Une promesse d'embauche comme seul papier
SOCIÉTÉ - C’est une feuille A4 ramollie et pliée en quatre. Une promesse d’embauche en CDI par une grosse entreprise de BTP de la région lyonnaise. Samuel Mkrttchian la garde précieusement dans la poche de sa veste, à hauteur de poitrine. Et ne la quitte jamais. «C’est mon seul papier», dit-il. Un papier qui n’en est pas un. Mais qui, à défaut, prouve sa qualité professionnelle. Et donc son utilité…
Il ajoute: «Mes patrons savent bien, je suis spécialiste des
carrelages et de la peinture. On me demande dans mon métier.» Ses
patrons, pour l’instant, l’emploient au noir. «Je suis toujours
d’accord pour partir partout sur les chantiers.»
Métiers. Samuel est Arménien. Il vit dans la banlieue lyonnaise
depuis un peu plus de trois ans avec sa femme Marina et leur fils de 16
ans. Ils ont été déboutés de leurs demandes d’asile, déboutés de la
circulaire Sarkozy de l’été 2006 pour la régularisation des familles
dont les enfants sont scolarisés en France. Mardi 8 janvier, ils
passeront devant le tribunal administratif pour tenter de faire
annuler l’invitation à quitter le territoire qu’ils ont reçue au
printemps et qui fait d’eux des clandestins. Ils plaideront qu’ils ont
des métiers dont la France manque. Même si, en tant qu’Arméniens, ils
ne rentrent pas dans les cases des quotas métiers-nationalités définis
par le gouvernement. Lui, donc, est dans le bâtiment. Elle était
infirmière en Arménie. Sa formation n’est pas reconnue en France. Mais
elle estime pouvoir exercer dans les services à la personne ou certains
métiers paramédicaux. C’est ce qu’elle faisait lorsque, après avoir fui
l’Arménie, ils ont longtemps été clandestins en Russie.
«Là-bas, on
pouvait travailler sans papiers, ça dérange pas, mais c’est vite devenu
insupportable politiquement, parce que les nationalistes n’aiment pas
les Arméniens.» Ici, Marina ne travaille pas. Elle suit plusieurs fois
par semaine des cours de français. Elle ne désespère pas de pouvoir un
jour travailler, mais, pour l’instant, c’est Samuel qui fait vivre le
foyer. Son secteur d’activité, le bâtiment, est en quête permanente de
main-d’œuvre, et il trouve sans problème des employeurs pour qui faire
travailler au noir des clandestins n’est pas franchement tabou.
Communauté. Vue de l’extérieur, la famille Mkrttchian semble vivre
comme n’importe quelle autre famille. Ils habitent un appartement que la mairie les a aidés à trouver dans une
barre HLM de Vaulx-en-Velin . Ils
paient leur loyer. Salguis, le fils, est en troisième. Il a un peu de
retard dû à la période d’apprentissage de la langue et, surtout, à sa
non-scolarisation lorsque la famille vivait en Russie. Mais, selon une
de ses profs d’histoire-géo, c’est un «excellent élève». La famille a
pas mal d’amis à Vaulx-en-Velin. Notamment parmi la communauté
arménienne, assez nombreuse dans l’Est lyonnais. Ils reçoivent,
sortent. Ne se cachent pas. Ne font pas de bruit non plus. Lorsque les
profs du collège de Salguis ont voulu se mobiliser pour eux, Marina a
eu peur des vagues. Que cela alerte la police. Les Mkrttchian veulent
juste essayer de se faire discrètement une place en France.
A.Gd.




la france va virer un immigré qui apporte a celle ci ses compétences et son travail et elle acceuille des dizaines de retraités anglais qui s'installent dans le sud ouest et qui bénéficient de la cmu ! a noter que je n'ai rien contre les anglais ! c'est juste pour faire la comparaison !
Rédigé par : taist | 07/01/2008 à 11:04
franchement le traitement juridique de l immigration en france laisse a desirer ,c'est du n'importe qui avec de n'impote quoi!!!!
on donne la nationalité française aux gens se mariants à blanc!! et ceux qui travaillent on les chasse ??? deux poids deux mesures.apres on se demande pourquoi il ya la violence dans les cités...!!??
salut
Rédigé par : samy | 10/01/2008 à 18:11
j'esperre que vous puissiez m'ofrire une promesse d'emboche
Rédigé par : guellal abderzak | 23/02/2008 à 12:26