Vente aux enchères de l'université de Lyon
UNIVERSITÉ - Plus de 250 universitaires ont occupé mercredi la place Bellecour à Lyon pour l'"Universithon". Le principe : la vente symbolique de l'université, ses locaux, son matériel, sa culture, son personnel, le code du travail, et autres modules en option. Un amphithéâtre « ça coute cher à l'entretien », dit la commissaire-priseur improvisée, « mise à prix 35 centimes ». Comme au téléthon, les promesses de dons affluent : celui-ci enchérit avec un CD de Carla Bruni, celui-là avec une Rolex. Le tout dans la bonne humeur, pour expliquer au grand public pourquoi ils sont contre les réformes de Valérie Pécresse...
Un passant râle : « Vous les étudiants, vous ne savez qu'être en grève. » D'autres engagent la discussion. La plupart « ne savent pas du tout ce qui se passe », constate Gaëlle, étudiante en psychologie. « Ils en ont entendu parler dans les médias, mais sans vraiment comprendre le fond du problème ». Elle ajoute : « Ils n'ont pas conscience que c'est leur avenir qu'on est en train de remettre en question ».
Les trois universités lyonnaises sont représentées, ainsi que l'Institut d'études politiques, et l'Ecole normale supérieure. Plus de cinq cent personnes signent leur pétition. Depuis le 2 Février, enseignants, étudiants et Biatos se réunissent chaque mardi en assemblée générale pour faire un état des lieux, et (re)conduire la grève. Chaque Jeudi, ils manifestent dès 14h place des Terreaux. Pour donner de la visibilité à leur mouvement, ils organisent aussi régulièrement des cours « hors les murs » et des actions originales, comme une chaine humaine mardi le long des berges du Rhône, ou la vente aux enchères de leur fac.
Farid SIDI-BOUMEDINE
Lire aussi : L'université se donne la main




C'est très bien de donner une image positive de la jeunesse et de l'université française, le pays de la culture !
Je vais faire circuler auprès des forums de l'est.
Comme ça on aura une bonne image de la jeunesse française.
Ca donnera envie aux étudiants étrangers d'aller étudier, visiter ou travailler en France...
Enfin je crois...
Mais au fond, j'en doute.
Rédigé par : vouroupatra | 19/03/2009 à 12:58
C'est bien, ils travaillent tous dur pour avoir leur Deug de branlette à a fin de l'année... heureusement il y a papa maman...
Rédigé par : casimir | 19/03/2009 à 14:12
1€ et encore c'est bien payé.
Rédigé par : Encherisseur | 19/03/2009 à 14:47
Vous avez vraiment rien d'autre à faire en France?
Rédigé par : mathieu roy | 19/03/2009 à 16:36
Avant de dire des conneries plus grosses que vous, vous feriez mieux de vous renseigner sur les points de la réforme de l'autre incompétente de Pécresse... Vous réagissez comme des abrutis de base qui cherchent pas à comprendre les raisons du mécontentement de l'ensemble des universités françaises. C'est pas un cas isolé. Alors arrêtez de prendre les gens pour des branleurs et lisez les journaux, écoutez la radio, etc. Bref faut se renseigner avant de sortir des conneries.
NB : l'émission de RMC info en parlait lundi 2/03 entre 8 et 9h, par exemple.
Rédigé par : superétudiant | 19/03/2009 à 17:18
Et c'est reparti pour des commentaires réac' et pathétiques. J'ai connu beaucoup d'étudiants qui travaillaient avec moi dans des emplois précaires pour payer leurs études supérieures. C'est sur que les familles les plus pauvres sont moins représentées à l'Université mais c'est aussi l'objectif de ce genre de manifestations. D'ailleurs, c'est probablement ceux qui qualifient les étudiants de "fils à papa" qui seront les premiers à refuser qu'on accorde des bourses plus largement parce que ça fera des impôts en plus...
Je ne partage pas du tout les commentaires sur l'image que ça donne. Au contraire, pour une fois, je trouve que de telles manifestions donnent une image excellente de la jeunesse et des moyens de manifester pacifiquement et de manière constructive. Plutôt que de voir des occupations d'Universités qui engendrent des conflits, plutôt que de voir des blocages de routes ou de voies ferrées qui vont gêner des gens qui vont se braquer contre le mouvement, on fait preuve là d'intelligence et on propose des moyens d'attirer l'attention sur un problème. Si manifester légalement, pacifiquement, de manière constructive, donc intelligemment est considéré comme un problème, on est anti-démocrate...
Rédigé par : Metalrod11 | 19/03/2009 à 17:27
Pauvres "étudiants" n'avez vous pas encore compris que vous êtes manipulés par des enseignants gauchistes qui sont assis sur leurs conservatismes de caste.
Ne vous posez vous pas la question de savoir pourquoi les universités française sont aussi mal classées dans le monde?
Ne réalisez-vous pas que le monde tourne, évolue et que quelle que soit la réforme proposée elle est systématiquement rejetée? Il y a tout de même quelque chose de bizarre que vous considériez que la faute est toujours du coté de du pouvoir (droite ou gauche)
Mettez vous donc au boulot, vous êtes entrain de perdre votre année.
Rédigé par : Roland | 19/03/2009 à 19:14
A tous ceux qui s'apprêtent à sauter sur leur clavier pour déverser des immondices sur les étudiants qui manifestent, je voudrais dire ceci : allez voir par exemple sur le site de la Commission européenne, lisez les textes qui concernent ce qu'on appelle "Le processus de Bologne" (qui prévoit officiellement la construction de l'enseignement supérieur européen, et qui réalise effectivement un asservissement de l'université à l'économie de marché), lisez également ce qui concerne "La stratégie de Lisbonne" (la politique générale de l'Union jusqu'à 2010 qui réduit la connaissance à un facteur de croissance, au lieu d'y voir un facteur de l'émancipation humaine), autrement dit : INFORMEZ-VOUS - puis demandez-vous si les étudiants, les universitaires et les personnels administratifs ont tort de lutter contre la mutation de l'université...
Mais j'oubliais, s'informer, c'est un truc de branleurs, n'est-ce pas, vous avez déjà tout compris à ce qui se passe en France sans avoir besoin de lire quoi que ce soit...
Rédigé par : Rémi | 19/03/2009 à 20:14
le classement qu'a pris sarko pour dire que les facs francaises sont nules est le classement de Shangai qui est un outil de politique intérieur chinois! les critères sont: pour 40% le nombre de prix nobel et de medal fields qui ne récompensent que les matières de sciences "dures", pour 30% le nombres de publication dans 2 revues anglo-saxonnes de sciences "dures" et seulement pour 10% de la note le nombres d'élèves qui entrent sur le nombres d'élèves qui réussissent après leurs études. de plus elle met sur le même plan d'égalité des facs publique ouverte a tous comme les notre et les facs payantes d'autres pays comme les USA.
c'est donc n'importe quoi et injuste!
Rédigé par : pierre | 19/03/2009 à 20:34
Cher Monsieur Casimir,
Dire que votre nom évoque tout à la fois le Président du Conseil de la IIIe république et le monstre gentil - genre révolution orange - de mon enfance. Décidément, vous ne m'évoquez ni le brillant politique, ni le monstre gentil. Uniquement un réactionnaire (ça n'a pas d'age un réactionnaire, parce que pas de cerveau). Sachez, monsieur l'adorateur de l'onanisme que le DEUG n'existe plus depuis les accords de Bologne et le passage des Universités au LMD - encore une mutation que nous avons accepté d'appliquer alors qu'elle ébranlait oh combien les science humaines. Mais cela ne doit rien vous dire, béotien que vous êtes, vous qui parlez aussi vulgairement que le petit homme que nous avons élu aux fonctions les plus prestigieuses de notre État. "Sciences sans conscience n'est que ruine de l'Homme" professaient les Anciens. Dans votre cas, Absence de conscience, n'est que l'homme en ruine. Tachez de vous reconstruire un peu, ou bien, disparaissez !
Rédigé par : Chercheur en colère | 19/03/2009 à 20:51
Donc si on récapitule les commentaires ont a:
-L'image de la france entachée. Un mouvement social doit donc essayer de ne pas faire "peur" aux étudiants étrangers et véhiculer une "bonne image". Une publicité en quelque sorte?...si on considère cette manifestation comme pouvant créer une crainte.
-Le "Deug branlette", les études ne servent donc apparament a rien, sont faciles et font plaisir...
-Vous n'avez rien d'autre a faire: en gros un mouvement de contestation et d'expression est inutile.
-Et enfin le grand méchant prof' gauchiste manipulateur, donc ce mouvement aurait été incité par le corps enseignant... quand on connais les penchants politiques de certaines université lyonnaise...
Donc: Les étudiants doivent produire une image positive de leurs universités, qui sont d'ailleurs la risées du monde entier et extrèmement dépréciées (et oui, un garçon allant étudier en France est souvent la risée de ces camarades de classe). Et pour cause, leurs enseignements se raproches d'une "branlette"(attention quand même une maitrise branlette peut prendre plus de temps que prévu). Mais pour celà ils ne doivent pas tenter d'actions socials ou revendicatives car il y a mieux a faire(la "révolution francaise" c'est has-been! place a la non-contestion silencieuse, ca marche du tonnerre) ...
C'est clair notre président a encore de beaux jours devant lui... il faudrait quand même demander de faire taire les professeurs militants, surtout de gauche.
Rédigé par : Pierre | 19/03/2009 à 21:02
Allez vous informer sur les sites SLR, SLU, Sauvons les IUT, OCDE, etc. Puis lire les communiques de la Coordination des Universites, Coordination de la Recherche, Coordination des IUT.
En fin vous aurez une petite idee de ce qui se prepare en coulisses: la fin du financement public de l'Education et de la Recherche. La mise a mort de la Culture et de Savoir.
Faire des etudes ca ne sera accessible qu'a ceux qui ont du fric pour payer les seuls etablissements qui pourront faire encore de l'Enseignement: des etablissements prives!
Et faire de la recherche ca sera un luxe accessible seulement contre des gros financements prives.
Rédigé par : mcf | 19/03/2009 à 21:16
Situation dans les écoles d'art à la suite du rapport d'évaluation AERES : lettre à la ministre de la culture et de la communication
À
Madame Christine Albanel,
Ministre de la Culture
Ministère de la Culture et de la
Communication
3 rue de Valois
75033 Paris cedex 01
Madame la Ministre,
Le rapport de l’Évaluation prescriptive de l’AERES portant sur la possibilité d’attribution du
grade de Master aux titulaires du DNSEP délivré par les écoles d’art suscite de vives
inquiétudes.
Nous tenons à ce stade de notre réflexion à vous faire part de deux points de désaccord
radical:
1- le mémoire de recherche
2- le niveau de qualification des enseignants
-1- L’élaboration du mémoire de DNSEP ne relève en aucun cas d’une pratique d’écriture
normée, normalisée. Les mémoires sont de droit et de fait, dans les écoles d’art, un acte de
création qui poursuit, complète, déploie sur un autre registre et un autre plan les enjeux d’un
projet artistique. L’écriture ne sert ni à «commenter» pour reprendre la critique du rapport ni
ne sert une pure pratique discursive ou cognitive.
Ce que le mémoire déploie et construit, c’est la manière spécifique dont un «artiste» instruit
un rapport avec l’écriture. Cette écriture ne peut être formatée selon les critères universitaires.
L’écriture du mémoire développe la singulière conception, la singulière conceptualisation de
l’acte d’écriture comme acte de création. Il ne peut être ainsi nullement établi de normes
extérieures formelles à la réalisation de ces mémoires.
Chaque étudiant, en tant qu’il déploie un processus de création, établit une procédure
d’écriture qui est une conceptualisation: le projet trouve une formulation par le biais d’une
écriture spécifique. Il cherche à déterminer un positionnement adéquat à l’élaboration, la
construction et à la production d’un projet de création.
De fait, le mémoire ne doit en aucun cas donner lieu à une soutenance spécifique séparée du
processus de production et de création artistique, il en est un élément à part entière.
-2- Si l’écriture du mémoire est un point d’achoppement à l’égard de ces préconisations, c’est
également parce que, par ce biais, le rapport s’attaque à la constitution même des équipes
pédagogiques au sein des écoles d’art. Non content de préconiser un formatage des pratiques
singulières d’écriture, pourtant inhérentes à toute production artistique (de l’art, de la
communication et du design), le rapport préconise une pratique d’enseignement totalement
inadaptée aux enjeux, aux missions d’une école d’art. Le recrutement aussi bien des
professeurs plasticiens que des professeurs d’enseignement «théorique» ne peut se faire
seulement sur titre universitaire, il se construit aussi sur la pertinence des itinéraires de
recherche des professeurs. Le doctorat n’est pas le seul élément pour déterminer la pertinence
d’un enseignement, d’une pratique d’enseignement en marge de l’enseignement universitaire.
Chaque école inaugure une pratique d’enseignement supérieur qui fait sa particularité sa
spécificité et les préconisations ne semblent pas percevoir ce caractère inédit des écoles dans
le paysage de l’enseignement supérieur qui arrive à faire place à des compétences, à des
qualités qui ne sont pas issues des procédures de formations de l’enseignement universitaire.
Les préconisations privilégient un calibrage formel des mémoires et des enseignements en
introduisant des critères inadaptés à la situation des écoles d’art dans l’enseignement
supérieur.
Il nous semble important de vous rappeler certains points:
Depuis quelques années déjà, les écoles d’art ont initié une transformation de leurs pratiques
pédagogiques sous la pression des instances ministérielles mais aussi de leur propre chef en
formulant des projets pédagogiques divers exprimant la multiplicité des enjeux des pratiques
artistiques.
Ces transformations se sont toutes faites pour le moment au nom d’une mise en conformité
législative et juridique des écoles d’art. Ce processus est en cours d’accomplissement, il ne
faut pas qu’il soit pour les écoles d’art l’occasion d’une perte, d’un appauvrissement.
Les écoles d’art sont de fait des enseignements relevant du supérieur, mais les modèles
d’enseignement supérieur ne sont pas à chercher uniquement dans les procédures
universitaires.
Les écoles d’art ont su créer un rapport propre et spécifique à la recherche, il n’est pas encore
totalement «formalisé», pas totalement encore déterminé dans des documents, mais il
existe. Il a pour nom, un terme qui paraîtra incertain à d’aucuns mais qui a le mérite de tenir
compte d’un rapport réel aux pratiques de créations: le projet.
Le rapport soulève une question essentielle en dehors de ces points. Elle touche à la fonction
des écoles d’art dans les dispositifs et distributions des savoirs et des connaissances. Il
semble que l’accent, dans ce rapport, soit mis sur la communication savante des projets et
des travaux des étudiants à la fois comme critère d’évaluation (d’où la volonté de transformer
illégitimement la pédagogie en instruisant une modélisation universitaire) mais également
comme mode de diffusion des travaux, productions et créations des étudiants. Le mémoire, la
thèse s’ils sont à l’université les modes de «communication» des résultats de la recherche
sous la forme d’un produit tentant, avec ses normes spécifiques, de se rapprocher du produit
livre, ne peuvent absolument pas servir de modèles à la diffusion et à la communication de la
recherche comprise comme projet.
Le rapport pour tenir vraiment compte de la spécificité des écoles d’art dans le supérieur
pourrait véritablement questionner les modalités spécifiques de diffusion-communication des
projets des étudiants. Ce n’est pas le volume-objet livre où l’écrit institutionnalisé qui prime
mais des modalités particulières qui se manifestent au cours du cursus des étudiants et au
moment des DNAP et DNSEP: l’exposition, la monstration, l’édition…
Ce sont donc ces modalités qui semblent devoir être interrogées comme pratique d’écriture
plutôt que le mémoire conçu de manière totalement extérieure au projet.
Il nous apparaît donc important que les conclusions de ce rapport ne servent pas, en l’état, de
feuille de route dans le passage des écoles d’art au système LMD.
Il nous apparaît beaucoup plus important que les modalités précises des écoles d’art arrivent
à manifester naturellement leurs particularités et spécificités dans le paysage de
l’enseignement supérieur.
Les enseignants, les personnels techniques et les étudiants de l’ESAD de Saint-Étienne
ont adopté ce texte en assemblée générale le 17 mars 2009.
Copies à:
Monsieur Olivier Kaeppelin Délégué aux arts plastiques
Monsieur Maurice Vincent Maire de la ville de Saint-Étienne, Président de Saint-Étienne
Métropole
Madame Françoise Gourbeyre Adjointe à la culture de la ville de Saint-Étienne
ANDEA
CNEEA
Rédigé par : kader | 20/03/2009 à 11:17
Ca fait peur de voir comme les gens ne savent pas de quoi ils parlent... Et c'est énervant de voir son entourage nous dire "Encore en grève? Mais ils foutent rien vos profs, avec les heures de cours qu'ils donnent, il sont pas à plaindre!!" Je trouve ca inquiétant que les "grandes personnes" ne se soucient pas plus que ça de l'avenir de leurs enfants...
Restons mobilisés !
Rédigé par : Cyrielle | 21/03/2009 à 10:37
A Casimir,
Le DEUG n'existe plus! Alors quand on ne sait pas on se tait. IL me semble que cela est le B A BA de l'honnêteté.
A tous ceux qui dénoncent les enseignants-chercheurs comme des fonctionnaires planqués, payés à ne rien faire: Venez dans les Universités (pendant qu'elles sont encore PUBLIQUES), venez voir comment nous travaillons... A tous ceux qui nous critiquent: VOUS IGNOREZ QUEL EST NOTRE TRAVAIL.
Rédigé par : Docto3000Euroslan | 21/03/2009 à 15:14
Pour tous ceux qui insinuent que la jeunesse ne travaille pas.
Messieurs, je suis actuellement en première année à l'IEP - Sciences Po - de Lyon. Je fais parti du comité de mobilisation et ne m'estime en aucun cas manipulé par des professeurs gauchistes. Au contraire, je suis moi même affilié aux jeunes populaires (qui ont reconnu que ces décrets étaient mal foutus). Alors oui je bloque de 8h à 19h mon établissement. Pendant ce temps, j'enchaîne les réunions, les ateliers, les débats, les contacts. Puis de 19h30 à 22h, je bosse pour payer mes études et mon loyer - et j'ai la chance d'être dans une école publique donc abordable. Cela suffit à peine pour que je joigne les deux bouts. Et de 22h à minuit, j'étudie. Pour me lever à 6h30 le matin.
Branleur, vous avez dit branleur?
Rédigé par : A. | 22/03/2009 à 11:03