22/02/2009

" Au procès, j'ai réalisé que j'avais tué "

Garcia Photo : Philippe MERLE (AFP)

PRISON - On avait laissé un condamné voûté, visage presque gris. Jean-Marie Garcia venait d'écoper de vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Chaïb Zéhaf en mars 2006 à la sortie d'un bar d'Oullins, près de Lyon (1). Trois semaines plus tard, Libération a voulu retrouver le condamné, qui n'a pas fait appel. Pour qu'il raconte comment il a vécu ce procès depuis son box. Et comment l'on envisage l'avenir lorsque l'on écope d'une peine aussi longue. Exceptionnellement, la Justice a donné son accord, et accordé un droit de visite avant que Jean-Marie Garcia ne parte effectuer  sa peine dans une centrale...

Virtuel. Au parloir, il a meilleure mine qu'au procès. Il accueille le visiteur d'une poignée de main assez franche. Il est tonique, a retrouvé des couleurs. « Le premier soir, quand je suis revenu dans ma cellule, j'étais soulagé, dit-il. Je me suis dit que c'était fait, c'était réglé, je ne voulais plus en entendre parler ». Il redoutait ce procès :  « Ma pire crainte était que les enfants de ma victime soient là. J'avais une peur terrible d'affronter leurs regards. »

Ils n'étaient pas là, et le moment le plus difficile fut finalement l'audition de cet expert décrivant le meurtre à partir de l'autopsie. « Tout-à-coup, dit Garcia, ce n'était plus virtuel. Je savais que j'avais tué, mais c'était  irréel, abstrait. Tuer avec un pistolet, ce n'est pas comme avec ses poings ou un couteau. On appuie sur la détente, c'est facile. On ne se rend pas compte de ce qui se passe. Au procès, j'ai réalisé physiquement que j'avais tué. » Avant, il avait pourtant lu en prison le dossier d'instruction, avec l'autopsie. « J'avais même vu les photos, répond-il. Je n'en avais pas mangé pendant deux jours. Mais ce n'était pas pareil. A l'audience, ça m'a effondré d'entendre tout ça devant la famille de ma victime. Je sentais comme chaque mot les atteignait. Après, j'ai pleuré comme un gosse. »

Philosophie. Puis il a été soulagé que la cour d'assise écarte la question du racisme, faute de charges suffisantes. Il veut encore convaincre, relève la manche gauche de sa chemise pour montrer un tatouage sur l'avant-bras qu'il avait caché au procès : le « A » anarchiste entouré d'un cercle. Il en veut à Bernard-Henri Lévy (actionnaire de Libération), venu témoigner contre lui et qui l'a « mis dans le même sac » que Eichmann ou Céline. « J'avais trouvé courageux ce qu'il avait fait en Bosnie, dit-il. Mais là, il a parlé depuis une tour d'ivoire, sans se demander si j'étais vraiment raciste ou pas. Pour lui, je l'étais parce qu'il ne voyait pas d'autre mobile. Franchement, la philosophie française, c'est plus ce que c'était ».

A l'issue de ce verdict, il avait confié à ses avocats, Frédéric Lalliard et Hervé Bambanaste, qu'il trouvait la Justice « équitable », mais la peine lourde. « Vingt-cinq ans, c'est la peine d'un assassin ou d'un violeur d'enfants, ajoute-t-il. Ils ne m'ont pas loupé. Si j'avais tué un Jean-François, j'aurais pris 15 ans. On a rendu justice aux victimes. On a voulu montrer à tous qu'on traitait avec autant d'égard une victime arabe. Ce n'est pas choquant, mais cela s'est fait sur mon dos ». Il a pourtant trouvé les magistrats « exemplaires », a eu l'impression d'une « justice propre ». Le procureur, Jean-Olivier Viout, ne l'avait pourtant guère ménagé, requérant « au minimum » vingt-cinq ans de réclusion. Mais promis à l'accusé de « tout faire », s'il acceptait sa peine, pour lui permettre de revoir ses enfants. C'est pour cela que Garcia n'a pas fait appel.

Bac. Depuis trois ans, il ne les a pas vus. Son ex-compagne ne veut pour l'instant pas qu'ils mettent les pieds en prison. Elle ne lui transmet plus leurs lettres, ni leurs dessins. « Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est, trois ans sans nouvelles de vos enfants. J'ai appris au procès que ma fille faisait des dessins pour moi. Je n'ai jamais rien reçu. Mon dernier, je n'ai même pas de photo de lui. Trois ans après, je ne sais même pas à quoi il ressemble. Au fond de votre cellule, vous devenez fou. » Dans quelques jours, ce sera l'anniversaire de sa fille aîné. Il va acheter une carte, écrire « Ma princesse, mon diamant ». Le reste, il ne sait pas encore. Après trois ans, il a « le trac » de les retrouver un jour.

En détention, il semble avoir une vie sociale, d'assez bons contacts avec les gardiens. Il reçoit en revanche des menaces, des insultes. « L'étiquette de raciste me colle à la peau. En prison, c'est plus dangereux qu'une étiquette de pédophile. » Il fait beaucoup de cauchemars, ne revit plus le meurtre, mais fait des rêves « violents, sanglants ». Il a arrêté les anxiolytiques, car ils l'empêchaient de se réveiller, le laissaient collé dans ses cauchemars. Il veut « apprendre à vivre avec (son) crime ». Et apprivoiser la longue peine. Il avait pensé avant le procès préparer un bac professionnel. Mais il faut un stage en entreprise. Or comme il dit, « ce sera pas pour tout de suite ». Alors il va se « faire plaisir », passer un diplôme d'accès à l'université, et suivre des études d'histoire de l'art. Avec le jeu des remises de peine, il sortira dans dix à douze ans théoriquement, s'il se tient toujours à carreau. Il dit que sa chance est de s'être convaincu, dès qu'on lui a « passé les menottes », qu'il allait prendre trente ans. « Du coup, dit-il, j'ai l'impression d'avoir gagné cinq ans ». Mais l'issue lui semble tellement lointaine, presque inquiétante. « Si tout va bien, grince-t-il, je sortirai juste à temps pour chopper mon cancer ». Puis il ajoute « Qu'est-ce que je vais trouver en ressortant ? Des enfants qui me détesteront ? »

Olivier BERTRAND

 

 

Commentaires

Excellent article.
Les circonstances ont fait que j'ai pu le lire en ".pdf" sur le Libé du 21/02 ...avec en prime un article de Patricia TOURANCHEAU tout aussi intéressant.

En France, quand on est condamné à 25 ans de détention, on peut espérer n'en faire que dix si l'on sait se tenir à carreau.

Est-ce juste ?

Est-ce équitable pour les victimes ?

Ne faut-il pas une bonne dose d'hypocrisie pour oser affirmer, dans ces conditions, qu'on "accepte sa condamnation" ?

Je cite "Vingt-cinq ans, c'est la peine d'un assassin".

Lorsqu'on tire à bout touchant sur la tête de sa victime, c'est quoi ?

@ bernard : en droit, l'assassinat est le meurtre avec préméditation. La durée de la peine tient probablement en partie à ce tir à bout touchant, véritable exécution. Mais ce n'est juridiquement pas un assassinat. Bonne journée. Ol.B.

@Foutage de gueule : D'une part, il faut bien se rendre compte que ce monsieur était en détention provisoire : toute la durée de prison déjà faite est donc "retirée" à sa peine (c'est tout de même normal).

Quant aux remises de peine et autres conditionnelles, rassurez-vous : chacun en tient compte, députés comme magistrats, au moment de décider des durées de peine.

Nous avons des durées de peines parmi les plus longues d'Europe, en théorie. Dans bien des pays, y compris les plus respectables et qui connaissent le moins de délinquance, il en aurait pris pour 12 ans. En contrepartie, nous avons un système de remise de peine très généreux.

Ca fait une moyenne.

L'avantage, c'est que ça permet de se comporter différamment avec un condamné selon qu'il fasse de réels efforts pour s'amender (y compris l'indemnisation de ses victimes), ou qu'il reste le pire des enfoirés. Ce qui est quand-même normal.

Enfin, le rôle de la justice pénale, ce n'est pas de rendre service aux victimes : c'est avant tout de régler les comptes entre l'accusé et la société. Ce n'est pas la victime qui décide de la peine, mais la société dans son ensemble qui décide comment traiter ses délinquants et criminels.

Cela dit, croyez-bien que personne ne fait que 10 ans après avoir été condamné à 25 ans. C'est possible en théorie, mais ça ne se voit jamais en réalité. S'il a de la chance, qu'il se tient à carreau, qu'il fait un maximum d'efforts de réinsertion, et qu'il a un dossier très solide (emploi, logement, etc.) pour une conditionnelle, il peut espérer faire une bonne quinzaine d'années. C'est déjà pas mal. Il arrive un stade où je ne crois pas que ça vaille le coup de rajouter des années pour le plaisir de rajouter des années (à part pour se défouler). Quinze ans, vingt-cinq ans, qu'est-ce que cela change, fondamentalement, à la mort d'un homme ?

Non mais on croit rêver. je ne supporte pas ces articles visant à victimiser des criminels. Eh bien, oui il a tué, on ne va pas le plaindre en plus. Une pensée plutôt aux proches de la vraie victime, et sans doute aux enfants de ce criminel qui vont grandir sans père.

@ de marbre (certains pseudonyme sont finement choisis) : Cet article ne vise aucune "victimisation". Cet homme a été jugé, il a pris vingt-cinq ans, n'a pas fait appel, va purger sa peine. Même si les très longues peines peuvent y ressembler, une condamnation n'est pas un effacement de la société. Savoir ce qu'un condamné a pensé de son procès m'intéresse, et je préjuge que cela ne laisse pas de marbre tous les lecteurs. C'est aussi simple. Bonne journée. Ol.B.

Un bon article, avec la "bonne" photo, ce qui constitue un ensemble plutôt intéressant. Merci à Libé, Olivier Bertrand et Philippe Merle pour ce travail "précis". Et bien sûr une tragédie pour les 2 familles, même si la responsabilité est surtout d'un côté.

Si notre système pénal se préoccupait vraiment de réinsertion plutôt que de l'opinion publique (ou du politiquement correct ) comme il a déjà fait 3 ans . c' est dans 7 ans , si toutefois son comportement continue d' être en conformité avec son discours parfaitement calibré pour un juge d' application des peines , qu'il devrait avoir ses premières permissions de sortie suivies rapidement d' une libération conditionnelle . Mais j' entends déjà les hurlement des parents de la victime , et des associations anti-racistes - comme si la justice n' avait pas d' abord comme but l' intérêt de la collectivité qui n'est certainement pas de laisser pourrir un homme en prison sans le soigner ni l'instruire .

Dans son discours, ce qui retient mon attention est la décision de sa femme d'une part d'empêcher le contact de ses enfants avec leur père et d'autre part de le maintenir dans l'ignorance de ce qu'ils deviennent. Nous comprenons bien que l'environnement d'une prison ne correspond pas vraiment à un lieu particulièrement accueillant et que sa décision peut être motivée par un sentiment de honte et le fait de vouloir préserver ses enfants mais il n'en demeure pas moins qu'il est et reste leur père. Pourquoi les punir en quelque sorte du crime de leur père ?
Mon avis repose sur la santé psychologique des enfants et leur bien-être. Toute vérité cachée peut entraîner des répercussions à long terme.

jipek ne sait pas qu'au delà de 10 ans s'applique une période de sureté automatique de la moitié et des deux tiers en cas de récidive, donc il va faire 12 ans et demi de prison sans aucune possibilité de permission ni rien et ensuite, il peut effectivement demander des permissions qu'on lui attribuera au compte goutte et pour la conditionnelle, c'est très compliqué à obtenir. Donc effectivement il va faire 15 ou 16 ans de prison. Sachant que la prison, cela se compte en heures et pas en jours et pas en années.

Je suis antiraciste et militante, je l'avoue ... mais n'en déplaise à **jipéK, je n'ai nulle envie de hurler, contre une possible libération anticipée.

Curieuse intervention d'un **jipéK, habituellement supporteur d'une **justice exemplaire (et pourquoi pas de la peine de mort, **habituel défenseur (à sa manière) des droits des **victimes et de la société.

Ma cohérence c'est de croire en l'homme et de savoir que rien n'est jamais joué d'avance. (pas plus que dans les gènes)

Mon espoir c'est de penser que quelque chose s'est brisé dans les certitudes de Jean-Marie Garcia, dans le cheminement (ou le non-cheminement) qui par rancoeur ou mimétisme l'amenait sur les positions et attitudes nauséabondes de la pire droite.

Mon espoir c'est de penser (une nouvelle fois, et même si le prix à y payer aura été exorbitant) qu'il y aura eu prise de conscience chez un homme de l'absurdité du racisme qui détruit tout, ses cibles comme ses adeptes ....

et de penser (n'en déplaise à **jipéK et à son grande déception certainement) que Jean-Marie Garcia, désormais, s'appliquera à le faire savoir autour de lui.

leonor_

Excellent article, courageux et qu'on ne lira pas ailleurs. Cela m'intéresse moi aussi de savoir ce qu'il y a dans la tête d'un assassin, comme cela intéresse les juges, donc la société toute entière.

@ bernard : la phrase complète est "25 ans c'est la peine d'un assassin ou d'un violeur d'enfants". Qu'il faut à mon avis comprendre comme "d'un assassin d'enfants ou d'un violeur d'enfants". Il voulait dire par là, la peine maximale pour un assassinat. Enfin c'est ce que j'ai compris.

Non, ce monsieur n'a pas été soupçonné de crime raciste "faute de mobile" (sic) mais parce qu'on a trouvé un insigne nazi chez lui sans parler des insultes racistes rapportées par un témoin.
Quel est le but de votre article? Nous émouvoir à propos d'un type qui en a massacré un autre de 3 balles à bouts portant et qui se lamente sur son sort?

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce que l'excellentissime BHL foutait là? En tant que témoin? il boit des coups dans les bars à Oullins, La Lumière de l'esprit?

tout d'abord même s'il s'en défend; son attitude avant et pendant le drame laisse à penser que son geste reste entaché, malgré l'alcool et le fait qu'il s'en défende, d'un fort relent de racisme inconscient ou pas. Il a été condamné pour ça en filigrane pour garantir la "paix sociale" (cf le réquisitoire" et le non-appel). Après le reste, sa future insertion (dans 15 ans !), les relations avec ses enfants et sa famille c'est aussi le lieu commun d'une relégation qui cache son nom : celle des longues peines. Quel que soit l'acte d'origine : il n'y a que 6 centrales en France comment voulez-vous que les familles puissent suivre !

Apres votre precedent article sur l`organisation de l`evasion Khiefer, celui-ci montre egalement que vous avez la fibre pour traquer et exposer l`element x donnant au fait (divers?) une dimension humaine. Merci pour les questions que vous posez, et les reponses que vous y apportez, tout en laissant au lecteur la place a sa propre reflexion. Continuez.

Bon courage à lui, il se montre très digne malgré l'injustice évidente de le condamner à une si lourde peine pour les motifs qu'il à évoquer. La Justice à fait son acte de bonne conscience anti-raciste en lui appliquant 25 ans, alors que si c'était la victime qui était le meurtrier, elle aurait eu 15 ans grand maximum. Discrimination positive?

Il faut prendre en compte le point de vue de la société en général plutôt que d'opposer en permanence point de vue de la victime et point de vue du coupable; c'est vrai que c'est plus difficile et plus abstrait.

La société a perdu deux personnes: pour la victime plus rien à faire, pour ses proches on essaie de trouver des mesures non pas de réparation mais de compensation.

Pour le coupable le but est qu'il redevienne une richesse pour la société et qu'il puisse non seulement "payer sa dette" comme on dit pour ceux qui ont passé un certain temps à l'ombre, mais aussi contribuer par ses actions et le reste de sa vie à la communauté.

En ce sens une peine trop longue qui coupe la personne de toute possibilité de vivre autrement qu'en prison est un échec, de même que la réclusion à perpétuité est un échec de la machine judiciaire et de la société.

Pour un pays de tradition chrétienne on peut rappeler qu'à moins d'éliminer physiquement la personne avec laquelle la société ne veut plus vivre il faut trouver un moyen de vivre avec après, ça s'appelle le pardon et c'est une règle du vivre-ensemble de toutes les sociétés depuis des millénaires.

@ Marcel

Vous comparez avec les autres états d'Europe, mais avez-vous songé à ce qui se passerait aux USA ? Non que je sois un fanatique des Etats-unis et de leur système judiciaire. Je voudrais juste souligner qu'à mon sens, le problème se situe très, très, en amont du simple débat sur les réductions de peines et leurs équitabilité.

Le problème, le vrai, c'est bien la conception que nous avons du Droit, en France et dans certains pays latins. Ainsi, selon l'opinion commune, il y aurait d'un côté la Loi avec sa rigueur, ses barêmes, et son formalisme. Et de l'autre côté, il y aurait la "vraie vie", avec ses petits arrangements, ses collusions, ses dérogations. En somme, l'application brute de la Loi ne serait réservée qu'aux minus habens, à ceux qui ne sont pas suffisamment malins pour la contourner, ou suffisamment riches pour se faire assister d'un bon avocat (Ce que Libé traduit en termes politiquemenrs corrects par "se tenir à carreau"). Tout se passe comme si le verdict de 25 ans dans cette affaire contenait une sorte de message en filigrane : "Bon, on dit 25 ans pour calmer l'opinion, les associations et la famille, mais vous savez que vous ne ferez pas cette peine dans son intégralité, alors gaffe à vos déclarations".

Hé bien je trouve cela très grave, et délètère pour la démocratie. On retrouve la même distorsion dans tous les actes de la vie quotidienne, Code de la Route, fiscalité, droit du consommateur. Chacun vit dans une sorte sorte s'acommodation permanente face au Principe de Légalité.

Au bout de la route, le Chaos. La Crise.

@abloblu: vous m'avez ôté les mots de la bouche : "Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce que l'excellentissime BHL foutait là?" Allez tuer votre crémière: si vous ne savez pas pourquoi, BHL vous le dira!

Très bon article ,un jugement vu du coté du
condamné ,c'est assez rare pour l'apprécier.
Les partisans de la guillotine,ceux qui hurlent avec les loups,refusent d'entendre
un criminel qui reconnait sa faute .
L'auteur de l'article,qui décidément n'a peur de rien,cite la présence de bhl comme accusateur et actionnaire de Libé :un mauvais point pour la partie civile et ...Libé

@ laurent : Merci de votre commentaire. C'est une règle à Libé de toujours préciser lorsqu'une personne mentionnée dans un article est actionnaire du journal. Cela signifie pas qu'il s'exprime au nom de Libération. Que les points soient bons ou mauvais, ils lui reviennent intégralement. Bonne journée. Ol.B.

Qu'est-ce qui vous autorise à décider que cette peine est injuste ? Que si ça avait été la victime le meurtrier (ce schéma doit avoir vos préférences, j'imagine ? Il s'accorde mieux à votre vision de la société ?), ça aurait été 15 ans ?

Ah, ces commentateurs de café du commerce qui se prononcent à partir de 30 lignes (fort intéressantes, du reste) sur le travail des jurés (plusieurs jours d'analyse et de recherche)...

merci pour toutes vos suggestions pour ou contre le fait est réel garçia pense que mes enfants non pas assités au jugement mais detrompez vous le plus fragile d'entre eux était présent dans la salle a l'abri des regards et dans l'anonymat pensez vous depuis la disparition de son père il vit un cauchemar se met toujours face au danger sans limite et cela aujourd'hui sa fait 3 ans que sa dur on lui a mème conseillé de rentré dans un centre de therapie pshychaologique et de faire ses études garcia a détrui tous l'avenir de mes enfants au moment des fait ma fille allait avoir 6 ans le 11 mars 2006 elle grandira a tous jamais sans son père je sais mème pas si elle aura des souvenirs a par sur des coupures de journeaux mon fils ainé reste dans le silence est ce normal que quand on sort on doit ètre armé? a ton le droit de oté la vie a un père de famille?sans que l'on ne le connaisse et pourtant les fait son la il n'a qu'a pourrir au font de sa cellule ou a attrapé une maladie incurable qui crève a petit feu au fond de son trou et désolé pour ses enfants

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