Ce temps maussade a du bon. Ce week-end, à une heure un peu matinale, je vous l’accorde, pour faire son marché, je tombe sur une cagette de mousserons fraîchement ramassés par un maraicher de la région. Des spécimens de conte de fée tellement ils sont sains et exhalent une fraiche odeur de sous-bois, ce qui est paradoxal pour cet habitant des prés. Je n’en ai jamais vu d’aussi parfaits même lorsque je les chasse moi-même. Leur ramasseur a dû passer la nuit à bondir entre les ronds de sorcières pour les attraper à peine éclos dans leurs atours juvéniles. J’ai toujours eu un faible particulier pour ce petit champignon, ramassé enfant en famille, et qui embaumait nos retours de week-end.
Un prix raisonnable aidant j’en attrape 300 grammes. Cette ambiance humide marque également le retour des belles herbes aromatiques et leur fraîche chlorophylle parfumée : ciboulette, persil, estragon, ail des ours….toutes prêtes à s’entredéchirer pour se rendre complices de mes mousserons. Mais il faudra faire des choix ! Il y en un que j’ai déjà fait, c’est celui des escargots. J’ai toujours apprécié l’association de ce colimaçon et des champignons même s’Il est vrai que je l’associe plus généralement avec des champignons plus automnaux.
Les mousserons sont si beaux que je ne les rince même pas, ce qui évite de les délaver et de leur faire perdre du goût. Je les mets à revenir sans violence dans le beurre. Pendant ce temps, je cisèle un oignon frais qui ira rejoindre les mousserons lorsque leur eau de végétation se sera évaporée en presque totalité. Après que l’oignon aitfondu, sans que mes mousserons n’aient pour autant séché, j’ajoute mes escargots.On en trouve de qualité mis en conserve par de petits producteurs. Quand ces derniers sont chauds je cisèle mes herbes dessus sans radiner. Si cela devait apparaître un peu sec, un petit supplément de beurre ne fera pas de mal. Ah, j’oubliais, pour les herbes j’ai fait classique de peur de gâcher les mousserons : persil et ciboulette. La prochaine fois j’essayerai l’ail des ours.
Julien
Et avec ces mousserons, moussaillon ? Que boire ? Rencontré un vin d'Ardèche délicieux et son vigneron très sympa : Jérôme Jouret à Villeneuve-de-Berg. Tu connais ?
Le Marseillais.
Rédigé par : Olivier. | 03/05/2012 à 17:08
Non je ne connais pas.
Un chardonnay du jura fonctionne bien. Je me suis régalé récemment avec la "petite" cuvée "terre de gryphées" 2005 du domaine de la Tournelle.
Julien
Rédigé par : juliennedelégumes | 04/05/2012 à 09:33
Aujourd'hui, les sous-bois et les chemins du Beaujolais regorgeaient de marasmes des oréades, ces faux mousserons qui sentent la noisette humide. Le nom fait déjà saliver...
Il ne me reste plus qu'à trouver les escargots. Peut-être moins simple.
Rédigé par : Géraldine | 07/05/2012 à 17:41
Salut Géraldine,
j'ai récidivé ce weekend avec les mousserons. Ce coup ci je les ai fait revenir avec des petits artichauts poivrades dont c'est en ce moment la saison. Saupoudrés pour finir d'une pincée de persil je me suis régalé.
Julien
Rédigé par : juliennedelégumes | 07/05/2012 à 17:50
Merci pour cette contribution à la gastronomie des champignons,sujet plus complexe qu'il n'y paraît et où les faux-pas sont possibles (par exemple ,ainsi que vous le dites ,nettoyer sans précaution:laver ,rincer!)
Rédigé par : mic | 14/05/2012 à 01:57