25/07/2008

Obama, star et recours des militants de la diversité

Amisobamafelixledru2

Les amis d'Obama jeudi - Photo : Félix LEDRU

SOCIETE - Azedine a noté la phrase sur une petite fiche, pour bien s’en souvenir. Il la sort de la poche et lit: «Our time is now.» Notre heure est venue. Une devise empruntée à Barack Obama, idole naissante d’une partie des banlieues française. Du côté des mouvements militant pour la diversité, c’est une traînée de poudre. Une véritable «obamania» s’est emparée des troupes. Azedine Haffar, l’homme à la fiche, ancien radical de gauche passé au Modem et longtemps président de l’Association nationale des élus de banlieue, a mis un lien vers CNN sur son blog. Il vit depuis des mois à l’heure des primaires américaines, et a participé à Lyon au lancement du Comité des amis de Barack Obama, que préside Patrice Schoendorff, fils d’un «résistant camerounais», ancien fabiusien présent aux municipales sur les listes de Perben. «Il y a des gens de tous les partis et de toutes les origines», relève ce dernier. La figure de Barack Obama transcende, contourne les rivalités inévitables lorsqu’il y a quelques postes à partager. «Jusque-là, les associations beurs et blacks travaillaient chacune dans leur coin, confirme Nasser Kahabat, cofondateur d’Agir pour la citoyenneté, et adjoint (divers gauche) de Tarare (Rhône). Il a fallu la candidature d’Obama pour les réunir tous.»...

Nuit américaine. Le 3 juillet, ils ont lancé à Lyon le comité d’Obama, qu’ils appellent plus souvent «Barack». Ils compteraient depuis plus d’un millier d’adhérents à Lyon, ont «parrainé» le week-end dernier le lancement d’un comité parisien, avant de faire pareil bientôt à Marseille. Ils envisagent un voyage aux Etats-unis, avant d’organiser à Lyon une «nuit américaine», dans la nuit du 3 au 4 novembre. En attendant, le noyau dur se retrouve tous les mardis soirs dans un restaurant à couscous de la Guillotière, quartier historique de l’immigration lyonnaise. On y chante les louanges de «Barack», on se passionne pour les derniers épisodes de la primaire américaine. «Le plus fort, sourit Azedine Haffar, c’est que la plupart ne pourraient même pas citer les deux candidats en lice la dernière fois.» Dans les conversations, aucune allusion aux débats de fond américains. Le modèle social ? La politique extérieure ? Le sort des minorités ? Personne n’évoque ces sujets.

Discrimination. «L’identification ne se fait absolument pas sur des idées mais sur le bonhomme», observe Ali Kismoune, fondateur à Lyon du très élitiste Club Rhône-Alpes diversité. Obama ne serait qu’un «curseur», un «levier», pour reposer en France la question de la diversité. «C’est une incroyable mondialisation des problématiques, poursuit Ali Kismoune. La candidature d’un sénateur noir aux Etats-Unis sert à poser le problème de la discrimination en France.» Puis il ajoute que cela signe aussi «la fin des idéologies», et surtout le profond «malaise» des populations issues de la diversité en France. La candidature Obama serait «une aubaine», une «dynamique». «Ce serait une sacrée claque de recevoir à l’Elysée et à l’Assemblée un président américain noir, ajoute Azedine Haffar. La France serait bien obligée de se dire que, si la société américaine a réussi à faire cela, elle ne peut vraiment pas faire moins.»

Rapidement, mardi soir, les conversations glissent sur les parcours empêchés ou freinés. Les discriminations ressenties et subies. Nora Berra, élue UMP à la ville de Lyon, raconte cette «vague de souffrance» qui l’aurait saisie un matin, lorsque son fils, à qui elle chantait des mots d’amour en arabe en l’amenant à l’école, lui a demandé de ne pas le faire devant les autres. «Il avait déjà le sentiment de cette différence», ajoute-t-elle. Barack Obama serait devenu en France une sorte de vecteur transitionnel dans lequel s’identifier. Celui-ci relève que le sénateur est d’origine kenyane. Celui-là que son père était musulman. Une candidature prisme qui éclaterait les identités en morceaux distincts ? Karim Zéribi, ancien conseiller de Chevènement et président national d’Agir pour la citoyenneté, flaire le danger. Pour lui, l’obamania souligne avant tout la situation française et il faut soutenir en lui un candidat «de l’universalisme», et non «de la diversité».

Mythe. Dans les propos des fans, il y a beaucoup d’éloge pour Barack Obama, mélange de «Martin Luther King» et de «John Kennedy». Mais aussi pour le mythe américain. «Là-bas, tout est possible», soupire Azedine Haffar. «Dans le nouveau monde, il faut montrer sa compétence alors que, sur le Vieux Continent, il faut montrer son pedigree, appartenir au sérail», ajoute Nora Berra, élue et médecin. Ali Kismoune détecte une «ambivalence». Dans les milieux militants pour la diversité, il y aurait selon lui «un rejet de la politique extérieure américaine dans ce qu’elle peut avoir de malsain et violent», mais «une aspiration pour le mode de vie américain». D’où l’envie d’identification, que permet Barack Obama, celui qui «casse cette ambivalence». Boualem Azahoum, militant du collectif DiversCité, né en banlieue lyonnaise, s’exaspère, lui, de la fascination pour les Etats-Unis. «Ils sont admiratifs du système américain sans savoir ce qui se passe là-bas, peste-t-il. La façon dont ils gèrent les minorités est bien plus grave qu’ici. Notre système, avec toutes ses imperfections, vaut beaucoup mieux.» Les fans d’Obama répondent qu’ils préféreraient le «modèle républicain français», s’ils n’avaient pas l’impression qu’ils cachent pour certains des freins et des obstacles invisibles. Mais Boualem Azahoum n’en démord pas. «On nous envoie le message qu’un Noir peut devenir président là-bas. Mais il a surtout beaucoup plus de chances d’y finir en prison qu’ailleurs.» «Nous ne sommes pas dans l’idolâtrie de l’Amérique, assure Mustapha Guouila, élu UMP et membre de l’Association nationale des élus de banlieue. Mais en France, même si les mentalités évoluent, lentement, on n’a aucune chance de faire élire sur son nom un parlementaire issu de l’immigration. Il faut donc se servir de la vague Obama pour obtenir une dose de proportionnelle.» Ali Kismoune est d’accord sur le constat. Pour lui, l’obamania ne doit servir qu’à poser cette question : «Notre pays est-il capable d’élire un président issu d’une minorité ?» Militant socialiste déçu des lenteurs de la gauche sur ces problèmes, il ajoute une question subsidiaire : «Et si le Noir était le candidat républicain ultraconservateur, est-ce qu’on le soutiendrait ?»

OLIVIER BERTRAND

Commentaires

Tres bonne question de M. Kismoune, au coeur du sujet du livre "Nous avions un rêve" de Jake Lamar.
Il decrit l'irresistible ascension de l'attorney général Melvin Hutchinson, qui, apres avoir rétabli la pendaison, pourrait bien devenir le premier vice-président noir des Etats-Unis...
A lire absolument.

"La candidature d’un sénateur noir aux Etats-Unis sert à poser le problème de la discrimination en France"
Métis, il n'est pas noir mais métis !
C'est à dire qu'il est aussi bien blanc que noir. Gris pour faire de l'humour.
De toute façon, son élection ne règlera pas les problèmes que rencontre toujours la communauté noire aux USA. Comme quoi le problème est ailleurs.
S'il y a moins de candidats et représentants de couleur en France c'est que proportionnellement il y en a moins. Si ces communautés pensent qu'elles sont discriminées, elles peuvent toujours créer leur parti afin d'accéder à des représentations aux chambres.
On ne vote pas pour une personne parce qu'elle est noire ou bien coiffée. On s'intéresse aussi au discours et aux idées.
Par exemple Dieudonné se présente à des scrutins depuis un certain temps mais ne rallie pas les foules. Taubira ne fédère pas non plus des gros rassemblements. Harlem Désir est tombé dans l'anonymat politique, Begag s'est lui même disqualifié, Dati horripile les gens de gauche, Malek Boutih a été mis mis au rancard électoral...
Faut peut être aussi chercher du côté de la qualité des intervenants peut être.

tout-à-fait d'accord avec vouroupatra. Je ne vois pas de quelle "claque" ce militant veut parler. Si un beur ou un noir arrive en position d'être président en France, ça ne fera ni chaud ni froid à la plupart des gens.
Par ailleurs, il est ridicule de comparer la situation américaine, où les deux communautés cohabitent depuis deux siècles, et la France, où nous en sommes à la première génération d'origine immigrée. Les Français d'origine immigrée ayant fait des études ont par hypothèse moins de 40 ans. Evidemment qu'ils ne sont pas encore à des postes de responsabilité ! Il faut laisser le temps au temps.

Que représente exactement l'Aneb (Association nationale des élus de banlieue) ? Combien a-t-elle d'adhérents ? Que propose-t-elle concrètement ?
L'essentiel est parfois d'agiter tous les chiffons rouges pour exister médiatiquement. Y compris en réduisant la dimension de l'élection présidentielle américaine à la couleur de peau d'un candidat.
Même menée au nom d'idées a priori respectables, cette démarche pose nettement la question de l'opportunisme politique de ceux qui la portent, surtout quand ces derniers ont déjà endossé différents dossards pour se faire élire.
Allez ! Vive Obama ! Mais vraiment pas que pour sa couleur de peau.

«Dans le nouveau monde, il faut montrer sa compétence alors que, sur le Vieux Continent, il faut montrer son pedigree, appartenir au sérail», ajoute Nora Berra, élue et médecin.

Nora Berra exagére.Elle n'aurait pas été femme et issue d'une minorité, elle n'aurait justement pas été si facilement investie tête de liste dans le 8e...

Obama lui y est arrivé sur sa personne pas sur son identité de minorité visible et en proposant un projet, ce qui est autre chose que de dire "Je suis black, donnez moi des places".Les amis lyonnais d'Obama se focalisent au contraire sur leur origine et demandent des quotas au lieu de faire comme Obama...

Encore une fois , je le répète "OBAMA" est métis, arrétez de le ranger arbitrairement dans la communauté noire, surtout si on connait son histoire, il n a rien demandé ni revendiqué pour une appartenance dans tel ou tel communauté, c est presque de la discrimination.Pour répondre à " de souche" tous les noirs ne sont pas tous des immigrés ou d origine étrangére, ceux qui viennent des "domtom" il en fait quoi?

Message à l'attention de Nora Berra:ma belle-soeur française vit en Angleterre avec son mari anglais et leurs trois enfants. Elle leur a toujours parlé français, sachant qu'il est important que les enfants entendent leur langue maternelle. Ils lui ont tous les trois demandé de ne pas leur parler français dans la rue ou dans les lieux publics, type l'école ou les grandes surfaces... La raison comprise par ma belle-soeur est que les enfants n'aiment pas se différentier des autres, ou se faire remarquer... Rien à voir avec un sentiment de honte relatif à leur culture maternelle. Je souhaite que ce message vous permette de relativiser ce genre de réaction "normale" pour un enfant, quelque soit sa culture familiale. Et bonne continuation...

Bonjour à tous,

Je souhaiterai avoir les coordonnées du comité de soutien à Barack Obama à Nantes-Saint Nazaire, car je souhaiterai participer à des débats car je soutient vraiment la candidat Obama.
Voici mon adresse mail : honorat27@hotmail.fr

Merci d'avance

Qui n'est pas pour Barack Obama ? Rires ...

Je trouve inquiétant ce communautarisme idéologique ... Avec des raccourcis intélectuels inquiétant "là bas tout est possible" .... qui mériteraient à minima de voir que la ségregation et le phénomène communautaire est extrêmement vivace aux Etats Unis, sans aucune comparaison possible avec la france.

On pourrait dire que l'herbe a toujours l'air plus métissée ailleurs.

Les idées d'Obama valent bien sa couleur de peau alors je trouve navrant la récupération qui en est faîte en Europe. Elle n'est pas saine, aucun homme ne mérite d'être acclamé pour ce à quoi il ressemble.

Trop mettre en avance Obama parcequ'il est noir et ne pas parler de son concurrent car il es blanc...Discrimination? Un homme politique ne doit pas être un symbole : Seul son programme compte et le sien me parait flou.

Bon c bien le côté groupie, mais ça ne fait pas de mal de se renseigner sur un pays et de lire les discours. Le terme métis n'existe pas aux USA, vous êtes blancs , vous êtes noirs... Ce qui de toute façon n'a pa grande importance dans le façon dont Obama mène son affaire, il fait (ou tente de faire) la première campagne post-raciale. Il ne se positionne pas comme représentant d'une communauté au contraire d'un jesse jackson ou d'un luther king. Il est noir de peau ok, mais il ne se fait pas le défenseur de la cause black, au contraire il se permets comme jamais de la mettre face à ses responsabilités, tout comme il le fait d'ailleurs avec les autres.
Peut être bien que tout n'est pas possible aux USA, mais en tout cas,et c'est selon moi l'unique porte de sortie, il y existe une vraie classe moyenne afro-américaine, chose qui n'est pas encore arriver en France.

A tous ceux qui disent qu'il faut laisser le temps au temps en France...

Le temps pour faire quoi ?

- Accepter le fils d'immigré en tant que "vrai" Français...

- Accepter avec le temps que certains citoyens de "Souche" en particulier ceux qui maintiennent le "système" s'adaptent à la couleur, à la religion, aux différences des Français "immigrés" ?

- Pourquoi Sarkozy at-il créé ce ministère de l'identité nationale ???

Il faut arrêter la politique de l'Autruche, Un Barack Obama en France ce n'est pas possible.

En france il y a deux choix:

1.Faire l'assimilé ( ça veut dire quoi assimilation ?) mais tu restes un étranger.

2.Ou Garder tes traditions ancestrales et tu restes aussi un étranger...

Après les minorités aux USA souffrent et peut être plus qu'en France. Mais certains schémas sont similaires.

Ce qui peut changer les choses c'est la politique, et il suffit de voir nos voisins Anglais.

Toutes les minorités sont représentées dans le parlement.

Quand est ce que la France adoptera cette attitude ?

On peut critiquer les Américains car il y a certainement des limites dans leur système, mais au moins si tu as les crocs tu peux réussir...En France si on fait le rapport entre les immigrés diplômés et leurs situations il y a de quoi tomber de haut.

Quel homme ou femme ayant fait de longues études veut vivre du RMI ou de l'assurance chômage ?

J'ai déjà participé à des entretiens professionnels ou paratrait t-il seuls des Français étaient présents, mais les plus bronzés et basanés même s'ils sont parfois meilleurs n'obtiennent pas les postes. Donc président de la république dans plusieurs siècles peut être !!!

Après Obama c'est une satisfaction, un exemple mais tout le monde sait que le président des USA et de beaucoup d'autres pays sont des pantins dirigés par des "forces supérieures".

Obama n'a pas pas base sa campagne sur ses origines, heureusement pour lui parce qu'il n'en serait pas la. Ceux qui ici, au US essaient d'exploiter le concept de race (que ce soit de maniere positive ou negative), se font vite fait envoyer sur les roses puis aux oubliettes. D'ailleurs, le "race factor" n'est pour ainsi dire jamais mentionne ici, aux US. Obama est le candidat democrate "who happens to be black". J'insiste sur le mot black, parce qu'ici (et je l'ai deja ecrit un paquet de fois), la notion de metis n'est que genetique. Pour les americains (qui savent tous pourtant qu'Obama est metis) Obama est noir,tout comme Alica Keys ou Helly Berry. pour resumer:
- En France, Obama est metis.
- Aux US, il est noir.
Juste une mise au point (final). Dommage cependant que ce debat existe encore. Ce n'est pas ce qui fera elire (ou perdre) le candidat democrate.

La vache est toujours plus verte dans le pré du voisin..hé,hé.

Quel yaourt vous faites ....ici Obama est d'abord americain avant d'etre noir et vraiment a part quelques uns, personne ne s'occupe de sa couleur de peau mais plutot et surtout de ses positions ! Le debat aojourd'hui et son voyage ultra mediatise et ses point de view sur les affaires etrangeres.

Vous etes dans un tel jetlag sociologique et politique en france c'est assez consternant !

Je suis tres surpris par certains blogeurs qui conaissent mieux que les autre les ettentes des minorités dans ce pays , contrairement a ce qu'affirme vouroupatra , monsieur votre argumentaire sur le manque de crédibilité les personnes précitées me choque ... ne croyez vous pas qu 'un concervatisme exacerdé alimenté élites français , et qui se reproduisent entre aux baise complètement la donne envers les minorités visible , alors votre notion de laisser le temps au temps me fais doucement sourrire

@ Dadou
Un exemple parlant: aux Etats-Unis, les irlandais (arrivés à partir des années 1830-1840) se sont intégrés à la société américaine au bout de 5 générations (un signe: l'élection de JFK en 1960). Alors ne parlons pas des Afro-américains, dont la présence (forcée) sur le sol américain est bien antérieure à celle des irlando-américains...
La formule "il faut laisser du temps au temps" me semble plus que fondée: on ne saurait d'abord comparer les États-Unis et la France, aux trajectoires historiques différentes. Ensuite, il faudrait préférable d'éviter deux écueils: 1) L'attitude angéliste (sorte de conservatisme non conscient de soi: il n'y a rien à changer en France, les choses s'arrangeront d'elles-mêmes une fois l'orage passé); 2) l'attitude "moralisatrice" (qui confine parfois au masochisme: charger la France de tous les pêchés (dont celui du racisme), de sorte qu'elle doit absolument s'aligner sur les "modèles" étrangers). Dans le cas français, le problème des "minorités" et de leur place dans la société française ne sera résolu que si on aborde ces thèmes avec réalisme (en tenant compte des caractéristiques propres à la France), loin des postures "idéologiques" faciles.

Je crois qu'un peu plus de calme dans l'enthousiasme de certains éviterais des conneries comme l'élection de Sarkosy en France. Rappelons que le KKK c'était au USA pas en France et que la couleur de peau n'est ni un défaut ni une qualité ni une garantie politique. Ce sont les américains qui votent et pas les français.

très pertinente l'analyse de M Kismoune. moi je voterai pas républicain....
c'est quoi ce club rhône alpes diversité?
comment peut on adhérer?
vive Obama......

Faire attention...
Les noirs ont participer et crée l'Amérique avec les blancs, sauf que eux c'était dans des champs, dans des secteurs bien plus sombres de la société et on jamais eu leurs mots à dire etc...Malgré l'image que donne les US partout dans le monde. Depuis les 12 colonies, et les nombreuses guerres (révolution contre les anglais ou encore celle de sécession) les noirs étaient là, ....Les États Unis rattrapent à mon avis UN retard majeur...donc voir ça comme une évolution certes! Mais pas comme un exemple svp.

Pour moi je vois plus cette candidature comme une évolution général de la démocratie aux États Unis, comme une forme de démocratie en retard encore sous construction majeur

Hors, les immigrants en France n'ont pas bâtis la France...la Gaule etc.

Faire du copier coller au nom des US, pourrait être une faute majeur...

Qui peut dire ce qui differenciait le programme d'Obama de celui d'Hillary ? Probablement autant que Sego/Bertrand. A part la position tres claire (mais tres politique) d'Obama sur la guerre d'Irak: il n'y a rien de vraiment different.
Je ne comprends pas cet engouement europeen pour Obama, ca ne serait qu'un president democrate de plus. La couleur de peau en tant qu'argument electoral: cela me semble un peu leger..> et limite raciste

OBAMANIA : beaucoup de bruit pour rien! Il est plus que vraisemblable que Mc CAIN sera élu, mais il ne faut pas le dire !!!!

«Le plus fort, c’est que la plupart ne pourraient même pas citer les deux candidats en lice la dernière fois.»

C'est bien ça le problème de ce mouvement qui semble empreint d'une grande naïveté, ils ont l'air de ne rien connaître du fonctionnement de la politique US.
L'élection présidentielle oppose le candidat Coca au candidat Pepsi, deux personnalités qui proviennent des mêmes élites et qui cherchent par un programme politique "marketé" à plaire au plus grand nombre pour s'emparer du pouvoir et ainsi servir les intérêts financiers qui ont soutenu leur candidature. L'argent public est rare aux USA et il n'y en a pas pour tout le monde, alors chacun veut l'avoir pour soi et pas pour son concurrent.
Obama a considérablement infléchi sa ligne politique pour rentrer dans le moule. Il n'est qu'un candidat démocrate de plus ; souvenez vous de Bill Clinton, certainement un moindre mal par rapport à GWB mais pas non plus un exemple.
Obama servira la soupe à ses amis, fera un peu de social mais ne changera pas la vie des Noirs (et autres minorités) d'Amérique et du monde.

Un Obama en France?Possible mais il va falloir faire un peu campagne au lieu de se contenter de pleurer dans les médias qu'on est pas élu...De plus la plupart des personnes sur cette photo (pas toutes certes) ont été membres de plusieurs partis politiques...Il s'agit surtout pour elles d'etre élues, pas de représenter qui que ce soit...

OBAMA blanc et noir, metis, peu importe le plus important c'est que le monde avance dans le sens de la justice. Et la montée d'OBAMA prouve qu'aux USA en France et ailleurs tout le monde nourrit cet espoir d'un monde meilleur ou les différentes composantes d'une société, d'une nation voir même du monde entier puissent cesser d'avoir peur les uns des autres et arrivent à se faire confiance, afin d'avancer en toute serenité vers un avenir que nous esperons tous meilleur. Nos enfants et petits enfants doivent grandir et évoluer dans un environnement où ils se sentiront chez eux et ne souffriront plus de la question des races. Une société qui arrive à s'accepter comme diverse mais qui se considère comme appartenant à un même ensemble : l'humanité où seule la fraternité aura son mot à dire. OBAMA représente cet espoir de réconciliation. Alors frère du monde entier yes we can!!!!Pour le comité français de soutien à OBAMA je l'ai mis en lien sur mon blog http://tebawalito.unblog.fr

je souhaite faire parti d'un comite de soutien a barack obama sur paris
je suis en normandie pourriez vous m'aider
avec mes remerciements

A jean bardoux ...vous n'avez rien d'autre a faire ?? un peu desoeuvre sans doute le jean !

Enfin au moins il fait rire !

Mais cela tiens plus du transfert que de soutien politique !

Ici en Amérique, il y a une histoire racialiste où de la terminologie comme "métis" a été très importante. On parlait de negro, mulatto, quadroon, octoroon, quintroon, et même hexadecaroon. Mais pendant les derniers 4-5 décennies, le système s'est simplifié. Ces distinctions ne sont plus utilisées. Maintenant, si vous avez la moindre ascendance noire, vous êtes considéré noir. Seulement si vous n'avez pas d'ancêtre non blanc est-il possible pour vous d'être considéré blanc. C'est une définition par exclusion. L'américain "he is black", "he is chinese" veut plutôt dire "il a du noir", "il a du chinois" [dans son ascendance].

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