20/06/2009

Burqa : «Une manière d’adopter le stigmate par lequel on est discriminé»

RELIGION (mis à jour le 20/06) - Chercheur à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, Mohamed-Cherif Ferjani est professeur de civilisation arabo-musulmane à Lyon-II. Après la demande, par le député maire communiste de Vénissieux, André Gerin, d'une commission d’enquête parlementaire sur le port de la burqa, il est revenu cette semaine pour Libération sur les pratiques vestimentaires revendiquées au nom de l’islam (1).Voici une version complétée, précisée, après les premières réactions et questions de lecteurs de LibéLyon...


Burqa, niqab, khimar, hijab : quelles origines pour ces différents vêtements ?

La burqa est un habit qui couvre la tête et le corps de la femme avec une grille au niveau des yeux permettant de voir sans être vue. La plupart des sociétés musulmanes ignoraient cet habit jusqu’à sa popularisation, via la médiatisation de la situation au Pakistan ou en Afghanistan. Le niqâb est un voile couvrant le visage à l’exclusion des yeux; c’est aussi une façon traditionnelle de s’habiller dans les milieux citadins conservateurs de certains pays, dont l’Algérie. Le khimâr est une voilure que l’on rabat sur l’échancrure des vêtements. Enfin, le hijâb est dans le Coran un rideau : «Vous ne vous adresserez à elles [les épouses du Prophète, ndlr] qu’au travers d’un hijab.» Cela s’est ensuite traduit par l’interdiction pour une femme de se montrer en public, et aujourd’hui par un vêtement qui couvre le corps, les pieds, les mains, mais pas le visage , c’est la différence avec le niqâb ou le burqa.

Ces différents vêtements témoignent-ils des statuts différents pour les femmes ?

Même s'il s'agit dans un cas comme dans les autres de pratiques vestimentaires inséparables du statut de la femme dans les sociétés patriarcales, et, par là, de symboles de l'oppression, de l'exclusion et des discriminations dont elles sont victimes dans ces sociétés, on ne peut pas dire que burqa, niqâb, hijâb, khimâr, (etc.) sont équivalents : Il ya une différence entre avoir un fichu sur la tête et porter un habit qui couvre tout le corps et ne laisse rien voir ou ne laisse voir que les yeux ... Il est également important de rappeler que ces pratiques existaient avant l'islam, le christianisme et le judaïsme qui les ont plus ou moins tolérés, adoptés ou prônés : En effet, dans la Grèce antique, à Rome comme à Carthage et au Moyen Orient et dans tout le pourtour méditerranéen, ces pratiques étaient répandues. Selon certaines sources, les voiles portés par les femmes libres, mais non les esclaves, pour paraître en public auraient été métallique ; mais des spécialistes de l’antiquité grecque contestent cette affirmation.

Quel sens religieux pour ces différents vêtements ?

Il est important de préciser que le Coran ne parle nulle part de niqâb ou de burqu'. Dans ces deux premiers cas, il n'y a pas de signification religieuse. Comme toutes les pratiques vestimentaires dites islamiques, pour les femmes comme pour les hommes, il s’agit d’abord de coutumes, tribales ou citadines, qui n’avaient rien de religieux. En revanche, le khimar est mentionné dans le Coran. Les compagnons de Mahomet se plaignant du fait que leurs femmes étaient confondues avec des prostituées, le Prophète avait suggéré qu’elles «rabattent leurs voilures (jalâbîb)sur les échancrures de leurs habits». Il faut toujours savoir quelle est la part de religion et quelle est la part de coutumes ancestrales des sociétés concernées. Même lorsqu'il y a des prescriptions religieuses à ce sujet, il faut savoir quel est le statut de ces prescriptions : s'agit-il d'obligations intangibles comme le prônent les interprétations intégristes ou rigoristes, ou de recommandations qui ne valent que par rapport aux circonstances dans lesquelles ces prescriptions ont vu le jour comme le revendiquent d'autres lectures ? Concernant les pratiques revendiquées ou prônées au nom de l'islam, la plupart des musulmans et des théologiens sont plutôt favorables à la relativisation des énoncés coraniques aux Khumur (pluriel de Khimâr), aux jalabîb (pluriel de jilbâb) et au hijâb.

Observe-t-on un réel développement du port de la burqa et du niqab en France ?

Il y a sans conteste un développement de ces coutumes. Cela se développe chez des musulmanes qui, par ignorance ou sous l’influence de leur entourage, croient que c’est une obligation religieuse, mais aussi chez des jeunes scolarisées à l’université, et qui revendiquent l’identité musulmane de cette façon. Elles sont dans un contexte où elles ont l’impression, à tort ou à raison, que l’islam est rejeté, diabolisé. C’est une manière d’adopter le stigmate par lequel on est discriminé ; une affirmation identitaire plus qu’une application erronée de la religion. Après la loi sur le voile, on a observé à l’université un développement de ces pratiques l’année suivante. Nous avons, cependant constaté un léger recul cette année.

Des vêtements choisis ou subis ?

Tant que nous n’aurons pas fait d’étude sociologique, c’est très difficile de répondre de façon catégorique à cette question. Il est difficile de faire des généralisations en la matière : même si le port de telle ou telle forme de voile est souvent consécutif à des pressions diverses, on ne peut nier le fait qu'il y a des filles et des femmes qui le revendiquent contre la volonté de leurs proches (conjoint, parents ou amis soucieux de leurs intérêts). Certaines donnent à ces pratiques une signification religieuse, d'autres le font par affirmation identitaire et arborent leur voile comme un drapeau. Quand ce sont des jeunes femmes scolarisées, qui jouent un rôle social, il me semble que le port est revendiqué. Ce n’est pas une imposition, du moins pas directement. Il ne faut pas non plus négliger la part de "ruse" pour acquérir un pouvoir et jouer des rôles que seul le port du voile le leur permet que ce soit au sein de la famille ou dans les associations et les institutions communautaires. Il ne faut donc pas se voiler la face : certaines jeunes filles, notamment celles qui ne sont pas recluses et qui sont engagées dans des mouvements politiques ou culturels, assument ces pratiques comme un symbole de leur engagement dans une société où elles se sentent, à tort ou à raison, stigmatisées et rejetées à cause de ce qu'elles sont ou croient être. Ne pas tenir compte de ces différences, et confondre tout, ne peut que favoriser les crispations, les peurs et les malentendus.

Faut-il légiférer sur cette question ?

Tant que les femmes concernées ne portent pas plainte contre les personnes qui sont à l'origine de la contrainte supposée ou réelle, et tant qu'on n'a pas des preuves attestant ces contraintes, il est difficile, dans un Etat de droit - où toute personne est innocente jusqu'à preuve du contraire -, de donner une réponse tranchée sur ce genre de questions. Ceci étant, il ne faut pas être naïf : même s'il n'y a pas de contrainte directe, on ne peut négliger la part de pressions morales du conjoint, de la famille, du milieu soci-culturel, des associations, des responsables religieux, voire de femmes converties à ces pratiques et qui croient bien faire en insistant auprès de leurs proches pour qu'elles fassent comme elles. Le problème, pour une société démocratique est que, même lorsqu'il y a certitude quant à ces pressions, il est difficile de légiférer sur ce type de pratique : Il n'y a que dans les régimes totalitaires qu'on a vu légiférer sur les violences symboliques dont relève ce type de pressions. On peut déplorer que les femmes se laissent manipuler et se faire imposer les symboles de leur oppression, mais on ne peut pas les exclure, leur interdire ou leur imposer une quelconque ligne de conduite en la matière ; si on le fait, comment peut on dénoncer ceux qui imposent ces symboles aux femmes en Afghanistan, en Arabie ou ailleurs ?

Recueilli par Olivier BERTRAND

(1) Voir sa contribution à ce sujet dans "Les voiles dévoilés, pudeur, foi, élégance ...", Editions lyonnaises d'art et d'histoire (2009) et ses autres écrits dont Le politique et le religieux dans le champ islamique (Fayard, 2005) dont la traduction en arabe vient de remporter (le 16 juin 2009) le Prix du Grand Atlas au Maroc.

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Voici les sites qui parlent de Burqa : «Une manière d’adopter le stigmate par lequel on est discriminé» :

Commentaires

Pour résumer la position de Monsieur Mohamed-Cherif Ferjani :

- la Burka et ses dérivés non aucun fondement religieux;
- elle est plus fréquemment une "affirmation identitaire";
- quant à savoir si cette une pratique volontaire ou imposée, la question requiert une étude sociologique.

Bien, prenons maintenant 2 cm de recul : si l'une de vos mères, de vos soeurs, de vos filles se voyait ainsi imposer une prison ambulante sur le corps, considériez-vous qu'il nous faut attendre et réfléchir avant de savoir s'il faut l'interdire.

Par application du principe de précaution, ignorant si cette pratique est volontaire ou imposée, il faut un moratoire sur le port de la burka et de ses dérivés en France.

comment la france et les francais peuvent integrer ces gens qui se desintegrent eux meme

c marrant de voire aujourd' hui des gens qui sentent ce besoin de mettre la Burqa en France. Je suis musulmane et je trouve cela REVOLTANT parce qu' a Kaboul les femmes sont forcees a le mettre.

Et en France quelle image donne t on de la femme musulmane????est ce que les femmes du prophete PBUH portaient la Burqa???J en sais rien mais je pense que l' Islam est une belle religion pleine de simplicite et le port de la Burqa n' est pas du tout simple....kel genre de place laisse t on aux femmes musulmanes dans nos societes ???Je suis contre le port de la burqz et du Niqab ce sont des pratiques extremes qui n' ont rien a voire avec l' Islam. En ce qui concerne les musulmans sunnis originaire d' Afrique du Nord, je trouve cela triste de voire des femmes a l'universite portait ce FARDEAU...le hijab est beau mais la burqa et le niqab montrent que vous etes fermees alors pourquoi aller a l' universite???restees chez vous ne sortainent pas...voila ca sera plus simple...salam

@Fred

ça parait si simple... Mais y a-t-il eu un moratoire sur les mini jupes avant qu'elles soient acceptées? Et sur les pantalons pour femmes? et sur les strings ou autre taille basse et talons hauts?!

Il y a beaucoup d'exemple de souffrance vestimentaire que les femmes s'imposent pour diverses raisons (les hommes aussi d'ailleurs, que dire des piercing et autres tatouages?!), mais là aucune levée de bouclier.

Les musulmans ont encore une fois bon dos (tiens?! c'est surprenant de voir que, comme par hasard, cet élu communiste y pense juste maintenant à son voile...) ce qui permet de les stigmatiser encore un peu plus et ainsi d'élever un peu plus la France et l'occident en "grand détendeur de la pensée vraie et juste"...

Voilà de quoi affuter vos arguments :

http://video.google.com/videoplay?docid=-3068547532202350456

Bonjour,
L'article du professeur Ferjani résume trés bien les dérives concernant la pratique du djilbab et du niqab.Ces accoutrements n'ont aucun lien avec l'Islam . Les personnes qui les portent font partie d'une secte marginale qu'on appelle salafia et dont les hommes aussi doivent s'habiller d'un qamis et une sandale et porter une barbe non taillée.

Je trouve que l'exposé de Mohamed-Cherif Ferjani est un peu léger pour un spécialiste. Il oublie de préciser que de nombreux théologiens dans le monde musulman prennent à leur compte l'avis de théologiens plus anciens de l'époque de l'Imam Malik, notamment Ahmed Ibn Hambel élève de A Shafii qui fut lui-même élève de Malik sur l'obligation faite aux musulmanes de couvrir leur visage devant des étrangers.
Obligation ou pas, il revient à chaque musulmane et à elle seule de se positionner.
Permettez-moi de rappeler aux musulmans qui voudrait faire interdir ce vêtement un point de dogme important en Islam qu'interdir ce que Dieu n'a pas interdit revient à autoriser ce que Dieu a interdit.
Cela étant, j'espère que l'on respectera la liberté de conscience de chacun, la volonté de chaque musulmane de choisir son vêtement en toute liberté.
Qui aimerait ici qu'on lui dicte sa façon de s'habiller ?
Personne je crois alors n'imposez rien à ces femmes !
Codialement.

Au moins dans tous les cas où les femmes sont contraintes à se voiler, il ne paraît pas raisonnable de les sanctionner elles, il faudrait les considérer d'abord comme des victimes et sanctionner ceux qui les contraignent.

Par ailleurs, il faut s'inquiéter des enfants des femmes voilées. Ils risquent fort d'être traumatisés par la place faite à leur mère, et/ou de ne pas pouvoir devenir des citoyen(ne)s conscient(e)s de leurs droits et des droits de leurs soeurs, mères, épouses et filles. L'école n'arrive pas bien à combattre le sexisme et le machisme : il est donc important de ne pas laisser grandir des enfants uniquement dans des familles où le sexisme et machisme sont pratiqués tous les jours.

Une possibilité serait de voter une loi qui oblige les femmes voilées à mettre leurs enfants en pension pendant la semaine ou une partie de l'année scolaire. Il ne s'agit pas du tout de les leur retirer complètement, mais de faire en sorte que les enfants passent plus de temps hors de leur famille, pour qu'ils aient une chance de pouvoir en sortir une fois devenus grands.
Et puis ce serait une manière d'inciter ces familles à donner leur liberté aux femmes : dans les milieux où on porte le voile, la femme est souvent vue comme une "poule pondeuse" dont le rôle est réduit à faire et à élever des enfants ; en éloignant les enfants une partie du temps, on libérerait ces femmes de leur esclavage quotidien, ce qui leur permettrait d'avoir d'autres activités, et on signalerait clairement aux machos qu'il n'est pas acceptable de confiner les femmes dans leur rôle de mères.

Moi je me pose une question: quand elles portent la burqa, comment se reconnaissent-elles entre elles :amies/mère/soeurs quand elles ont rendez-vous quelque part? A leur sac à main???
En même temps, en burqa,je peux sortir avec mon amant, si je change de sac à main, personne ne saura que c'est moi!! Trop cool la burqa!!

Article très intéressant, très clair. J'y ai appris beaucoup de choses.

Je venais de lrie votre article dans l'édition papier, je suis allé voir si vous l'aviez également bloguée.Bingo (failli écrire Bongo c'est de saison).Je me suis fendu d'un billet sur le même sujet http://www.minurl.fr/mhu

A mon sens Loin d'être un simple signe religieux comme le peut être une main de Fatma,une étoile de David ou une croix huguenote, le voile intégral, comme le rappellent de nombreux théologiens musulmans n'a rien à voir avec la foi. Il a par contre une vraie relation avec une glaçante oppression d'une moitié de l'humanité, voire même de son ensemble. En enfermant ainsi les femmes, les hommes ne font en aucun cas progresser leur bonheur.Comme le dit fort bien Jérôme Leroy dans Causeur, la libération de tous passera par la liberté de vie de chacun et d'abord de chacune.

@ romain blachier : c'est bien, il FAUT lire le journal papier. D'ailleurs, tous les papiers que nous y publions ne se retrouvent pas sur le net. Par exemple ce matin une visite des caves alibabesques de Bahadourian. Je ne le mettrai en ligne que demain matin. Bonne journée. Olivier.

@NICO

Votre mauvaise foi est sans limite!

Comparer la mini-jupe, le pantalon ou un piercing à la burka, quelle blague!

On peut faire un peu de fiction : une nouvelle mode va être en cours chez les chrétiennes...encouragées par des prêtres rigoristes, de plus en plus de mamans chrétiennes viennent attendre leurs enfants à la sortie des écoles une cagoule sur la tête pour masquer leur visage! So chic, so tendance les chrétiennes!

Je condamnerais cette pratique chrétienne de la même manière, car il est totalement rétrograde de cacher le visage des femmes, première source de contact avec le monde.

C'est insupportable ce libéralisme à la sauce américaine... Obama aurait mieux fait de ce taire sur cette question.

La main de Fatma n'est pas un signe religieux et il n'est écrit nulle part que la femme devait cacher son visage. L'Islam fait peur aux ignorants.

qui aimerait qu'on lui dicte sa façon de se vetir ?
evidente la réponse non

et puis soudain , on nous sort ce problème de Burqa ?

défendre la laicité en france ok , personne ne dit le contraire , vous ne trouvez pas que- faire surgir en surface ces pratqiues tribales- c'est un peu l'arbre qui cacherait la forret ?

autrement dit , comme les politiciens et médias -lassés de la crise économique la crise sanitaire et toute la sinistrose qui en découlent- n'ont rien d'autres proposer pour motiver les citoyens- font sortir un tel sujet serait une sorte d'aubaine pour occupper l'opinin publique et tenter de détourner l'attention sur les vrais problèmes du moment ?

nous savons très bien que depuis l'an 2001 tout ce qui est en relation avec le stigmate de l'islam fait de l'audience !!!

alors mléfiez-vous des pseudos-débats ou plutot des arbres qui cachent la forret ?

bon vent

"Il oublie de préciser que de nombreux théologiens dans le monde musulman prennent à leur compte l'avis de théologiens plus anciens de l'époque de l'Imam Malik, notamment Ahmed Ibn Hambel élève de A Shafii qui fut lui-même élève de Malik sur l'obligation faite aux musulmanes de couvrir leur visage devant des étrangers."

Où comment, grâce à cet exemple de passe-passe, on arrive à faire dire tout et son contraire à un texte, qu'il soit religieux ou pas :)


Pour m'être penché, succinctement, sur ce sujet des textes religieux et de leurs interprétations, il s'agit d'un immense chaudron en perpétuel bouillonnement et auquel les bons manipulateurs peuvent faire dire ce qui arrange leurs intérêts.
Par exemple, il ne faut pas tuer, il faut se montrer clément et magnanime (incorporer telle sourate avec telle interprétation).
Sauf dans ces cas précis où là, au contraire, tu seras sans pitié et récompensé (incorporer telle sourate avec telle interprétation).
Évidemment, cela marche parfaitement aussi avec le christianisme (cf l'histoire).


L'enjeu est social avant d'être religieux, même si les deux éléments y sont liés de fait.

"- quant à savoir si cette une pratique volontaire ou imposée, la question requiert une étude sociologique.

Bien, prenons maintenant 2 cm de recul : si l'une de vos mères, de vos soeurs, de vos filles se voyait ainsi imposer une prison ambulante sur le corps, considériez-vous qu'il nous faut attendre et réfléchir avant de savoir s'il faut l'interdire."

on va relire plus lentement:

"quant à savoir si cette une pratique volontaire ou imposée, la question requiert une étude "

et maintenant:

"si l'une de vos mères, de vos soeurs, de vos filles se voyait ainsi imposer une prison ambulante sur le corps"

heureusement que vous êtes là pour nous apporter du recul, on a faillit faire une étude sur la question...

de toute façon, comme disait ma grand-mère "pour ce que ça sert, les études..."

ces femmes qui désirent tant se cacher il serait plus simple qu'elles restent chez elles . pour prendre l'air enfilent leur morceau de tissus se mettent devant leur fenètre quand au mari , devra faires les courses aller chercher les enfants à l'école ,présente de jour comme de nuit il peut à loisir l'engrosser tous les neuf mois , endosser les allocations familiales c'est la france qui paye ! un gros avantage pas de jupes ,robes , pantalons ,et strings à acheter pour sa femme , les talibans pour changer d'épouses les abattent dans les stades , merveilleux l'islam , vive la burqua ....

Qu'elle élégance, bravo pour ces paroles si délicates et quel discernement c'est fantastique. Tu dois l'aimer la France, c'est certain mais elle en revanche rien n'est moins sur…

premier post sur le net concernant ce sujet.

Je suis ravi vous ne savez à quel point de lire tous les avis ici present, pas pr la position, mais juste pour la sagesse et la reflexion qui pointe derriere, apres avoir parcouru ceux du Figaro et autre, j'etais juste choqué par le niveau de reflexion, de recul, et d'ouverture...
Pour en venir au sujet, je suis contre le port de la Burqa, car il s'agit effectivement pour moi d'un mur extremement restreignant de la vie sociale (pas anhihilant non plus car ces gens se frequentent entre eux)
J'ajoute qu'effectivement l'Islam n'inclut pas cette pratique de "voile integral" mais bien celle du hijab qui laisse le visage decouvert. pratique qui ne me gene nullement au demeurant, au contraire, je suis musulman, laique, et j'apprecie de voir la diversité sous toutes ses formes.
Je conclus mon (long) post par ce qui pour moi est le plus important ici: cette polemique qui nait ne porte nullement sur la burqa qui au final ne concerne qu'une poignée de personne, mais bien sur l'Islam, s'exposant ici sous une forme percue comme agressive, dans un contexte deja tres tendu nos concitoyens se hatent de porter un jugement, de pointer "l'autre" dont la visibilité au grand jour ravive des douleurs du passée (guerre d'Algerie etc), les tensions du present (contexte international) et les inquietudes du futurs (qui sommes nous? qu'est la France? qu'est l'Europe?)
Pour moi la presence de l'Islam en Europe force les musulmans a reflechir sur la conception de leur religion certe, mais aussi les non musulmans sur leur conception de la citoyenneté, de la diversité et la tolerance, et plus profondement encore, de l'evolution de leur propre identité

Comme toujours les femmes sont les premières victimes des religieux. Le mot patriarcat n'est il pas employé dans l'article ?

Au lieu d'interdire, il serait bon d'éduquer les filles dans notre Ecole Laïque a se débarasser des dogmes patriarcaux. Laissons cette génération de Burqua et axons nos efforts sur la jeunesse, qui balayera ces anachronismes culturels.

Mais comme toujours il est plus facile et plus médiatique de faire des rodomontades que d'éduquer nos enfants.

@ Romu : Combien je suis d'accord avec vous. Investissons massivement sur l'éducation, en moyens comme en intention. A l'école, mais pas seulement. Une femme musulmane cultivée dans une société qui accepte d'entendre TOUT ce qu'elle a à dire n'ira jamais se cacher derrière une burqa.
CQFD

Merci pour ce post qui participe du combat contre les amalgames et autres idées reçues obscurantistes.

à Nadia qui se dit musulmane et horrifiée par la burqa : je comprends votre point de vue. Mais pour les islamophobes, burqa et foulard c'est bonnet noir et noir bonnet. Donc votre beau hijab vient juste après la burqa sur la liste des pratiques à éradiquer.

J'aimerai qu'on m'explique : NON à la burka, NON à la cagoule !!!!!!
Pas cool Raoul !!!!!

En Finlande, nous avons des immigrés Somaliens musulmans. De nombreuses Finlandaises se sont converties pour plaire à leur mari ou concubin Somalien. Enceintes 13 mois par an et de plus en plus souvent 2e ou 3e épouse, elle se sont mises à porter le voile, la burqua ou des déguisements du même genre, essentiellement pour se faire remarquer. Les jeunes femmes d'origine Somalienne, elles, vont en jeans et en tee-shirt moulants, nombril à l'air,
souvent avec piercings et les cheveux teints de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.

Et que comptez vous faire des Carmélites françaises qui portent à peu de choses près le même genre de costume? Les forcer au port du jean?

Interdire sous prétexte q'un députe a décidé qu'une tenue vestimentaire n'est pas acceptable en France?
Je crois comme certains ici que l'islam est une foi de plus visé. Et ceux qui pensent que ça ne concerne qu'une religion arriérée, et bien dites vous que personne n'est a l'abris ...

Allons ce n'est pas le bout de tissu qui gène, c'est ce qu'il y a derrière: sourate 3:verset12 sourate 9 verset 29... tous ces appel aux meurtres et à l'intauration d'un loi islamique sans compromis.

Si ces pratiques n'ont rien à voir avec l'islam, pourquoi les Immams ne le précisent pas haut et fort dans leur prêche ?

Il me semble que ça simplifierai le problème que les musulmans règlent ça eux même.
Ah oui beaucoup de mosquées sont financées par l'Arabie Saoudite et les Emirats, pays de tolérance bien connus.
Lèger problème....

Je suis choquée par ce débat sur la burqa parce qu'il stigmatise les musulmans, et, comme d'habitude, en faisant semblant de se préoccuper des femmes.


LES FEMMES DOIVENT AVOIR LE CHOIX. PERSONNE NE DOIT DECIDER DE LEURS VETEMENTS À LEUR PLACE.

LES HOMMES POLITIQUES SE PRECIPITENT POUR PROPOSER UNE LOI PARCE QUE CELA LEUR DEMANDE MOINS DE TRAVAIL QUE DE FAIRE UNE VRAIE POLITIQUE EN FAVEUR DES FEMMES.

Donc la solution n'est pas de faire une loi de plus qui ne servira à rien comme beaucoup de lois existantes qui ne sont même pas appliquées.

Pour faire en sorte que des femmes, de quelque culture et religion qu'elles soient, ne puissent pas être contraintes à quoique ce soit par leur famille ou leurs proches, LES LOIS EXISTANTES SONT AMPLEMENT SUFFISANTES.

IL FAUT FAIRE APPLIQUER LES LOIS EXISTANTES : pour que les femmes ne puissent pas subir de contraintes de leur entourage il faudrait AIDER DAVANTAGE LES ASSOCIATIONS, AVOIR PLUS D'ASSISTANTES SOCIALES ET PLUS DE PLACE EN FOYER quand elles ont besoin d'un refuge. Il faudrait MIEUX FORMER LES FEMMES pour qu'elles accèdent à l'autonomie financière

Mais faire cela demande plus de ressources et plus de travail que de pondre une énième loi.

Et puis balayons d'abord devant notre porte d'occidentaux avant de stigmatiser des pratiques de certains musulmans :

- Les femmes connaissent des discriminations fortes dans les sociétés occidentales: emploi, salaire, travaux domestiques, difficultés à faire garder les enfants qui retombent sur elles.

- Les femmes subissent aussi dans les sociétés occidentales des contraintes fortes sur leur apparence: les médias font la promotion d'une image du corps des femmes qui n'est pas le corps physiologiquement naturel d'une femme.

Il en résulte les régimes à répétition (générateurs de déséquilibre métabolique et parfois de développement d'une obésité, donc mauvais pour la santé) que sont contraintes de faire de nombreuses femmes.
Et il en résulte l'anorexie mentale pour un certain nombre de jeunes filles.


Pourquoi ne pas débattre sérieusement de l'image anti-physiologique de la femme véhiculée par la télévision et les magasines?

NOS HOMMES POLITIQUES RACISTES ET MACHISTES se poseront ils la question d'interdire les images de filles extrêmement grandes et extrêmement maigres présentées comme un idéal à atteindre, alors qu'elles ne ressemblent qu'à une infime minorité de la population?
Je ne crois pas.

Signé: une occidentale féministe et athée qui va bientôt porter le foulard en solidarité avec les musulmanes.

UNE LOI CONTRE LES HOMMES POLITIQUES, PARESSEUX, RACISTES ET MACHISTES !
Zut ! Une loi, là non plus ça ne suffira pas. ;-)

"Interdire ce que Dieu n'a pas interdit"....
Quelqu'un d'entre vous a-t-il jamais été en communication directe avec Dieu, et Dieu a-t-il jamais dit à quelqu'un d'entre vous de porter ou non la burqa (ou tout autre vêtement, ou signe) ?
J'ignore s'il faut l'interdire, la burqa. Probablement pas : rien de plus tentant que violer les interdictions. Je sais seulement qu'habillée en burqa, une femme me fait savoir qu'elle s'est exilée sur son île déserte et que je n'ai rien à y faire, que communiquer avec elle m'est interdit. Certes, les soeurs chrétiennes portent le voile (quoique de moins en moins) mais les choses sont claires, dans ces conditions elles sont rarement présentes dans la vie de tous les jours. Quant aux carmélites, elles vivent enfermées, et en effet, en ont manifesté le désir. Si je veux tenter de parler avec elle, je dois aller au carmel. Bien sûr, personnellement je n'y vais pas. C'est une autre planète, que je n'ai pas forcément envie d'explorer.
Il y a donc en France, différentes planètes. Celle de la burqa ne me concerne pas puisqu'elle est à sens interdit.

Les modes exotiques font les normes sociales afin que les extrémismes du prêt à penser rejoignent ceux du prêt-à-porter.

Puis qu’il faut des exceptions plausibles pour faire des exemples compatibles puis vendre des généralités crédibles, mieux vaut adapter des mensonges condamnables aux phobies raisonnables.

La prise en otage systématique de la tolérance et du respect par le nombre et les chiffres, souligne notre indécision face à la société de l’option permanente.
La suite ici
http://tiny.cc/UguLg

Oui pour moi le problème est dans la nature de l'islam, puisqu'il faut toujours chercher à savoir ce que tel ou tel prophète a dit ou n'a pas dit il y a 1000 ans pour savoir ce que aujourd'hui en 2009 on a le droit de faire ou dire.
C'est quand même trés archaique et franchement on se demande où est la spiritualité dans tout ça.

La laïcité a été révélé par la confrontation à la religion catholique sans interdit de l'état. Je crains qu'actuellement ce besoin de légiférer sur le port de la burqua ne masque une faiblesse du sentiment de laïcité dans notre société qui s'affaiblit ou se relâche avec la baisse de la fréquentation des églises. S'il y a un risque à laisser se développer ce type de comportement extrême, il peut aussi raviver par nécessité les consciences de la laïcité, et la solution viendra d'elle même par la raison populaire, sans interdit...

Deux petites réponses :
- Un lecteur m'a reproché de ne pas avoir cité Saâfi'î et Ibn Hanbal. Il n'y a pas que Ibn Hanbal et Shafi'î que je n'ai pas cités. Je n'ai cité aucun théologien : ni ceux qui sont pour les pratiques vestimentaires en question ni ceux qui sont contre. Ce n'est pas le propos de mes réponses aux questions qui m'ont été posées dans le cadre d'une interview (et non dans le cadre d'une étude académique de spécialiste). Si vous voulez connaître ma position sur les uns et sur les autres, vous n'avez qu'à lire mes livres sur ces questions et sur bien d'autres. Ceci étant, j'ai signalé qu'il y a des lectures différentes des énoncés coraniques relatifs à cette question et aux traditions consacrées - à tord ou à raison - et invoquées par les défenseurs de la réclusion de la femme et des pratiques vestimentaires associées au statut qu'ils lui réservent. Les opinions des uns et des autres ne les engagent qu'eux et ne constituent aucunement une référence pour instituer des obligations pour les musulmans.
- Un autre a cru déceler dans ce que j'ai dit quant à la nécessité d'enquête sociologique pour savoir qui porte tel ou tel type de voile de son propre chef et qui le porte du fait d'une contrainte qui lui es imposée, un pladoyer pour un moratoire sur ces pratiques vestimentaires ! Mon propos concerne la question posée. En tant que chercheur, je n'ai pas le droit d'ériger mes impressions ni mes opinions en vérités. Si d'autres sont convaicus qu'ils connaissent bien la situation et sont capables d'affirmer que toutes les femmes qui portent des voiles - quelle qu'en soit la forme - le font sous la contrainte ou de leur propre chef, ils sont libres de le faire. Dire qu'il faut une enquête pour être sûr de ce qu'on avance n'a rien à voir avec l'attitude ou l'opinion que je peux avoir et que j'ai exprimée à maintes reprises par rapport à ces pratiques.

Rédigé par: M. C. FERJANI | 21/06/2009 at 19:01

Plutôt qu'une loi, je propos qu'on se passe tous le mot: dès qu'on voit un être humain sous une burqa, on s'approche, on lui dit Bonjour, on parle du beau temps, on tente de nouer un contact poli et républicain!


A la 4ème question : "Vêtements subis ou choisis ?" je trouve que l'auteur est un peu catégorique , je cite :

"[...]Il ne faut donc pas se voiler la face :[...]"

On sait bien qu'il est difficile
1/ de légiférer sur des tenues vestimentaires sans attenter aux libertés
2/ de légiférer sur des cas particuliers, idem.
Si on interdit, qu'est-ce qu'on interdit ? Pas le sens que certain/es donnent à une pratique, c'est impossible, seulement, concrètement, un comportement. On voudrait interdire le voile mais pas les voilettes et les chapeaux dans les églises catholiques et sur les parvis, ni les costumes ecclésiastiques ? Habits de religion pour les femmes, soutanes pour les hommes, sont pourtant des signes imposés et revendiqués de soumission. Et le sari, etc. ?
Par ailleurs, entrer dans ce débat alors que ceux qui le lancent, et particulièrement le président de la République, ne sont pas des défenseurs de la laïcité mais poursuivent en paroles et en actes une politique activement pro-catholique, c'est bien entrer dans une guerre de religions et dans rien d'autre. Comme le disent plusieurs commentaires ci-dessus, l'attitude politiquement républicaine (sans même aller jusqu'à "progressiste") est de miser sur l'éducation... ce qui ne semble pas être le choix du président / gouvernement.
Et une fois de plus on déplore l'inconsistance, voire l'absence de réaction du "parti socialiste" (vous savez, au siècle dernier, c'était une organisation politique progressiste, justement). En l'absence d'opposition fondée sur la raison, la politique des préjugés et du populisme a de beaux jours devant elle, qui ne sont pas de beaux jours devant nous. La dictamolle, disaient les espagnols avant 1975.

Entièrement d'accord avec vous AigleNoir.

Est-ce qu'on en pourrait pas tous écrire aux députés de cette commission qu'on est scandalisé que le budget de l'état soit dilapidé dans une telle commission (ça coûte cher ces commissions).

Et cela alors que le pays est en crise grave et qu'il y a des problèmes plus réels et plus urgents que l'habit porté par quelques centaines de femmes en France.


- Une commission pour chercher les moyens de lutter contre le chômage (formations, retour à l'emploi, lutte contre les concurrences déloyales): Oui

- Une commission pour chercher les moyens de sortir les gens de la grande pauvreté: Oui


ASSEZ DE POPULISME RACISTE!

ET ASSEZ DE GABEGIE!

oyez oyez citoyens :
( roulements de tambours )

Avis à la population, la chasse à la burka est ouverte, sans restriction aucune, toute l'année sur le territoire national du 1° janvier au 31 décembre

tout citoyen de ce pays aura le droit à la vue d'une burka de l'asperger de peinture orange fluorescente, les dites bombes de peinture vous seront données dans les mairies à titre gracieux

règlement : à chaque burka aspergée vous gagnerez 500 points

arrivé à un total de 5000 points le généreux gouvernement de son excellence SARKOZY vous exonèrera de vos impôts sur le revenu, sur la taxe d'habition et locale

je vous remercie de votre attention et bonne chasse à toutes et à tous

"Je suis musulmane et je trouve cela REVOLTANT parce qu' a Kaboul les femmes sont forcees a le mettre. (...)le hijab est beau(...)"

Puisque la burqa vous répugne parce que des femmes sont contraintes de le porter, le hijab devrait vous répugner tout autant si vous étiez cohérente. A Téhéran, on n'a pas franchement le choix.

Je trouve ce débat sur la burqa malsain en ce qu'il a l'effet pervers de contribuer à légitimer le hijab, dont on perd de vue le caractère sexiste par comparaison avec la burqa. Alors que l'idée générale est la même: faire du corps féminin dans son ensemble un objet sexuel qui, en tant que sexuel, doit être tenu caché. Les deux pratiques sont moralement répréhensibles, ce n'est qu'une question de degré. Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille les interdire (loi =/= morale), d'autant plus que pour le hijab je doute que ce soit politiquement faisable.

Promenez vous dans une tempête de sable au Sahara en short et marcel, accompagné de quelqu'un en tenue style touareg avec le corps entièrement caché; vous aurez vite fait de comprendre que cet habit là est indispensable. Ce qui veut dire que les tenues vestimentaires sont imposées par la nature des pays où vivent les gens. C'est donc par totale ignorance que ces tenues sont adoptées ailleurs.

Enfin, une réflexion sur cette fichue "question" de fichus. Et en plus, une bonne réflexion. J'en retiens surtout l'idée de l'adoption du stigmate, pas seulement en tant que référent servant de base à la discrimination (objective ou subjective), mais surtout comme le référent le plus puissant mis à disposition par la société. En effet, Kabyle, Algérien, Marocain, Egyptien, Malien etc., tout ça n'a pas de sens dans la société française, qui renvoie tout ce bon monde à "musulman", "d'origine africaine" et je ne sais quelle autre origine contrôlée. On force les gens dans des cases, on leur jette à la figure des fichus, puis on veut les interdire comme "portant atteinte aux principes de la République", cette même république qui les impose par sa cécité devant la diversité saine. Tenez, le mot "diversité". Que pensez vous de l'expression "issu(e) de la diversité"? Un monstre linguistique comme le politiquement correct pourri dans le fond en pond tous les jours.

la burqua ne me pose problème que lorsqu'en tant que caissier, seul dans mon magasin et ayant subi plusieurs attaques à main armée pour vol, je vois entrer une personne seule, portant un tel vêtement.quelle solution pour ne pas flipper?

les hommes de tout temps craignent ce qu'ils ignorent,en quoi s'habiller en burqua porte t-il prejudice a autruis,le modele europeen est le costume et le jean et nous acceptons dans nos pays musulmans que les etranger le portent!
merci pour vos lecons sur le respect de la difference..

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