Or donc se tenait ce week-end le salon de la Cugnette, dont les familiers de ce blog ont déjà entendu parler. Se lancer dans un compte rendu le dimanche soir ? l'épreuve est ambitieuse. Le cerveau reste brumeux, les doigts ont peiné à se dessouder du verre. Essayons cependant. Belle édition encore pour ce salon , "le plus convivial et le plus détendu" que connaisse Alessandro Barosi, Piémontais qui avait eu l'excellente idée de revenir faire goûter ses vins. Que retenir ? Les comparses complêteront, les visiteurs-lecteurs aussi (on parle d'un mystérieux Bouddha arpentant les allées dimanche en compagnie d'un chauffeur de bus rasé comme un bonze), mais commençons toujours...
Un passage ensuite sur le stand de Julien Labet a permis de le retrouver toujours aussi attentif, à l'écoute, parlant de vin avec une vraie passion. Le domaine progresse encore, tout était vraiment intéressant à goûter, mais on mettra subjectivement en avant les fleurs de chardonnay 2008, les Varrons 2006 (aussi en chardonnay), et cette délicieuse Cuvée du hasard, chardonnay de voile que l'on s'est promis de faire goûter bientôt à un amoureux des vins jurassiens de notre connaissance...
Avant d'enchaîner avec les vins de Benoit Courault (objet d'une chronique qui sera en ligne demain matin), passage devant l'étal de la belle Arianna Occhipinti, aux vins siciliens fort bons, et qui était venue en outre avec comme autres charmes des amandes et des bocaux de câpres à se prendre des bains dedans.
Ensuite (l'émotion sans doute), les notes sont apparaissent moins précises sur le carnet. On a cependant noté l'élégance des barbarescos de Giovanna Rizzolio ; les barolos de Mariateresa Mascarello. On a aussi découvert l'étonnant barolo à la quinine de Luca Roagna. Un vin traditionnel et digestif, très bon paraît-il pour la santé. Si on en boit deux bouteilles par jour, explique Luca, on n'a jamais de problèmes de fièvre. On imagine cependant que d'autres symptômes peuvent apparaître...
Pour suivre, un plaisir renouvellé avec les bandol de Jean-Pierre Gaussen (notamment un 2008 et ses 95% de mourvèdre) ; les dolcetto d'Alessandro Barosi ; l'huile d'olive et le blanc délicieux d'Eric Bouletin, dont on aimait déjà les rouges. On a découvert le joli Bellesa perfecta, rouge du Priorat (carignan/grenache) des expatriés Christophe Brunet et Franck Massard. Avant de passer un vrai bon moment avec Jean-Philippe Padié, sa cuvée en blanc Milouise, et le divin Ciel liquide 06 (carignan et grenache), rebu ensuite pendant le repas.
Car repas il y avait. Un gâteau de foie à la sauce délicieuse (langoustine ? homard ?) suivi de près par une épaule de cochon fondante sur une purée extrêmement réussie. L'affaire était préparée par les Gueules de Lyon, association qui réunit une dizaine de chefs lyonnais de la même et conviviale génération.
En mangeant, on a regoûté les champagnes de Franck Pascal. Plein de caractère, d'arômes, de droiture, et cultivés en biodynamie. On a aimé, sur l'entrée, les savennière du Domaine aux Moines de Mââme Laroche ; le beurré fin et la droiture des vins de Richard Leroy. Puis ont commencé à défiler de plus vieilles choses. Un meursault rouge, un marsala de vingt ans d'âge, des vins anciens de Labet... Mais cela faisait un moment qu'on avait arrêté de noter...
Olivier.
Bonjour Olivier,
D'accord en tous points avec toi.
Pour ma part ce salon a été sous le signe de l'effervescence.
Celle de le foule de passionné pas avare d'échanges.
L'effervescence des viticulteurs à faire partager leur passion. Comme celle d'Alessandro Barosi convaincant dans ses explications sur la différence de goût culturelle dans le vin entre français et italien, avec une démonstration éloquante au travers de ses cuvées constituées de cépages différents.
L'effervescense de certaines cuvées de Benoit Courot qui rappelle que le temps des framboises n'est encore pas trop loin.
L'effervescence des champagnes de Franck Pascal, véritable révélation pour moi qui ne goute guère habituellement cette appelation. Toutes ses cuvées sont parfaites même si j'ai beaucoup aimé la droiture de son non dosé d'entrée de gamme baptisé Sagesse.
Et enfin, l'effervescence du Prosecco de Loris Follador, "le meilleur d'Italie" selon certains de ses confrères italiens. Le vin convivial par excellence qui a transformé cette foule effervescente de passionnés en une bande de vieux copains qui ne s'étaient pas retrouvés depuis un an.
Julien
Rédigé par : juliennedelégumes | 18/01/2011 à 09:46
Merci pour cet article intéréssant, un tonerre d'applaudissement pour ton site
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Rédigé par : mutuelles | 18/10/2011 à 17:01