Gérard Collomb, esprit critique de plus en plus critiqué
POLITIQUE - La scène se déroule quelques jours avant les élections européennes. Gérard Collomb, sénateur-maire socialiste de Lyon, est en visite au Japon, avec une délégation d’élus et de chefs d’entreprise. Un soir, attablé avec quelques journalistes dans un restaurant italien, il se laisse aller après quelques verres de vin. «Le PS, leur dit-il en substance, je vais le dynamiter. Je vais faire comme j’ai fait pour la droite et le Modem à Lyon : je vais le tuer.» Il ajoute qu’il votera PS, mais «avec difficulté». Quelques semaines plus tôt, il avait dézingué le programme socialiste et une partie des candidats. Pourquoi saboter ainsi la campagne de son propre parti ? «Je crie un peu fort pour me faire entendre et pour que le PS ne connaisse pas le sort du PCF», répond-il avant d’ajouter qu’il «commence à avoir de l’écho au PS»...
Lorsqu’il s’est engagé dans les débats internes de son parti, au lendemain de municipales qui avaient tourné au plébiscite, Gérard Collomb se posait en pacificateur, en pompier. Il prétendait créer un point de fixation pour réunir «Bertrand, Martine et Ségolène», les réformistes. Pour lui, le clivage doit passer entre eux «et le bloc anticapitaliste». Il a cru commencer ce rassemblement avec Martine Aubry, puis, celle-ci ayant préféré Laurent Fabius, a rejoint Ségolène Royal. Après le congrès de Reims, comme il restait dans le jeu, ses interventions se faisaient feutrées, prudentes. Il a refusé discrètement un poste que lui proposait Martine Aubry, par solidarité de courant.
Pyromane. Mais quelques mois plus tard, le maire de Lyon a découvert que ses petits copains de courant imposaient Vincent Peillon chez lui, parce qu’il pesait moins lourd, qu’il ferait moins de bruit. Il n’a pas digéré cette humiliation qui le renvoyait à son statut minoritaire et anonyme au PS. Le pompier s’est alors fait pyromane. Il a promis la défaite, et au lendemain de celle-ci, a appelé à «purifier» le parti, à «nettoyer les écuries d’Augias». Se sent-il lui-même une vocation d’Héraclès ? Peut-être, si l’on se souvient qu’après avoir récuré les écuries, Héraclès a tué Augias, qui l’avait mal payé…
Gérard Collomb est-il suivi dans sa ville ? Ceux qui ont fait la campagne des élections européennes sont écoeurés de ses attaques. Il reste en revanche très soutenu par ses soldats, qui le suivraient dans n’importe quelle impasse. Mais l’impatience monte dans la majorité, même si personne n’ose encore la porter. A Lyon, Gérard Collomb fait peur. Il tient tout, menace vite, pique des colères terribles. Personne n’ose s’avancer à découvert. Sous le sceau de la confidentialité cependant, les exemples se multiplient pour dénoncer son autocratie, et un système qui s’apparente à ce que Gérard Collomb reproche à son parti.
«Chrysanthèmes». Le manque de démocratie? A Lyon comme au PS, les listes électorales se font en petit comité, dans un bureau. Son chef de cabinet s’en charge, il gère aussi les relations avec le siège national de la rue de Solferino. Dans le Rhône, la fédération est sous contrôle. L’épouse de Gérard Collomb a souvent plus d’influence que le premier fédéral. La gestion de la municipalité n’est pas plus collective. Services municipaux et cabinet, pléthorique, passent au-dessus des adjoints, qui ne gèrent que les affaires mineures.
Après sa réélection, Gérard Collomb avait promis de faire des efforts, de jouer plus collectif. Il avait même constitué une «task force» avec ses principaux élus. Elle ne s’est réunie que deux fois. «Il avait l’impression de perdre son temps», soupire un adjoint. Qui ajoute : «Le ras-le-bol monte. On est loyaux parce qu’il a été loyal avec nous au moment des élections. Mais on a envie de commencer à exister politiquement. Marre d’inaugurer les chrysanthèmes. On n’a pas le sentiment de participer à l’action.»
La plupart des élus lyonnais se montrent assez peu courageux. Même lorsqu’ils sont en total désaccord avec Gérard Collomb, que ce dernier fonce dans l’impasse, ils se taisent, baissent la tête. Contredit, le maire peut se mettre en rage, hurler, se mordre le poing, cogner la table. Alors ils laissent faire. Avec ses collaborateurs, c’est pire. Il les traite en public comme des serpillières. Ses fidèles se désespèrent. Ils pensaient que la large victoire de 2008 apaiserait le maire. Elle l’a rendu aveugle et sourd, enfermé dans sa toute-puissance. «Il y a encore beaucoup d’omerta, explique une adjointe, mais il y a une exaspération qui monte, c’est très clair.»
L’absence de contestation pousse le maire à faire des erreurs. Récemment, son fils a été contraint de démissionner après la révélation de son embauche par le président du Sytral, syndicat de gestion des transports en commun dans lequel le Grand Lyon, que Gérard Collomb préside, apporte 80 % des participations des collectivités locales. Un autre jour, le maire a fait lister les appels de tous les élus de sa majorité, pour montrer que ceux qui critiquent les antennes relais utilisent des portables. «Ce sont des méthodes vichystes», soupirait, effaré, l’un des élus centristes ralliés à Gérard Collomb, en sortant de la réunion.
Droits de l'Hommistes. Troisième exemple : jusqu’au dernier conseil municipal, la ville devait instruire les dossiers des demandeurs de RSA (revenu de solidarité active) à Lyon. Tout le monde était d’accord. Mais le maire a changé d’avis, tout seul, contre l’avis de ses élus et de ses services. Il a refusé que l’on s’occupe pour l’instant des demandeurs de RSA. Les associations siégeant au conseil communal d’action sociale (CCAS) multiplient depuis les courriers. Et l’opposition s’engouffre dans la brèche. Laminée l’an dernier, la droite retrouve du coup de l’air. Ses attaques se font plus fréquentes, plus précises. «Et comme le système est autocentré, Gérard Collomb n’a plus personne pour le protéger, il prend tous les coups en direct», observe un adjoint.
Les relations avec les milieux sociaux et les
associations, se dégradent également. Pendant les européennes, des
responsables associatifs ont profité d’une visite de Vincent Peillon
pour lister leurs griefs vis-à-vis de Gérard Collomb. Gêné, Vincent
Peillon a éludé. Le maire de Lyon, qui dénonce régulièrement la place
que le Parti socialiste accorde aux «droits de l’hommiste», écarte la
contestation d’un revers de main. «C’est microscopique, dit-il. Sinon,
je n’aurais pas été aussi bien réélu.»
Olivier BERTRAND




Il faudrait parler du Grand Lyon également ! Et de la politique sportive d'agglomération… Du grand art dans la manière de faire tout seul… Il y avait eu le Grand stade. Il y a maintenant le souhait, pour Collomb, de transférer l'Asvel de Villeurbanne à Vénissieux. Un joli coup dans le dos de Bret, son premier vice-président au Grand Lyon. L'esprit de camaraderie n'est pas toujours de mise!
Bien sûr, Collomb fait comme si ce n'était pas lui… Il ne s'exprime pas. Mais il laisse agir son dévoué vizir, comprendre Bernard Rivalta, l'Iznogoud du Sytral, également administrateur de l'Asvel. Et comme Collomb sait récompenser ses amis, il ne dit rien non plus sur les 160 000 euros que Rivalta a pris au Sytral et doit impérativement rembourser. C'est cela le système Collomb : de l'égocentrisme, de l'opacité et des cadeaux aux amis, … et un peu de népotisme, car le coup de l'embauche du fils au Sytral est encore un joli mensonge : quels sont les benêts qui peuvent croire que le père n'était pas au courant ?
Il faudrait aussi parler des réformes indispensables au PS comme le non cumul de mandat ! Mais Collomb est un cumulard de première : la manière dont il s'est imposé aux dernières sénatoriales faisant fi de tout en dit long sur sa volonté de réformer… Ses discours sur la rénovation du PS et de la gauche sont de la poudre aux yeux, un propos de façade pour faire oublier des pratiques de grand conservateur. A-t-il le temps d'aller au Sénat ?
Alors Collomb peut faire la morale, sortir son baratin sur la rénovation du PS… Il n'a pas l'âme d'un réformateur. Il s'appliquerait les changements à lui-même… Il ne se prendrait pas seulement pour l'homme providentiel s'il avait envie de changer et faire changer. Quant à son vocabulaire de la rénovation, il est terrifiant : tuer, nettoyer… De toute évidence, quelque chose ne va pas !
Rédigé par : Anna Cebissa | 22/06/2009 à 11:09
Pour répondre à Anna Cebissa, non Collomb n'a guère le temps de venir au Sénat, 2 ou 3 fois par an au maximum et seulement sur des sujets qui l'intéressent au premier chef.
Certains cumulards trouvent le temps de s'occuper de leurs deux mandats, mais ce n'est certainement pas le cas de Collomb.
Rédigé par : Au Sénat | 22/06/2009 à 11:43
""Contredit, le maire peut se mettre en rage, hurler, se mordre le poing, cogner la table.""
Qui aurait-pu penser que Collomb était de la graine de despote ?
J'en suis stupéfaite !
Rédigé par : Marie France | 22/06/2009 à 11:47
le ptit prof a pris la grosse tete!!!!si y avait que ça..
Rédigé par : bebert | 22/06/2009 à 11:50
Là, enfin, on a l'impression de lire un article qui justifie l'existence d'une édition locale. On est d'accord ou pas, mais c'est précis, modéré et courageux. Merci.
Rédigé par : AigleNoir | 22/06/2009 à 11:53
@ Aiglenoir : Accessoirement, cela prend du temps à préparer, ce qui explique qu'il faut parfois lever le pied sur LibéLyon pour proposer des reportages et des enquêtes plus longs. Bonne journée. OlB.
Rédigé par : LibéLyon | 22/06/2009 à 11:58
L’article parle de Lyon, du PS, on oublie le Grand Lyon. Et quand on entend Gérard Collomb défendre l’idée de métropole, il y a de quoi trembler. Qu’elle est sa vision de la métropole ? Un Lyon tout puissant régnant sur des faubourgs étendus jusqu’à Saint-Exupéry ? Où il pourrait définir à sa guise de nouvelles « agrafes urbaines », nouveau terme techno qui fait froid dans le dos tant on imagine une agglo version Frankeinstein. Le Puisoz est une de ces « agrafes urbaines ». Donc le Puisoz bientôt agrafé à Lyon avec peut-être, en prime, l’Asvel. Agrafe ou cadeau ? Et l’OL, posé à Décines ? Agrafe ou cadeau? Penser l’agglo avec une agrafeuse en main, au coin d’une table et en toute amitié, ce n’est pas vraiment ce qu’on attend. La métropole, pourquoi pas mais pas avec un Lyon colonisateur et armé (même d’une agrafeuse) d’un sentiment de toute puissance. Non merci.
Rédigé par : Gaby | 22/06/2009 à 12:00
Ca ressemble terriblement à Bertrand Delanoë cette description. Le mal de maire certainement...
Rédigé par : Julo | 22/06/2009 à 12:18
C'est un mégalo.
Je l'ai entendu samedi dans une émission politique sur france culture. C'était effarant de suffisance et de narcissisme. Moi je, moi je, moi je.
Il est temps qu'il atterrisse car à ce rythme Collomb pourrait détrôner Guignol et ses colères légendaires.
Rédigé par : gile | 22/06/2009 à 13:06
si on appliquait en France la politique de collomb à Lyon,le ps perdrait moins souvent les élections nationales
Rédigé par : keyboard | 22/06/2009 à 13:09
@ Julo : Le mâle de Maire ;-D
Rédigé par : psinside | 22/06/2009 à 13:40
Merci Monsieur pour cet article complet et probablement courageux...
Vous indiquez dans votre article que la droite a un nouvel espace : mais occupé par qui?
M. Perben est plus souvent en Saône et Loire que dans le 6ème.
M. Broliquier refuse d'adhérer à l'UMP alors même que cela lui sera indispensable s'il veut prétendre à une place de leader.
M. Havard est transparent et sans épaisseur.
Au delà de ces 3 hommes et sauf ommision de ma part, il n'y a pas grand monde pour renverser Collomb. Autant dire qu'il peut se comporter tranquillement en petit tyran!
Rédigé par : FRED | 22/06/2009 à 13:46
libe lyon a toujours deteste collomb moi qui le connait arretez la caricature il est vrai que certaines choses ne sont pas bonnes a dire en verite collomb dit tout haut ce que beaucoup pense tout bas allez faire un tour a levallois la la dynastie balkany regne sans partage lui corrompu est toujours depute maire sa femme isabelle 1ere adjointe vice presidente du conseil general des hauts de seine la libe a de quoi s'occuper
Rédigé par : michalak | 22/06/2009 à 14:21
Pour que Libération Lyon se permette d'écrire un tel article, c'est qu'effectivement Collomb est en très mauvaise posture, et a perdu beaucoup de son influence.
Ce que je dénonçais depuis un moment dans mes articles se voit relayé par Libération qui ouvre les yeux (et craint moins les retours de baton ?).
Pour aller encore plus loin, peut-être serait-il bon que les journalistes de Libé aillent d'avantage à l'écoute des militants du PS (où je prend mes infos), et moins prendre leurs infos auprès des collaborateurs d'élus... C'est un peu plus dûr, mais beaucoup plus instructif !
Rédigé par : Le Canut | 22/06/2009 à 14:34
Une fois de plus...
Elu, certes...
1er Magistrat de la Ville... soit.
Minable quand même...
Dans la manière de se comporter, de diriger, de naviguer à vue sans originalité...
Sans oublier une prise de parole laborieuse... 3 mots et tout le monde dort.
Une image de plus d'une certaine gauche nourrie au caviar qui sent de plus en plus la tombe.
Allez, trois pelletées de terre, et on n'en parle plus.
Comme " on tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir ",- proverbe africain - celui-ci passera en même temps que son parti qu'il contribue à détruire à chaque instant...
Personne ne pleurera.
Rédigé par : KAHN | 22/06/2009 à 14:42
Quand même, dire que la contestation est silencieuse... la maire du 1er est en conflit ouvert avec Gérard, il me semble avoir lu qu'elle avait tenu des propos assez durs à son égard dans un journal ; et que ca ne lui avait pas du tout plu d'ailleurs.
L'article apporte un bel éclairage sur le maire de Lyon. Un éclairage différent, comme lorsque les lumières de la piste de danse se rallument, et qu'on voit que la personne qui menait la danse n'est pas si belle que ça...
Rédigé par : Tonino | 22/06/2009 à 14:43
quel gachi... le pire ce sont ses elans chevenementistes sur les "droits de l'hommistes"... Encore un effort Colomb et tu vireras Sarkoziste.
Sans parler de sa femme, premiere des opportunistes de province qui joue apparemment toujours les pompadours quand elle ne gifle pas un journaliste.
Comme dirait colluche : "j'me marre"
Ou plutot comme disait l'autre "il y a quelque chose de pourri" a la maire de Lyon.
Ah il ont du etre content les deux a faire des salamaleques avec l'empereur du Japon !
Colomb porte en lui seul tout le discredit qu'on peut accorder au parti socialiste, pas besoin de vouloir le dynamiter.
Rédigé par : remi | 22/06/2009 à 15:35
"tient tout, menace vite, pique des colères terribles", "système autocentré", "Services municipaux et cabinet pléthoriques"...
Il manque "mégalo" et "clientéliste" pour que l'article soit une parfaite description du maire de Paris.
Rédigé par : TiTi75 | 22/06/2009 à 15:50
@ Canut : apprenez à lire : ce ne sont pas des collaborateurs qui sont cités dans l'article de Libélyon mais des élus et des adjoints. Et comparez pas svp un travail journalistique qui prend le temps de recouper les informations avec des diatribes partisanes et approximatives...
CQFD.
Rédigé par : CQFD | 22/06/2009 à 16:43
@le cantu:vos infos sont truffées d'erreurs et votre haine de Collomb vous aveugle...devriez pas donner de leçons à Libé
Pour le reste, Collobm est le maire qui aura su faire gagner la gauche et reveiller notre ville.
Rédigé par : keynote | 22/06/2009 à 16:43
Article étonnant. A croire qu'au PS tout va bien. Que tout "roule" au point qu'il faudrait se ranger derrière la direction nationale et ne rien bousculer! Décidément, Libé est un peu à l'image de ce PS moribond. "Un seul président PS sous la 5e république contre 5 pour les conservateurs, 24 ans écoulés depuis la dernière victoire présidentielle. Aucune production d'idées nouvelles, un projet dépassé, aucun leadership, des alliances en friche..." Ce n'est pas Collomb qui le dit. C'est... l'intro du rapport officiel du secrétaire du PS à la rénovation! Mais chut ! Silence ! Quant à la gestion de Lyon, c'est sûr, comparée à ce qui se fait au national on a vraiment l'impression que cette ville part à vaut l'eau ! Des chantiers partout, des aménagements plébiscités, des taux de réussite économique bien en dessus de la moyenne... Mais évidemment, un socialiste qui remporte la municipale dès le 1er tour, ça mérite bien un portrait au vitriol dans Libé... Au fond, Libé et le PS, c'est un peu blanc bonnet et bonnet blanc. Pour le meilleur, comme pour le pire !
Rédigé par : vs | 22/06/2009 à 17:04
Merci Libé de démasquer la vraie nature de gérard collomb. un homme terrible dont les coleres monstrueuse ont broyé des vies entières !
Rédigé par : amandine | 22/06/2009 à 17:11
Non vraiment OB a raison, Collomb est ignoble, un vrai Pol Pot des traboules. Peut-être pourriez-vous enrichir cette "courageuse et valeureuse" enquête pour nous raconter pourquoi ces élus, ces collaborateurs restent-ils tous depuis des années dans cette "terrifiante" équipe municipale. N'existe-t-il pas une vie ailleurs? Peut-être pourriez-vous leur délivrer dans un prochain article les moyens de leur émancipation à ces pauvres maltraités? Non vraiment j'aime beaucoup ce travail journalistique d'après une vague idée de sources fond de poubelle et papier gras. Un vrai travail objectif dont on devine en creux les intérêts à servir. Bravo
Rédigé par : VGL | 22/06/2009 à 17:13
Collomb se "frêchise". il gardera le pouvoir, coûte que coûte
Rédigé par : nafnaf | 22/06/2009 à 17:31
article a charge. Mélanger la dimension nationale et les enjeux de la survie du PS avec un dénigrement non argumenté ni démontré de la personne ne grandit pas le signataire de l'article.
Il va sans dire que l'on doit comprendre que rien de bien n'est fait à lyon, que les choix du maire ne sont dictés que par son seul caprice et que les situations et cas particuliers locaux n'ont aucune influence et aucune importance. Autant dire, un article lèche botte en faveur de la majorité actuelle.
Rédigé par : bhou | 22/06/2009 à 17:34
@Tonino : Les maires d'arrondissement sont gentils mais en 2014, ils trouveront tous des qualités à Gégé Collomb pour avoir une place. Surtout ceux et celles qui n'ont pas de métier et dépendent entièrement de la politique...Les vestes vont se retourner...Les anti cumul des mandats et donneurs de leçons seront sur les listes aux régionales mais trouveront toujours une justification, les rebelles rentreront dans le rang...
Rédigé par : betou | 22/06/2009 à 18:24
Ah enfin... je pensais que tous les journalistes à Lyon aspiraient à intégrer le cabinet du maire....
Bravo !
Rédigé par : georges | 22/06/2009 à 18:41
Bien sûr, Brumm, Vesco, Giovacchini (trop tard), Rudigoz, Tête, Condemine and co vont démentir !!! ou démissionner…
Rédigé par : Méfiez vous des contrefaçons! | 22/06/2009 à 22:05
Pour dire les choses franchement, comme bien s’accorde, je ne suis pas mécontent que le gone Bertrand ait repris le métier de marchand de coups de bâtons que Guignol et moi on a abandonné, rapport à l’air du temps que nous paraissait plus propice aux flatteries courtisanes qu’aux vérités que ne sont pas toujours bonnes à entendre, surtout particulièrement par ceusses que font profession de tirer les ficelles…
Ça m’a donc fait bien du contentement de lire les dernières zécritures du gone que s’agit. D’abord paceque c’est vraiment agriable de voir qu’il existe encore au moins un journaliste que puisse revendiquer l’héritage de La Glaneuse et du Précurseur que lisait mon pepa Mourguet, du temps qu’il m’a créé, dans les années 1830, entre les deux insurrections, quand le Louis-Philippe de l’Hôtel de Ville y s’appelait pas Gégé 1er.
Et pis ensuite, à cause que marchand de coups de bâtons, c’est un métier que rapporte plus d’embiernes que de pécuniaux et que, conséquemment, y vaut mieux que ce soye un autre que soi qui l’exerce.
Cher gone Bertrand, Chignol et moi on est bien soulagés de te passer le relais.
Tâche moyen de te bien porter… et de boire frais si faire se peut.
Vive la Sociale et les pots de Côtes !
Salut et Fraternité.
Gnafron.
PS : y a quand même une chose que me chiffonne, c’est que je ne comprends pas parquoi ni le Romain Blachier, ni le Jérôme Manin n’ont trouvé le temps de poser, comme à leur habitude, leurs commentaires sous ton article. Je ne peux pas imaginer que ces deux là, que sont des tarabates parmi les plus fourachaux de la blogosphère yonnaise, aient peur des représailles du Merdelion…
Rédigé par : Gnafron | 22/06/2009 à 22:30
surprenant.faute de proposer quoi que ce soit la droite lyonnaise se défoule dans les commentaires sous différents pseudos comme elle l'a fait pour insulter l'honneur du capitaine Thomas Collomb.
Pour le reste les critiques sont gentils mais nombre d'élus qui critiquent sont élus grâce à Collomb.Ils veulent bien être sur ses listes mais bien peu nombreux sont ceux qui viennent le défendre quand la difficulté est là.
Mais on oublie l'esssentiel:le quotidien des lyonnais.Et là c'est tout de même bien mieux depuis Collomb.N'es-ce pas là l'essentiel plutot que les pleurs de certains notables empoussiérés?
Rédigé par : laurent delsol | 22/06/2009 à 22:52
si le seul problème de Lyon c'est une phrase que Collomb a dit à des journasur son vote aux européennes, ça veut dire que notre ville se porte pas trop mal.
Rédigé par : claudinienne | 22/06/2009 à 23:43
On gagne souvent les élections longtemps avant la date en question. Il en va de même pour les perdre.
Gérard Collomb a pris le parti d'avoir tort sur la forme (par son incapacité à gérer collectivement) et sur le fond (par la masse des dossiers pourris qui vont remonter à la surface).
Les journalistes sont parfaitement au fait de cela, tout comme les notables. Pour la population en revanche cela sera effectivement la douche froide. On pourrait dire la population et les militants, tant les arrangements entre "amis" sont légions dans la discrétion.
Je me plais à citer l'exemple de Michel Noir, qui du statut de bon maire a été expédié à la case corruption. Il en ira de même pour la maison Collomb : Du statut de maire bâtisseur à celui de champion du népotisme en salle. Pas la peine de rigoler ou de trouver l'attaque injuste, cela s'est tout simplement déjà produit.
Rédigé par : Amicale Lyonnaise | 23/06/2009 à 08:17
77% d'abstention à Vaulx aux Européennes.
Démocratie ?
LOL
Rédigé par : uded | 23/06/2009 à 08:50
Lever les équivoques.
Un comentaire signé "KAHN" du 22/06/2009 à 14:42 concernant l'article d'Olivier BERTRAND au sujet de Gérard COLLOMB peut prêter à confusion sur l'auteur.
En aucun cas je ne saurais être l'auteur de ces propos.
Ne serait-il pas judicieux de signer les commentaires de son nom et son prénom ou d'un pseudo pour éviter les confusions ?
Par exemple Monsieur Sarkozy a pris comme Ministre de la Culture Frédéric Mitterand et non pas Mitterand...
Merci d'avance
Patrick KAHN
Porte-Parole de la LICRA Rhône-Alpes
Rédigé par : patrick KAhn | 24/06/2009 à 18:06
C'est avec un plaisir certain que je lis cet article.
Ouf, il était temps, les masques commencent à tomber.
Que les élus socialistes se lèvent afin de redonner de la force aux militants de gauche.
Merci à Olivier Bertrand, c'est très courageux de sa part quand on connait les méthodes de Collomb.
Je commençais sérieusement à désesperer de tout , je reprends du poil de la bête !
Rédigé par : YES WE CAN | 25/06/2009 à 09:02
Question posée par un militant à F Hollande dans le talk du Monde :
et c'est comme ça à Lyon, Lille, ... pratiquement partout!
Cher François, dans ma fédération, plus des trois quarts des membres du bureau fédéral sont des employés soit de la région soit du département. Est-ce normal selon toi ? Comment sommes-nous devenus un parti d'élus sans militants ?
Rédigé par : Biloute | 25/06/2009 à 09:26
je vous propose ce proverbe africain, plein de sagesse: "plus tu montes dans l'arbre, mieux on voit tes fesses".
Du moment qu'un leader politique entend renouveler le PS à partir de ses méthodes, il est normal de s'y intéresser.
Je ne cache pas une certaine gêne à première lecture, mais après tout : ce qu’écrit Olivier Bertrand, tout le monde le sait plus ou moins. Son texte m’aurait paru inacceptable il y a un an, et aujourd’hui je le trouve salutaire.
Il s’est installé le temps de la campagne un malaise considérable. J’en veux beaucoup à Perben d’avoir été un candidat aussi lunaire – admirant Lyon depuis l’avion – car son absence du terrain a permis le développement de cette herbe folle qui s’appelle la proximité. Comme le discours politique est creux, et ça ce n’est une donnée locale, tout l’accent est mis sur la proximité et les réalisations de terrain. Résultat : la substance politique s’évapore, et l’équipe Colomb a fonctionné à fond sur ce thème. Choix estimable, sans doute, avec des apports, oui, et diablement encouragé par l’éloignement du ministre Perben.
De ce point de vue Collomb est logique avec lui-même : je rassemble sur le centre, je pique à droite, et la brave gauche vote. Ce qui compte c’est de faire. Et ça marche.
Résultat : derrière le pion de la proximité, Collomb en avance une autre, à savoir que Lyon n’est pas une ville à gauche. Lyon serait condamné au modérandisme, avec Herriot et Barre comme figures de référence.
Après, ça dérape complètement quand il devient question d’exporter le modèle lyonnais, ou de flinguer la campagne des européennes. Mais c’est un tout.
Ceci dit, je me garde bien de faire un tableau à une seule colonne, car je déplore tous ses grands élus qui sont muets comme des carpes dès qu’il faut parler publiquement des choix et méthodes boss, et le rôle de la franc-maçonnerie surreprésentée dans le haut club des adjoints et vice-présidents, qui finit de bloquer le système.
Rédigé par : gilles devers | 26/06/2009 à 18:35
Observateur depuis de longs mois de la vie lyonnaise, je lis cet article avec un certain mal à l'aise, tant il paraît télécommandé par ses "amis" politiques.
Car enfin que reprochez vous à Gérard Collomb? Son fonctionnement autocratique, son narcissisme, sa peur de "déléguer",
sa confiance accordée au cabinet plus qu'à des politiques? Ce sont les mêmes reproches que l'on entend à tous les niveaux de la vie publique à droite comme à gauche, dans les villes, les régions comme à l'Elysée !
Il n'est pas si difficile à Lyon de rencontrer dans n'importe quel parti, du Modem à l'UMP en passant par les Verts des élus et militants aigris parce qu'ils ne se sentent pas assez pris en compte.
Mais ceux-là mêmes qui parlent de népotisme sont les premiers à utiliser la "couverture" d'associations ou d'agences de com.
pour placer enfants, cousins, femmes et maîtresses (c'est plus facile quand on n'a pas le même nom !).
Le problème sousjacent dans l'article est la professionalisation de militants "de gauche" qui font carrière dans la politique et se sont répartis les postes entre le Grand Lyon, la ville et la région.
Combien de personnes dans les services communication pléthoriques, inutiles et coûteux, sans parler des agences et structures "sous traitantes"?
La perte d'un de ces bastions et c'est tout un fragile équilibre qui s'écroule.
Et ceux qui viennent pleurer auprès des journalistes n'attendent qu'une chose : une paye, de l'argent, du flouz, de l'oseille !
A la hauteur de leurs "compétences" qu'ils jugent sans limites.
Au passage qui a financé les voyages et les notes de "restaurants italiens" pour les journalistes au Japon, en Afrique, à Dubai ou au Québec ?
Gérard Collomb a certainement la tête enflée par son succès au premier tour, il a aussi une personnalité beaucoup plus complexe que celle que vous décrivez.
Rédigé par : ouioui | 17/07/2009 à 00:40
Ne connaissant pas Lyon, j'ai lu cet article pour apprendre un peu sur cette ville où j'envisage de venir m'installer.
C'est vraiment terrible ce que j'apprends là ! Est-ce que le maire dévore aussi les petits enfants lors de ses grandes colères ?
Rédigé par : Jardon | 15/08/2009 à 17:01