Les scènes intimes du Printemps de Pérouges
FESTIVAL - C'est la dernière
mardi. Pour clore un festival qui s'étendait cette année durant
tout le printemps, le Printemps de Pérouges revient prendre possession, mardi, de
l'Amphithéâtre de la Cité internationale, où Al Jarreau avait lancé le
2 avril l'édition 2009 de ce rendez-vous dédié aux voix, et dont la
particularité est d'explorer des lieux, dans la plaine de l'Ain
notamment, des grandes cathédrales sonores aux recoins plus intimes...
Après avoir investi voilà quelques années la centrale nucléaire du Bugey, le festival donnait concert cette année dans la gare TGV de Saint-Exupéry (Craig Adams). Parallèlement, il continue d'explorer des lieux dans lesquels la distance entre l'artiste et le public fond. "J'aime de plus en plus ces moments musicaux à l'état brut, explique Marie Rigaud, fondatrice de l'événement. Je crois définitivement que je préfère cela aux grands shows."
Cette
année, son Printemps a expérimenté les concerts à la ferme, chez un
agriculteur de l'Ain. Le blues canadien de
Marc-André Léger, puis le folk acadien de Vishten le lendemain. A
chaque fois, 400 spectateurs environ, autour de la basse-cour et d'organisatrices habillées en Martine à la ferme. Un autre soir, Daniel
Lavoie jouait du piano et de la voix au milieu des coucous de
l'aéro-club de Pérouges-Meximieux. "Il était réjoui de jouer devant une petite assistance, raconte Marie Rigaud. Dans
ces endroits, ils ne peuvent pas se réfugier derrière le rideau de la
scène. Ils s'affranchissent de leur staff. C'est comme s'ils jouaient
dans votre salon. Ils sont à vous. Ce sont des moments magiques,
définitivement."
Elle a adoré également les chants tibétains dans l'église-forteresse de Pérouges - lieu originel du festival. Et les rendez-vous traditionnels du prieuré de Blyes, écrin où elle a accueilli un jour Claude Nougaro, pour l'un de ses plus beaux rendez-vous de festival. Elle raconte qu'il avait trouvé cela "définitivement génial". Elle réfléchit, puis ajoute : "Quand on a fait un peu le tour, on comprend qu'il est moins extasiant d'écouter des concerts avec beaucoup de technique. Cela constitue un écran entre vous et l'artiste." Son rêve ultime serait à présent de faire venir Jonnhy Hallyday, pour son "grain de voix", tout seul avec sa guitare dans une grange. "Ce serait définitivement génial."
En attendant, retour mardi soir à la grosse artillerie, sur la scène de l'Amphithéâtre et devant les 3.000 fauteuils, pour le Sicilien Roberto Alagna. "Il a un talent insolent, dit Marie Rigaud. Il ne s'économise pas. C'est un artiste très populaire dans le noble sens du terme. Il est très star, mais avec un vrai côté familial, définitivement". L'édition 2009 prendra fin ensuite, le printemps de Pérouges tirera le rideau. Momentanément.
Olivier BERTRAND




Johnny Hallyday ça prend 2 Y.
Rédigé par : amandine | 29/06/2009 à 10:10