A Lyon, Gérard Collomb a son investiture et ses têtes
Cette fois, c'est fait, c'est officiel : Gérard Collomb est candidat à la mairie de Lyon. Le maire sortant a été investi jeudi soir par le Parti socialiste, au terme d'une élection qui fut plus simple que celles qui suivront. Il était seul en lice. Les neuf têtes de listes ont été élues dans la foulée, et Gérard Collomb présente ce vendredi matin les six sortants et trois "petits" nouveaux...
Pour les arrondissements gérés par la gauche depuis 2001, deux cas de figure. Les maires sortants repartent dans le 1er, le 4e, le 5e et le 7e. Et Gérard Collomb reprend la liste du 9e pendant que son premier adjoint, Jean-Louis Touraine, récupère celle du 8e.
Les trois nouveaux iront ferrailler dans les trois arrondissements gérés pour l'instant par la droite. Dans les 2e et 6e, gérés par les millonistes, deux femmes ont été envoyées au charbon, comme souvent lorsque le territoire est imprenable. Pour le 2e arrondissement, Nadine Gelas, comme en 2001. Et pour le 6e, Heidi Giovacchini, directrice de clinique.
Dans le 3e arrondissement, où se présente Dominique Perben, le cancérologue Thierry Philip mènera la liste. Outre sa notoriété et un contact très chaleureux, il présente l'évantage d'être le frère de l'ancien député UMP Christian Philip, qui s'est fait refaire de son siège à l'Assemblée par Dominique Perben, en juin dernier.
Les militants socialistes, réunis au Palais de la mutualité, ont eu droit à un bilan du mandat de Gérard Collomb. Leur vote a ensuite été dépouillé sans surprise. Le plus intéressant commence désormais avec l'établissement des listes.
Au départ, Gérard Collomb comptait choisir lui-même les candidats en positions éligibles. Mais le PS l'a appelé à un peu plus de démocratie. Les têtes de listes discuteront avec lui pour établir ces listes, puis les militants pourront voter dans les sections mi-décembre, pour valider leurs choix, ou les retoquer.
L'épreuve est compliquée. Dans une équipe sortante, il faut trouver des places pour ceux qui repartent tout en renouvellant. IL faut héberger les partenaires politiques, les personnalités de la société civile. Et la parité, comme les appels à plus de diversité, compliquent encore la donne. A l'arrivée, il reste très peu de place pour les militants socialistes. Beaucoup de ceux qui ont travaillé sept ans dans les sections ou les mairies d'arrondissements en espérant progresser regarderont partir le train. Le PS, à Lyon, peine a promouvoir ses militants et le renouvellement ne se fait pas.
Cela donne lieu à quelques
frictions dans certains arrondissements, et le chef de cabinet de
Gérard Collomb a par exemple rencontré
récemment des militants du 9e arrondissement, pour calmer les
déceptions. Dans le fief du maire, il ne restait plus de place - ce qui
n'a pas empêché
le maire de réserver une place au chaud à un membre de
son cabinet. Certains vieux militants se lassent un peu de ces
méthodes, même s'ils restent fidèle au maire. L'arrondissement est de
toute façon mieux tenu qu'un politburo, et les
déceptions, comme d'habitude, s'étoufferont dans les
mouchoirs.
Ol.B.




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