En 1983, un mouvement né d’une énième bavure
MARCHE - La Marche pour l’égalité de 1983 était née d’une bavure policière. Une de plus à cette époque-là. Toumi Djaïdja, président de SOS Avenir Minguettes, jeune association du quartier, avait pris gratuitement une balle dans le ventre. Il en avait réchappé et une marche avait été décidée sur son lit d’hôpital. S’appuyant sur les réseaux militants de banlieue, politisés et plus structurés à l’époque, la marche était partie de Marseille avec une trentaine de marcheurs, le 15 octobre 1983...
Un départ dans l’anonymat ou presque, alors que l’Elysée a déjà un oeil sur l’histoire. François Mitterrand était venu en août à Vénissieux rencontrer SOS Avenir Minguettes, et Georgina Dufoix, secrétaire d’Etat à l’Immigration, avait proposé d’être à Marseille pour le lancement de la marche. Celle-ci avait décliné, puis fait des dizaines d’étapes en France, dans la vallée du Rhône, la Bourgogne, l’Est puis le Nord de la France. En route, le nombre de marcheurs n’avait cessé de grossir. Et lorsque la marche était arrivée à Paris, le 3 décembre 1983, plus de 100 000 personnes étaient là pour l’accueillir. François Mitterrand avait reçu une délégation, annoncé la création de la carte de résident de dix ans, qui ne faisait pas partie des revendications de ces jeunes Français. Ils étaient ensuite retournés dans leurs cités, pendant que la France découvrait les «années beurs».
Ol.B.




1983, le 15 octobre, pas 2003 ;)
Intéressant retour sur cette marche (enfin, surtout dans l'autre article en fait, vu que celui-ci est essentiellement un résumé des faits de 1983).
Rédigé par : Tataria | 30/06/2009 à 13:02
..." le 15 octobre 2003..." ???!!! relisez vous par pitié...le sujet est important ;)
Rédigé par : madamelo | 30/06/2009 à 15:05
Document sonore à Ecouter
de Olivier Minot sur Audio Blog en page 2
25 ans de marche et toujours pas d'égalité
Rédigé par : Soue | 30/06/2009 à 23:16