduise le patron à la faillite. Ici on est trop généreux.
Julien
Treize et 3
16 r Hippolyte Flandin 69001 LYON<04 78 08 14 03
je confirme tout ce qui est écrit ci dessus....
et je rajouterai: la meilleure choucroute de Lyon et de loin ;-)
Rédigé par : Antoine | 06/12/2009 à 12:04
Laissez nous tranquille, c'est notre cantine, et la gnôle, y'en a plus d'accord?
Rédigé par : Bilbaosong | 24/01/2010 à 15:36
nothing is impossible for a willing heart.
Rédigé par : coach outlet | 15/11/2010 à 07:07
YEAH.L'adversité révèle le génie; cache fortune il. (Horace, poète de l'Antiquité romaine)
Rédigé par : Cheap Jordans | 10/02/2011 à 10:25
Well said, nice one
Rédigé par : Polo Outlet | 13/12/2011 à 08:25
You’ve got a very nice idea posting this kind of article. It’s just I say, so interesting. Thanks for sharing this.
Rédigé par : pmp | 14/01/2012 à 15:11