Cette semaine, un ami était de passage à la maison. Un peintre fasciné par Dodo la saumure et Tony l'Anguille, par la bonne cuisine et les bons vins. J'ai donc fait un effort pour manger et boire un peu avec lui. Et remonté de la cave quelques munitions piochées au milieu des kalachnikov. Cela nous a fait découvrir deux très beaux accords. Le premier mercredi soir. Sur des artichauds en barigoule, un simple chardonnay de Pierre-Marie Chermette, mais un 2005, donc avec six ans d'âge. Il prenait des notes mielleuses asses douces qui venaient se marier idéalement avec l'artichaud. Un accord superbe entre les acidités, amertume, sucrosité ! Ensuite, le lendemain, sur une dorade cuite au four, un chardonnay encore, mais de Gilles Azzoni, en Ardèche. Et là encore quelques années de cave (une bouteille de 2006). C'était royal, très exotique. Une bouteille entamée la veille nous a bien plu aussi. Un fleurie générique d'Yvon Métras 2009. Un peu fermé la veille, il s'était asoupli et ses tanins allaient fort bien avec la dorade. J'avais d'ailleurs déjà expérimenté les accords beaujolais- poisson un jour à En Mets fais ce qu'il te plait, quand Madame Ishida nous avait servi un Marcel Lapierre sur un poisson qui faisait des longueurs dans une sauce au homard. Le velouté était fascinant. A propos de Katsumi, j'y ai remangé tout récemment, pour un portrait de Rémi Garde qui doit paraitre lundi. Je me suis régMalé du bon moment et de la cuisine. J'en suis reparti en me disant que la cuisine de Katsumi ressemblait au football proné par Garde : de la simplicité, du plaisir, de l'épure, et beaucoup de précision, de rigueur.
Sur ces choses jetées en vrac (des fois qu'elles me seraient restées sur l'estomac), bon week-end des Lumières à tous !
Olivier.
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