Lyon 2, le bide électronique
UNIVERSITÉS - Mercredi, les 25624 étudiants inscrits à Lyon 2 étaient invités par la présidence de l'Université à se prononcer via internet pour ou contre la poursuite de la grève. Une première dans cette université. L'arme aurait pu s'avérer fatale pour le mouvement de
contestation si une majorité d'inscrits s'étaient
prononcés pour la reprise des cours. Ce n'est pas le cas. Au
final,
8998 ont daigné donner leur avis par clic. Parmi ceux-ci, 5295 se sont prononcés
pour la fin de la grève. Soit 59% des votants. "Une majorité des étudiants s'est prononcé pour la reprise des cours", a conclu la présidence de l'Université. Bien faible majorité en fait puisqu'elle ne réprésente que 20% des étudiants de Lyon 2. Un bide électronique…
A l'issue de ce scrutin électronique, la majorité silencieuse, celle qui ne vient pas aux AG, reste en effet une majorité silencieuse. Au final, on ne saura pas si le flot d'abstentionnistes sont des étudiants opposés au système de vote électronique ou simplement… indifférents à la question posée. C'était pourtant ces étudiants-là que voulait toucher l'Université en mettant en place ce système de vote. "Il y a en moyenne 1000 étudiants aux AG sur les 25000, il fallait permettre aux 24000 autres de donner leur avis", explique Alexandre Bonucci, vice-président de l'Université Lyon 2 chargé des TIC (technologies de l'information et de la communication). On est au final bien loin des 24000. Mais le taux de participation satisfait cependant la présidence de l'Université qui a tenu à nous rappeler que ce taux était largement inférieur lors des élections étudiantes (moins de 10% se déplacent pour élir leurs réprésentants). "Avec 35% de participation, il est injuste de parler d'un bide, surtout lorsqu'on voit la campagne qui a été faite contre ce vote par certains.", explique le service communication de Lyon 2.
Toute la journée de mercredi, les étudiants grévistes de Lyon 2 ont tracté pour expliquer aux autres étudiants pourquoi il fallait, selon eux, boycotter ce vote électronique organisé par la présidence de l'Université. Pour les étudiants appelant au boycott de ce vote (une large majorité à la dernière AG lundi sur le campus de Bron), ce mode de consultation était "illégitime". Seules les décisions votées en AG sont légitimes, expliquent-ils, car préalablement et collectivement "débattues". Le vote électronique est selon eux "un vote de pantoufflard", puisque jouable depuis chez soi, sans aller assister aux débats des assemblées générales. Mais les étudiants grévistes redoutaient également le bug ou la manipulation informatique, le manque de transparence, les fraudes, le non-respect de l'anonymat, etc. Pour parer à ces critiques, la présidence de Lyon 2 a fait contrôler la consultation par un huissier de justice et a invité des représentants d'étudiants a assister à l'ouverture et à la clotûre des votes. Pour permettre à tous les étudiants de voter, même ceux qui ne disposent pas d'accès à internet, elle a ouvert des salles informatiques.
"Ce n'est pas pas un vote mais une consultation", insistait mercredi Alexandre Bonucci. La précision sémantique a son sens. Une consultation n'a aucunement valeur de décision. De fait, les résultats de cette consultation n'annulent en principe pas les décisions votées par les étudiants en assemblée générale. En l'occurence : la poursuite de la grève et du blocage du campus de Lyon 2 jusqu'à la semaine prochaine. Cependant, mercredi soir, après la publication des résultat de cette consultation, la présidence de l'Université a indiqué dans un communiqué que les cours reprendraient progressivement à partir de ce jeudi, notamment pour les étudiants en master et les préparation aux concours.
Cela fait aujourd'hui dix jours que le campus de Bron, principal site de Lyon 2 est fermé. Sur les quais, quelques cours ont repris.
A.Gd.




Je ne vois pas où est le bide ???
9000 étudiants ont répondu sur 26000 soit un tiers, au lieu de 1000 en AG. C'est quand même plus démocratique, d'autant plus que les étudiants peuvent ainsi voter sans être soumis au pressions comme dans les AG. D'autre part dire que 59% est une bien faible majorité n'est pas très sérieux ... L'auteur semble faché avec les chiffres : est ce que Lyon 2 est une fac de sciences ?
Rédigé par : | 22/11/2007 à 08:32
"Le bide électronique" fanfaronne votre article... mais sa lecture permet de relativiser : vous indiquez vous-même qu'il y a eu 9 fois plus de participants à ce vote qu'il n'y a eu moyenne de participants aux AG...
Même si on peut regretter la trop faible participation, il faudra que ces jeunes démocrates en herbe (tendance démocration socialiste) m'expliquent en quoi 9000 votes électroniques sont moins significatifs que 1000 votes à main levée...
Rédigé par : Yves | 22/11/2007 à 09:00
Peut-être aussi que la majorité des étudiants silencieux n'ont pas internet et qu'ils n'ont pu s'exprimer. En tout cas, 9000 votants, je trouve que ce n'est pas un bide.
Rédigé par : Fabrice | 22/11/2007 à 09:28
Il me semble que compter le nombre de votant n'est pas le principe même de la démocratie! Les étudiants de Lyon 2 on réclamé à une forte majorité la reprise des cours et la fin de la dictature d'une minorité.
9000 votant c'est énorme par rapport aux taux habituels de participation des étudiants aux élections universitaires, et tout à fait honorable dans la mesure ou tout le monde n'avait peut être pas entendu parler de la tenu de cette consultation.
Je trouve scandaleux les appels aux boycottes. Ils sont le fruit d'extrémistes, farouches opposants de la démocratie. Et ils ne s'en cachent pas, avec des phrases du genre: "on est en lutte; la démocratie c'est une voie pour les juifs une voix pour Hitler…" Venant de jeunes en études supérieurs je trouve ça consternant et inquiétant.
Rédigé par : demos | 22/11/2007 à 09:29
Au sujet de cette "consultation" la CNIL à été saisie par ordinateurs-de-vote.org. Voici leur communiqué:
Votes par Internet dans les universités bloquées : Ordinateurs-de-Vote.org saisit la CNIL, et propose des experts.
Paris, le 18 novembre 2007.
Les dirigeants du mouvement "Ordinateurs-de-Vote.org" émettent les plus grandes réserves quant aux garanties légales et technologiques entourant les projets et réalisations de consultations par Internet des étudiants, consultations tenues dans des universités bloquées par la contestation de la loi L.R.U. La première d’entre elles vient d’avoir lieu à Paris I Panthéon-Sorbonne.
Le président d’Ordinateurs-de-Vote.org, Pierre Muller, rappelle que « toute consultation doit être éthiquement encadrée et scrupuleusement contrôlée afin de protéger les droits et libertés fondamentales ». Il a immédiatement saisi la C.N.I.L., par la voie de son président M. Türk, afin que la haute autorité fasse connaître sa position au plus vite et se prépare à intervenir dans le cas où il serait nécessaire de prévenir la tenue de consultations organisées manifestement en violation de la loi.
Sur un plan pratique, les juristes et scientifiques présents au sein d’Ordinateurs-de-Vote.org proposent d’expertiser les systèmes de vote ou de consultation envisagés. Cette expertise devra être publique et contradictoire, afin de fournir aux parties en présence une évaluation réelle et indépendante des risques.
Rédigé par : Hervé Suaudeau | 22/11/2007 à 09:39
Ce vote n'a guère de sens et ne fait que confirmer ce qui, à mon avis, est le plus grave : les étudiants ne prennent pas la peine de s'informer exception faite d'une minorité plus consciente.
Ceci dit, c'est à peu près le même tableau chez les enseignants et les autres citoyens non ?
Rédigé par : Bérénice | 22/11/2007 à 09:42
pfff ! a chaque fois qu'il y a un vote (qu'il soit à bulletin secret ou éléctronique), la question porte sur le blocage et non sur ce que l'on pense de la LRU ! bravo, messieurs les présidents d'université on voit bien que vous désirez profondément ce pouvoir que vous donnerait cette loi que vous avez tant demandée. C'en est fini du peu de démocratie qu'il y avit dans les facs . On tue la collégialité pour une ultra-présidentialité.
Rédigé par : ... | 22/11/2007 à 09:46
@Tous
Pour répondre à vos remarques :
- Tous les étudiants de l'Université ont été informés personnellement de ce vote sur leurs mails personnels.
- Lors d'une enquête réalisée en début d'année sur 4000 étudiants de Lyon 2, 85% ont déclaré avoir un ordinateur personnel ou familial leur permettant un accès quotidien à internet. L'Université, même durant le blocage, leur offrait de toute façon un accès aux ordinateurs de la fac.
- Enfin, il ne s'agit pas d'un "vote", même si la présidence tire les conclusions qu'elle souhaite de cette consultation.
Alice Géraud, LibéLyon
Rédigé par : LibéLyon | 22/11/2007 à 10:04
pourquoi n'y a-t-il pas eu consultation sur la loi?
et de même le fait qu'il y ai eu une majorité contre le gréve sur le web est logique puisque les grévistes n'ont pas voté et appellé à ne pas voter
Rédigé par : romain blachier | 22/11/2007 à 10:18
Le vote de 9000 etudiants par internet me parait plus legitime que celui a 1000 etudiants en AG a main levee.
Je ne vois pas ou est le bide.
Rédigé par : Mimi | 22/11/2007 à 10:26
La question n'est pas seulement le nombre mais les conditions.
S'agit-il d'un un vote organisé selon les principes démocratiques. Manifestement, non ! Il n'y a pas de garantie sur le confidentialité (à part la présence d'un huissier qui ne pourra PAS constater grand chose), on ne sait même pas si le programme qui compte tout cela est correct. Comme d'habitude avec le vote électronique, rien n'est transparent.
C'est comme si chacun des étudiants votants été allé déposé son bulletin dans un bureau et que la personne de ce bureau avait donné des chiffres à la clôture du vote, chiffres censés être le résultat des comptages, mais en interdisant le recompte des bulletins ... Rien ne prouve que les résultats proclamés reflètent les votes. On est loin d'un vote démocratique avec présence de toutes les parties pour participer et surveiller le dépouillement.
La présidence est loin d'être neutre et a la main sur le système de vote.
L'université sait tellement bien qu'elle ne respecte pas les conditions d'un vote démocratique, qu'elle a appelé ça une CONSULTATION. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de mot. Par ce tour de passe passe, l'université échappe aux contrôles légaux qui entourent tout vote électronique, en particulier, une demande à la CNIL !
RIEN mais vraiment RIEN ne m'inspire confiance dans cette histoire...
Je suis POUR m'exprimer dans un vote démocratique, pas PAS pour participer à quelque chose qui ressemble à un vote mais n'en a que l'apparence. Toutes les manipulations sont possibles. Elle ne sont pas à écarter a priori : la présidence veut le "bien" des étudiants, et le "bien" des étudiants c'est la reprise des cours, à tout prix, même au prix du mépris des principes démocratiques qui doivent régir tout vote qui ose dire son nom dans un grand pays civilisé.
Rédigé par : Lionel | 22/11/2007 à 10:39
" Une première dans une université française."... cher journaliste de libé-lyon, faudrait que tu ailles faire un tour à Grenoble de temps-en-temps (1h30 en train... c'est pas trop long), parce que chez nous le vote électronique est arrivé il y a 2 ans, lors du CPE. Il a même repris du service le week-end dernier pour une consultation. Va donc faire un saut sur le site web de l'UPMF...
Rédigé par : Arno | 22/11/2007 à 10:44
Je suis étudiante à Lyon 2, an LLCE anglais, et j’ai boycotté le vote électronique d’hier, comme beaucoup de mes camarades. Je voulais simplement remercier cette journaliste qui, je pense, à très bien compris la situation, je suis bien d’accord sur le fait que ce soit un bide total. En effet, regardons les chiffres, 9 000 étudiants de l’université ont voté ! Il y a donc 35% de participation… vous trouvez ca beaucoup ? Pas moi. Certes, 9 000 étudiants, c’est plus que les 1000 en AG, mais le but du vote organisé par la présidence était qu’on assiste à un vote massif, et qu’une LARGE majorité d’étudiants s’exprime !! Donc je continue de penser que 35%, c’est très peu. De plus, comme l’a rajouté Alice Géraud, on ne peut nier que TOUS les étudiants avaient accès à internet, la plupart a un accès personnel a internet, et la minorité qui n’y a pas accès a pu se rendre en salle informatique, ou à la BU du matin, jusqu’à 18h30 ! Enfin, je voudrais aussi préciser que je ne trouve pas normal de voter par internet, « n’importe où, n’importe comment ». Je pense que pour voter, on devrait avoir à se déplacer sur un lieu de vote, et surtout, il est nécessaire que des votants soient informés du contexte et de la situation, (ce qui est vrai lors d’une AG, puisque des débats et des discussions sont organisés et ouverts à tous, précédant tout vote ; alors qu’avec un vote électronique effectué sur internet, je pense qu’une bonne partie des étudiants qui ne s’intéresse absolument pas au mouvement, ne connaît pas le contexte et veux donc simplement retourner dans les salles de classe et ne vote ainsi pas en connaissance de causes).
Merci pour vos articles, et continuez de vous intéresser à nous !
Rédigé par : missworldly | 22/11/2007 à 11:28
Amusant comme ceux qui stigmatisent le vote à main levée ne voient aucun inconvénient à un vote électronique où l'anonymat du votant n'est pas plus respectée qu'à main levée, et qui, bien pire, favorise le fichage des étudiants en fonction de leur vote...
Rédigé par : fbkun | 22/11/2007 à 11:29
Tout d'abord Lyon le vote "électronique" n'est pas "une première dans une université française" puisque Grenoble l'a fait aussi de vendredi 16 à mardi 20 novembre. Ensuite, comme à Lyon, environ 4000 étudiants ont donné leur avis électroniquement et sur ces 4000, 69% a voté le déblocage de l'université. 69% c'est loin d'être une courte majorité. MAIS, au lendemain des résultats chaque étudiant recevait un mail du vice-président des étudiants qui, dans un mode langue de bois à faire pleurer, rappelait à ses chers confrères étudiants que ce vote n'était avant tout de "consultatif". En clair, allez vous faire voir, c'est nous qu'on a raison et on vous emmerde...
Belle démocratie.
Rédigé par : madoka | 22/11/2007 à 11:39
Je trouve choquant le mepris affiché par plusieurs présidents d'Université. Mépris pour les étudiants, et mépris pour l'ensemble des Universités qu'ils président.
La question posée - pour ou contre la reprise des cours - n'est pas recevable. C'est sur la loi LRU que porte le mouvement, non sur un arret des cours.
Le vote electronique peut être considéré comme une modalité assez pratique. Mais il faut d'abord reconnaître ce qu'est une grève : c'est une action collective, qui n'a de sens parce qu'elle est le fait d'individus qui décident ensemble de se montrer solidaires. Ignorer celà à Lyon, c'est un peu gros. Et être ignorant, pour un président d'Université, c'est assez peu vraisemblable. Il s'agit donc de manoeuvres de division, et pour tout président, être réduit à des manoeuvres de division, celà dénote un gros malaise.
Rédigé par : pierrot | 22/11/2007 à 11:42
@Arno et Madoka,
Désolée chers grenoblois. L'erreur est corrigée.
A.Gd
Rédigé par : LibéLyon | 22/11/2007 à 11:51
Le vote électronique n'est pas démocratique car pas secret, alors que le vote à main levée en AG est tout ce qu'il y a de plus secret. En plus les votants ne sont pas informés correctement. Sauf que quand il y a des élections, il y a justement 2 jours sans prise de parole publique pour que les votants puisse réfléchir. Bon, c'est vrai qu'une AG n'a *a-bso-lu-ment* rien à voir avec un bourrage de crane, hein !
Rédigé par : démocrates de tous les pays | 22/11/2007 à 12:08
http://blocage-univ-lyon2.revolublog.com/ Est un blog indépendant, sur le blocage de l’université Lyon 2 en photos et vidéos. Vous trouverez a cette occasion une interview d’étudiant bloqueur sur le vote électronique… Venez réagir au nombreux article permettant d’avoir une information la plus objective possible..
Rédigé par : philippe_69s | 22/11/2007 à 12:33
un étudient sur trois? C'est déjà plus que le taux de présence moyen en amphi. Eh oui, la majorité silencieuse, c'est aussi celle qui travaille ailleurs ou qui s'en fout...
Rédigé par : Romuald (pseudo) | 22/11/2007 à 12:38
C'est vrai que les meilleurs exemples de démocratie, on les trouve dans les AG, avec un vote libre et secret à main levée, la possibilité d'entrer et sortir de l'amphi sans pression, et la certitude absolue que seuls sont présents les étudiants concernés (pas de groupes anar ou d'extrême gauche chez qui la violence est un langage et l'intimidation une seconde nature) !!!
Internet permet d'avoir un vote dépassionné et libre, et permet surtout de toucher plus de monde, ce qui évite à des minorités militantes de décider arbitrairement pour tout le monde la poursuite d'un mouvement.
De toute façon, à quoi bon voter ? L'état d'esprit totalitaire des gréviste fait que le résultat du scrutin leur importe peu... Ils ne sont pas là pour défendre l'université, mais pour occuper le terrain idéologique. Des vrais petits dictateurs en puissance.
Rédigé par : Eric | 22/11/2007 à 12:39
Tout le monde peut constater que le vote à mains levées n'est pas anonyme mais il ne prétend pas l'être.
Le vote électronique organisé par l'université affiche qu'il est anonyme ET en même temps se met hors du cadre juridique qui permettrait de vérifier si c'est vrai....
C'est ça qui me pose un problème.
En plus, s'il y a un problème de panne ou de bug, sans parler de fraude, qui fait que les votes ne sont pas comptés correctement, il possible que pesonne ne s'en rende compte : on ne peut pas "tracer" l'exécution d'un programme (pour vérifier qu'il fonctionne bien) sans trahir l'anonymat....
Les cryptologues qui se sont attaqués à ce problème ne sont pas parvenus à le résoudre jusqu'à aujourd'hui...
Vous connaissez des ordinateurs qui ne présentent jamais de pannes (n'en ont jamais connu, et n'en connaîtront jamais) ?
Rédigé par : Lionel | 22/11/2007 à 12:43
La question n'est pas seulement le nombre mais les conditions.
S'agit-il d'un un vote organisé selon les principes démocratiques. Manifestement, non ! Il n'y a pas de garantie sur le confidentialité (à part la présence d'un huissier qui ne pourra PAS constater grand chose), on ne sait même pas si le programme qui compte tout cela est correct. Comme d'habitude avec le vote électronique, rien n'est transparent.
C'est comme si chacun des étudiants votants été allé déposé son bulletin dans un bureau et que la personne de ce bureau avait donné des chiffres à la clôture du vote, chiffres censés être le résultat des comptages, mais en interdisant le recompte des bulletins ... Rien ne prouve que les résultats proclamés reflètent les votes. On est loin d'un vote démocratique avec présence de toutes les parties pour participer et surveiller le dépouillement.
La présidence est loin d'être neutre et a la main sur le système de vote.
L'université sait tellement bien qu'elle ne respecte pas les conditions d'un vote démocratique, qu'elle a appelé ça une CONSULTATION. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de mot. Par ce tour de passe passe, l'université échappe aux contrôles légaux qui entourent tout vote électronique, en particulier, une demande à la CNIL !
RIEN mais vraiment RIEN ne m'inspire confiance dans cette histoire...
Je suis POUR m'exprimer dans un vote démocratique, pas PAS pour participer à quelque chose qui ressemble à un vote mais n'en a que l'apparence. Toutes les manipulations sont possibles. Elle ne sont pas à écarter a priori : la présidence veut le "bien" des étudiants, et le "bien" des étudiants c'est la reprise des cours, à tout prix, même au prix du mépris des principes démocratiques qui doivent régir tout vote qui ose dire son nom dans un grand pays civilisé.
Rédigé par : Lionel | 22/11/2007 à 12:46
@Missworldly : Un vote à main levée en AG, c'est un taux de participation de 4%. La consultation d'hier, c'est un taux de participation de 35%. Il n'y a pas photo.
Rédigé par : Yvan | 22/11/2007 à 12:48
La question n'est pas seulement le nombre mais les conditions.
S'agit-il d'un un vote organisé selon les principes démocratiques. Manifestement, non ! Il n'y a pas de garantie sur le confidentialité (à part la présence d'un huissier qui ne pourra PAS constater grand chose), on ne sait même pas si le programme qui compte tout cela est correct. Comme d'habitude avec le vote électronique, rien n'est transparent.
C'est comme si chacun des étudiants votants été allé déposé son bulletin dans un bureau et que la personne de ce bureau avait donné des chiffres à la clôture du vote, chiffres censés être le résultat des comptages, mais en interdisant le recompte des bulletins ... Rien ne prouve que les résultats proclamés reflètent les votes. On est loin d'un vote démocratique avec présence de toutes les parties pour participer et surveiller le dépouillement.
La présidence est loin d'être neutre et a la main sur le système de vote.
L'université sait tellement bien qu'elle ne respecte pas les conditions d'un vote démocratique, qu'elle a appelé ça une CONSULTATION. Il ne s'agit pas seulement d'un changement de mot. Par ce tour de passe passe, l'université échappe aux contrôles légaux qui entourent tout vote électronique, en particulier, une demande à la CNIL !
RIEN mais vraiment RIEN ne m'inspire confiance dans cette histoire...
Je suis POUR m'exprimer dans un vote démocratique, pas PAS pour participer à quelque chose qui ressemble à un vote mais n'en a que l'apparence. Toutes les manipulations sont possibles. Elle ne sont pas à écarter a priori : la présidence veut le "bien" des étudiants, et le "bien" des étudiants c'est la reprise des cours, à tout prix, même au prix du mépris des principes démocratiques qui doivent régir tout vote qui ose dire son nom dans un grand pays civilisé.
Rédigé par : Lionel | 22/11/2007 à 12:55
Bref:
- 9000 votants seront toujours plus representatifs que 1000. Meme si l'intention des responsables de l'université etait de rafler une large majorité! On ne vote pas sur des intentions mais pour repondre à une question.
- Le vote éléctronique est contestable et doit etre contesté. Mais ca vaut largement un vote à main levé (comptage approximatif d'un echantillon reduit). Alors, dans le cas present, l'augmentation des participants a la consultation est un progres. En plus, dans une université, il est facile d'avoir acces aux details de la consultation (code du programme, mode operatoire, scrutateurs...). Faut juste se bouger au dela des AG pour aller poser les questions aux bonnes personnes plutot que de croire "la bonne parole".
- Enfin, le président de l'université ne peut pas poser d'autre question que "arret du blocage ou pas?". Tout simplement parce qu'ils ne sont pas en greve et ne participent pas a la contestation de la loi. C'est leur liberté d'opinion. Du coup, il revient aux mouvements contestataires de la loi de convaincre une majorité d'etudiant que:
1) la loi est mauvaise
2) le blocage est le seul moyen de parvenir au retrait de cette loi.
En conclusion, l'universite met a disposition des moyens valables pour repondre aux questions concernant son fonctionnement. Pas pour gerer ou animer un debat politique. Cela reste a la charge des personnes impliqué dans le debat.
Rédigé par : Lem | 22/11/2007 à 13:01
Et non, ce n'est pas non plus Grenoble qui a commencé puisqu'à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une consultation électronique avait été organisée du mardi 13 novembre 8h00 jusqu'au 15 novembre 16h00.
La participation des étudiants strictement concernés par le blocage a été massive (51.2% sur Tolbiac) car il faut la comparer avec la participation aux élections étudiantes (18% au plus lors des élections récentes...) et parmi ceux-là, 72.5% ont jugé le blocage inacceptable.
Evidemment, on a vu fleurir les mêmes critiques et refus de prendre en compte ces opinions exprimées...
Rédigé par : Mireille C. | 22/11/2007 à 13:21
je suis dégoutée par ce que je lis, j'ai bcp de peine à encore regarder les infos à la TV, vous, les étudiants, et le reste, n'avez pas encore compris que le but recherché par Sarkozy est de diviser pour mieux régner?? il y arrive peu à peu... bien sur que l'université avec Pécresse et ses lois arrivera, comme l'a dit récemment G. Miller, à une uni comme aux US complètement faite pour les gens qui ont de l'argent pour étudier. Alors continuez à voter contre les grèves contre le blocage, on y arrivera surement.
Rédigé par : Jacotte Grivel | 22/11/2007 à 13:29
Amusant comme les adeptes du vote à main levée contestent la confidentialité des votes électroniques - Comment faire suivre les moutons lorsque ces derniers sont dispersés dans la prairie - et comme ces mêmes adeptes de la démocratie critiquent l'abstentionnisme (le droit de ne pas voter étant le pendant du droit de vote)alors que de nombreux étudiants "bloqués" à l'extérieur des AG ne peuvent s'exprimer....
Rédigé par : bruno | 22/11/2007 à 13:34
vous voyez pas ou est le bide ?
ben c'est évident : les étudiants ont voté pour la réprise des cours.
Ca ne plait manifestement à l'auteur de l'article.
Si jamais ils avaient voté pour la grève, l'article aurait une tonalité bien différente, du style : "Internet donne une légimité aux AGs du mouvement étudiant contre la loi pécresse".
Rédigé par : habon | 22/11/2007 à 13:41
Etudiants en technologies de l'information et de la communication, il faudrait peut-être que nos jeunes gens se renseigneent sur les modalités d'expression de la "gouvernance" mondiale, notamment dans le domaine des technologies de l'information(gestion du www, par exemple, des noms de domaine, etc.). Les VOTES (et non consultations) sont lancés sur internet, de la façon la plus ouverte possible, penant une certaine période. on compte les réponses effectives. C'est parfaitement démocratique et de toute façon, c'est plus ouvert que faire une réunion un jour donné en un lieu donné, où ne pourront se rendre que les "lobbyes informés, motivés ... et financés" . A cet égard, 9000 votes exprimés sur 25 000 c'est un GRAND succés... Bravo à la présidence de Lyon 2.
En plus le bilan carbone de l'opération doit être excellent. A quand le vote électronique généralisé ?
Ce qui est important, dans la démocratie, c'est que chacun ait la possibilité de s'exprimer et la liberté de ne pas le faire. Alors, cet attachement monomaniaque aux rituels que sont les AG, les prises de parole etc., c'est à pleurer de rire !
Et que 1000 personnes gaspillent l'argent public actuellement alloué à l' université pour qu'elle assure la formation de 25 000 personnes , c'est démocratique ?
Et que ces 1 000 personnes se permettent de ruiner l'année universitaire que certains étudiants (ou parents d'étudiants, ce qui revient au même) financent trés difficilement pour leurs enfants, c'est démocratique ?
ça vous gène pas, ces "dommages collatéraux" ?
Il y a de la place pour les gens qui sont là pour travailler et pour apporter une contribution à l'amélioration globale, même insensible. Par contre, les casseurs, les bloqueurs, les sectaires, les ringards, les romantiques voire els terroristes (dans l'esprit), c'est sur, ils risquent d'avoir du mal...
Rédigé par : Sissi | 22/11/2007 à 13:50
"Le bide éléctronique." Incroybale parti pris pour un soit disant journaliste... Une AG avec 1500 "etudiants" c'est deja enorme mais 9000 etudiants veritables c'est un bide. Avez vous deja rendu votre carte de syndicaliste ?
Rédigé par : emmanuel | 22/11/2007 à 13:57
suis ni pour ni contre mais lire dans les commentaires qu une majorite est pour la reprise...ca me fait rire, quand c est a peine 10% de bloqueurs on parle de minorite et quand c est a peine 20%,c est une majorite? soyons serieux! moi ce qui m inquiete plus c est que plus de 2/3 des etudaints n en ont rien a f...c est peut etre la le probleme de la fac aujourd hui!
Rédigé par : docki | 22/11/2007 à 14:01
Je trouve que ce journaliste a très bien résum é la situation...
35% d'exprimés (10% de sans avis également)c'est très peu...pour selon qu'il suffisait de se connecter de chez soi, ok, peut être tout le monde n'a pas internet ou un ordi, mais c tout de même de plus en plus répendu...moi même je n'ai pas le net chez moi et je suis allée chez une amie pour voter, il reste encore les mac do, bibliothéque et nombreux point wifi...Les gens qui râlent que les AG ne sont pas démocratiques, truquées etc (pour certains,ils n'y mettent même jamais les pieds mais râlent quand même) il y avait là un moyen de s'exprimer...Alors oui, 35%, c ridicule...
De plus, 59% de "débloqueurs" alors que les bloqueurs ont appelé au boycott du vote (effectivement quand on demande de rentrer son numéro d'étudiant avant de voter, ça n'a rien de très confidentiel comme vote et puis marre de ces présidences qui n'ont aucune autorité sur le mouvement étudiant mais qui décide que si, ils ont leur mot a dire...En plus,pour ce qui est de Lyon 2, ils ont parlé d'une consulation et non d'un vote...donc le résultat n'a aucune valeur...c juste histoire de décridibiliser le mouvement, de semer la pagaille...) je ne trouve pas ça énorme...
Je trouve la situation assez affolante...10 jours de gréve a la sncf, des milliers de gens regroupant de nombreuses professions ainsi qu'étudiant et lycéens dans la rue partout en France, un bon nombre de facs bloquées ou connaissant des difficultés et notre cher président qui ne sait que dire qu'il fait cela pour le bien du pays et nous envoie ses forces de l'ordre...
Je ne sais pas bien comment tout cela va se finir...
Rédigé par : Sarah | 22/11/2007 à 14:02
@ MissWorldly
"Il y a donc 35% de participation… vous trouvez ca beaucoup ?" Y'a pas plus absolu que la notion de "beaucoup"... Beaucoup par rapport à quoi ? Personnellement, je ne sais pas si 35% c'est "beaucoup", mais je trouve ca déjà suffisant... Si seulement 20% des Français s'étaient exprimés lors de la dernière élection, aurait-on dû recommencer ? C'est vrai que 99% de participation dans une République bananière c'est toujours plus démocratique...
"je pense qu’une bonne partie des étudiants qui ne s’intéresse absolument pas au mouvement, ne connaît pas le contexte et veux donc simplement retourner dans les salles de classe"
Ah oui ok, donc en fait les gens qui ne sont pas informés, on ne les consulte pas... Donc, avant la prochaine élection, on fait passer un test de QI à tous les citoyens, et ceux qui ont moins de 200 ils votent pas. C'est oublier un peu trop vite qu'en démocratie, un imbécile a autant de droits que quiconque, tout comme les gens qui ne peuvent ou ne veulent pas s'informer.
Rédigé par : laloune | 22/11/2007 à 14:16
Depuis quand dans notre pays, les présidents des universités organisent des "votes" ou "consultations" pour se substituer au débat démocratique, AG et actions des étudiants eux-mêmes ??
Imaginez, dans une entreprise en grève, un patron qui impose un vote à tous ses salariés pour savoir s'ils sont pour ou contre la grève? On croit rêver, cela dit on va y venir malheureusement, puisque ça n'a l'air de choquer personne...
Bientôt il faudra l'autorisation du président de l'université pour organiser une AG, lequel président fera peut-être un sondage avant pour savoir si la majorité des étudiants est d'accord !!
Et dire qu'il y a eu mai 68 dans un autre siècle...
Rédigé par : Linéa | 22/11/2007 à 15:04
et oui linea, il y a eu mai 68, et on voit tous les jours ce que ça a donné, merci pour nous... Alors sachez que bcp de gens en ont MARRE des personnes comme vous qui se réjouissent d'êtes élues représentantes des étudiants avec 5% de participation, mais trouve que 35% c'es trop peu qd le vote ne va pas dans leur sans. Quant à tous ceux qui pensent que la petite minorité est "éclairée", je trouve votre modestie confondante ! Ca me fait toujours rire d'entendre un gauchiste parler de manipulation. Les mouvements de grève de ces dernières semaines ont soulevé qq chose de très clair : la population ne se laisse plus faire. Les mouvements ratp, sncf et étudiants renforcent jour après jour le gouvernement parce que les gens en ont MARRE de la "minorité éclairée" qu'ils appellent plutôt "les crétins manipulés". Nous ne nous laissons plus faire, la peur change de camp, et c'est grâce à Sarkozy. A ce rythme, il sera réélu au premier tour en 2012.
Rédigé par : totolodiot | 22/11/2007 à 15:58
Bonjour,
ayant été élu étudiant, pendant quelques années, je trouve que 35% de participation c'est beaucoup, étant maintenant en Allemagne, quand les étudiants et salariés font grèves, il y a un vote anonyme organisé par l'université ou par l'entreprise avant toute grève et si il n'y a pas la majorité il n'y pas de grève. Si des gens se déclarent en grève et ben c'est simple ils n'ont pas le droit de se présenter aux examens ou dans un entreprise ils sont virés.
Ben oui la démocratie c'est l'avis de tous pas d'une minorité qui monte sur les barricades.
Mais bon l'Allemagne est un pays non-démocratique et la chancelière est une dictatrice tous le monde le sait...
Rédigé par : Berlinois | 22/11/2007 à 16:22
Pour clore le bec une fois pour toute à ceux qui disent que les bloqueurs sont des extrémistes anti-démocrates: OUI nous avons voté la réconduction du blocage des quais en AG cet après-midi et OUI nous avons aussi voté POUR la mise en place d'un vote à bulletin secret.....visiblement refusé par la présidence pour le moment.....de là à penser qu'elle a peur du résultat....
Rédigé par : F. | 22/11/2007 à 16:23
Ah Ah, quel bide ! Il vaut mieux un vote à mains levées sans contrôle des identités, comme ça les groupuscules politiques peuvent noyauter les AG - c'est ça, le progrès.
Rédigé par : ammenius | 22/11/2007 à 16:43
Debat démocratique, AG ???
On ne doit pas aller aux mêmes AG...parce que même si j'étais personnellement pour la poursuite du mouvement, force est de constater que les quelques étudiants favorables à la reprise des cours qui sont présents en AG ne sont pas forcément accueillis dans des conditions permettant d'exprimer la démocratie....
Si on respectait un peu plus les "minoritaires" dans les AG, ils viendront peut-etre plus nombreux et cela rendrait les AG un peu plus représentatives, non ?
Rédigé par : Boris | 22/11/2007 à 16:44
où a-t-on vu un vote avec 100% ou même 80% de participation.
ce qui est dommage, c'est de voir que l'issue n'a pas été respecté.
il est temps que la majorité, qui est contre le blocage, démontre sa position et que les bloqueurs se trouvent un autre mode d'expression
Rédigé par : chataigne | 22/11/2007 à 20:45
Il est toujours interessant de voir ce que les gens extérieurs à cette mobilisation étudiante en pensent ... Le seul problème est de ne pas avoir un éclairage suffisamment précis de la situation ...
Penser que la majorité des étudiants s'exprime en faveur de la reprise des cours, c'est oublier que la légitimité de n'importe quel vote serait remise en question avec un taux de participation de 35 %. La majorité des étudiants s'est abstenue de donner son avis, voilà la vérité. Les uns parce que les bloqueurs de la fac ont appelé à un boycott pur et simple du vote, les autres pour des raisons qui n'appartiennent qu'à eux, même si bien sûr il serait interesssant de les connaitre ...
Je ne remets pas en cause la VOLONTE de démocratie que représente ce vote. Cependant, il est tout à fait clair qu'il n'est représentatif de rien d'autre que d'une très forte abstention.
Les AG, même si, il est vrai qu'elles sont toujours très orientées, paraissent forcément plus crédibles, ne serait ce parce qu'un échange d'idées à lieu AVANT le vote à main levée.
Pourquoi les étudiants qui souhaitent voir se terminer le blocage n'organisent ils pas leurs propres assemblées, comme le font les grévistes ? Pourquoi ne mènent ils pas d'actions contre le mouvement ?
Il est étrange de voir que ceux qui défendent la liberté d'étudier ne se battent pas plus que ça pour cette idée ...
Rédigé par : Camomille | 22/11/2007 à 22:08
Article irresponsable et tellement subjectif qu'il en est pathétique. J'avais jusqu'à présent trouvé votre ligne éditoriale assez neutre et interessante. Vous vous comprometez gravement avec de nombreux billets sur cette grêve, qui ne mérite pas un tel traitement tellement elle est manipulée et politisée. Encore une fois je remarque l'esprit très constructif et très républicain de Romain Blachier le bloggueur malheuresement trop socialiste pour être interessant : j'attends toujours vos lignes sur les articles de ce blog sur les désordres du PS.
Rédigé par : John Silva | 22/11/2007 à 22:10
ah, je plains les mouches...
Nous savons tous que la seule expression démocratique est celle qui, comme en russie en 1917 ou plus près de nous avec le cambodge, provient d'une minorité d'êtres plus intelligents que la masse (laquelle par définition ne sait pas penser par elle-même et donc ce qui est bien pour elle)...
Dans les années 1920, un groupuscule para-militaire faisait la loi dans les rues de BERLIN, il pensait la même chose: il faut imposer ses idées aux autres par la force...
peut-on sérieusement (donc sans rire: ce qui est dommage, car le rire détend) prétendre que l'expression démocratique passe par la force?
Il est vrai que je ne suis qu'un travailleur et non un étudiant. Excusez-moi d'être intervenu dans ce débat, je vais retourner à mon dur labeur.
Rédigé par : jacques | 22/11/2007 à 23:06
Bonsoir, je suis alexandre bonucci, coupable de la consultation électronique organisée à l'université lyon 2 :-) .
Je voudrais tout d'abord remercier Alice Géraud pour son remarquable travail journalistique et la précision sémantique des propos rapportés de notre dernière interview.
Je tiens cependant à apporter quelques précisions liées au poids relatif des chiffres dans le milieu universitaire qu'alice ne connaît probablement pas, je lui pardonne.
Qu'importe l'objet de la consultation par vote électronique, 35% de participation représente 3 fois la plus forte participation de l'histoire de l'université lyon 2 concernant les étudiants.
Dans ma courte mémoire, cela reste aussi, vote papier et vote électronique confondus, la plus importante participation au niveau national en 1 journée de scrutin.
Il sera intéressant d'observer les résultats des 4 ou 5 universités qui sont maintenant engagées dans des consultations similaires.
Je voudrais également profiter de cet espace électronique d'expression de l'opinion pour redire qu'une université qui fonctionne normalement n'est pas contradictoire avec la poursuite d'un mouvement. Une université ouverte est au contraire une chance, par le nombre de présents, de multiplier les rencontres, les discussions, les débats, bref l'ampleur du mouvement sans réduire les étudiants à la triste binarité du "pour" et du "contre".
Je souhaite ici remercier l'ensemble des étudiants qui se sont exprimés dans cet espace, ni plus ni moins vertueux que la démocratie participative en ligne, qu'est la consultation par vote électronique.
Enfin j'espère une université où l'on ne reste pas enfermer dehors !
Rédigé par : Alexandre Bonucci - coupable de consultation électronique | 22/11/2007 à 23:34
C'est moins un bide qu'un véritable scandale ! Ce qui a été nommé "vote" par la présidence de Lyon 2 a été fait dans le mépris le plus total des règles démocratiques. Un seul exemple : la définition du corps électoral.
N'ont eu la possibilité de s'exprimer ni les personnels (enseignants-chercheurs, personnels administratifs et chercheurs travaillant dans des labos situés sur les campus de Lyon2), ni non plus la majorité des étudiants qui préparent les CAPES (ces étudiants sont inscrits administrativement à l'IUFM, mais suivent leur préparation à l'Université : ils ne possèdent donc pas d'identifiant électronique pour le web-etu de Lyon2). Que vaut un "vote" qui est illégal (au vu des attendus de la CNIL), pour lequel ne pouvaient s'exprimer que les étudiants inscrits administrativement à Lyon2, et qui était d'emblée dénoncé par toutes les AG (celles des étudiants, mais aussi celles des personnels administratifs et enseignants-chercheurs)? rien du tout.
Bref, tout ça fait pschitt !
Rédigé par : yannick | 23/11/2007 à 00:08
Réponse à Linea... Jeune fille cessez de parler de ce que vous ne connaissez pas : en mai 1968, on savait pourquoi on prenait le risque de planter son année et ses examens. On vivait dans une société où les femmes étaient d'éternelles mineures, où les jeunes, étouffaient sous des carcans dont vous n'avez même pas idée... Où les noirs, les homosexuels, les divorcés, les enfants naturels, etc. n'avaient même pas le droit de rappeler qu'ils existaient. où le corps était tenu en laisse... pas de concraception, pas d'avortement ou avec des risques et dans des conditions criminelles.
Mai 68, c'était un changeemnt vital de société, d'atmosphère... La majorité était à 21 ans, à l'époque et croyez-moi, c'était long. On avait vraiment besoin de sortir du paternalisme étouffant qui coupait toute créativité, tout esprit d'aventure.
A coté, aujourd'hui, avec vos simulacres d' AG à 1000 personnes, vos revendications mesquines, et votre méfiance intrinsèque de tout ce qui est neuf ou proposé par autrui, vous me faites l'effet de gosses gatés qui ne se rendent pas compte que s'ils continuent à pleurnicher sans cesse, on finira par les laisser tous seuls à la maison... ils pourront casser leurs jouets tant qu'ils veulent .. En lisant votre post, je me dis que dans votre tête, vous êtes vieille, secteiaire et naîve.
Revenez sur terre, jeune fille : la vérité, c'est que l'université n'appartient pas aux étudiants - a fortiori à 1000 étudiants rétrogrades ! c'est un outil de culture, de progrés de promotion sociale, etc. Que vous le vouliez ou non, c'est le travail qui rend l'homme libre (et la femme, n'en parlons pas), pas les discours pseudo-libertaires.
Si l'université est dans cet état et a cette réputation minable, c'est à cause des gens comme vous. Si les jeunes se bousculent, dès qu'ils en ont les moyens intellectuels, aux concours des grandes écoles ou de science_po, c'est parce que l'université est à la merci d'une poignée d'irresponsables...
La réforme envisagée est la dernière chance de sauver l'université. Si ça ne passe pas, on en aura marre, on laissera couler... Tous ceux qui en ont les moyens iront ailleurs et votre université partira à vau l'eau. Les prof se tireront dans des endroits où ils peuvent bosser sérieusement et financer leurs recherches, les étudiants se détourneront définitivement.. Vous pourrez faire des AG tant que vous voudrez. Alors, fini la récré...
Rédigé par : sissi | 23/11/2007 à 00:54
Euh, le président et l'assemblée nationale, tlm vote pas, ya de l'abstention, et pourtant ils sont élus. Alors qu'on écoute la vox populi un peu :)
Rédigé par : Eddy | 23/11/2007 à 02:39
Les AG, démocratiques??
Avis critique d'une personnne pourtant bien a gauche:
http://actu-et-enjeux.over-blog.com/
Rédigé par : Stan | 23/11/2007 à 11:14