J’ai toujours eu un goût prononcé pour l’aubergine. Ca a commencé tôt, avec les gratins tomatés de ma grand-mère, aux délicieux parfums de thym. Je me souviens également des beignets préparés par ma mère, sans parler des moussakas que je dévorais lors des quelques voyages en Grèce « chez l’habitant ». Mon incontournable reste quand même le caviar cuit au feu de bois.
Ce week-end, en passant au jardin, deux ou trois belles joufflues m’aguichèrent et, je ne pus résister à leur tentation. Mais, ces Mata Hari du potager m’envoyèrent promener avec mes vieilles recettes, pour me faire confesser quelques nouveaux secrets de préparation. En bon agent double, je les orientai sur la piste orientale de leurs ancêtres où j’imaginais qu’elles se perdraient dans les épices. Mais, ces belles en connaissaient plus que moi dans l’art des apprêts et en ressortirent plus gouteuses encore, dans un bel équilibre gustatif.
Il en faut de longues et pas trop épaisses. Les laver avant de les couper en deux dans le sens de la longueur. Inciser la chair d’un harmonieux quadrillage et arroser d’huile d’olive. Saupoudrer de manière uniforme, côté chair, de poudre de curry. Saler. Mettre dans un plat à gratin huilé et envoyer au four à 210° pendant une bonne demi-heure. Les aubergines doivent être légèrement dorées.
Un vrai sérum de vérité, accompagné d’un rouge de Provence fruité.
Julien
petit conseil julien, plutot que de les cuire coté quadrillage, essaie de faire un test "retournée" : franchement, c'est mille fois mieux (pour moi)
Rédigé par : sborgnanera | 28/07/2011 à 11:04
deux ou trois belles joufflues m’aguichèrent et, je ne pus résister à leur tentation.
Rédigé par : quicken download | 06/03/2012 à 18:23