07/07/2009

Le francoprovençal « élément le plus fort » de l’identité rhônalpine

LANGUES - Jeudi 9 juillet, dans la soirée, le Conseil régional de Rhône-Alpes devrait approuver en assemblée plénière un rapport qui préconise de « reconnaître, valoriser et promouvoir l’occitan et le francoprovençal, langues régionales de Rhône-Alpes ». Cette reconnaissance du parler lyonnais immortalisé par Guignol, du gaga stéphanois, ou encore du patois savoyard – autant de déclinaisons du francoprovençal – irritera peut-être les irréductibles défenseurs d’une seule langue française corsetée par l’Académie et garante de l’unité nationale. Elle hérissera aussi sans doute ceux qui craignent que la Région prenne ainsi une coloration folklorique, rurale ou passéiste. Ou à l’inverse, elle ravira les tenants d’un terroir crispé sur ses racines. Qu’importe ! Car entre ces positions extrêmes, se trouve toute une population de rhônalpins plus familiers et attachés qu’il n’y paraît à ces langues régionales. Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, les Rhônalpins « parlent » des traces de francoprovençal ou d’occitan… Et ces langues sont même « l’élément le plus fort et le plus ancien » qui les réunisse au sein de cette entité purement administrative qu’est Rhône-Alpes...

C’est ce qu’il ressort de l’étude commandée par la Région à l’Institut Pierre Gardette de l’Université Catholique de Lyon. Ce document de 130 pages sur « le francoprovençal et l’occitan en Rhône-Alpes », constate bien sûr que l’usage de ces langues est en déclin dans notre région et que les locuteurs sont très peu nombreux et âgés. Le francoprovençal est carrément moribond et doit ses derniers élans à la vitalité de sa variante savoyarde. Ici comme ailleurs, les langues régionales et minoritaires sont donc en « danger sérieux d’extinction » comme l’indique la Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (ratifiée par la France le 18/12/08). Pourtant, il existe des signes d’ « un réel intérêt pour ces langues », et le français parlé en Rhône-Alpes garde de nombreuses marques et traits particuliers provenant de ces langues : des accents, des particularités morphologiques ou syntaxiques (dont le persistant : « j’y fais » pour « je fais cela »), et bien sûr des centaines de noms communs et toponymes.

« Vogue » pour « fête foraine », « cafi » pour « plein », « tatan » pour tante, « cayon » pour « cochon », « flapi » pour « fatigué » ou encore « viron » pour « promenade » ou « patte » pour « chiffon » sont ainsi entrés dans le vocabulaire des lyonnais et rhônalpins, comme « diot », « pogne », « raviole » ou « caillette » dans celui des amateurs de gastronomie régionale. Un sondage réalisé par l’Institut Gardette auprès d’élèves de CM2 révèle même que le taux de connaissance de ces régionalismes par ces enfants rhônalpins est de plus de 30% ! Quand les bambins, pourtant de toutes origines familiales, n’en ajoutent pas spontanément à la liste, comme « graille » ou « gone »

Quant aux toponymes, ils sont légion, comme « molard » pour « talus », « combe » pour « petite vallée », « balme » pour « grotte » ou « doua » pour « canal d’irrigation », sans compter tous ceux se terminant en –az ou –oz, marques du francoprovençal. De même, il existe sans doute de nombreux microtoponymes francoprovençaux méconnus qui risquent de s’éteindre avec les derniers patoisants ; la Région propose de les inventorier et de les valoriser, le cas échéant, par la dénomination de rues, places ou quartiers.

Autre enseignement de l’étude de l’Institut Pierre Gardette, et non des moindres : « la langue vernaculaire (…) constitue l’élément le plus fort et le plus ancien de l’identité rhônalpine, car elle prouve qu’il a existé pendant près de deux millénaires une communauté linguistique entre tous les petits pays qui forment cette région ». Alors que les divers territoires et populations qui composent Rhône-Alpes ont longtemps cherché un fondement commun à leur réunion administrative, en voilà donc un : le partage d’une même langue qui a évolué pendant deux millénaires, depuis la fondation de Ludgunum. Le francoprovençal est en effet « la langue régionale de la plus grande partie de Rhône-Alpes » (1) d’autant plus que le dialecte occitan le plus communément parlé dans cette région (le vivaro-alpin, dans le sud de la Drôme et de l’Ardèche et une partie de l’Isère) lui est très proche.

Sur la base de l’étude réalisée par l’Institut Gardette, l’exécutif régional propose une série de propositions symboliques et économes (nous sommes en fin de mandat… ). La première est la reconnaissance officielle de « la valeur sociale, culturelle et patrimoniale du francoprovençal et de l’occitan ». « Cela n’avait jamais été fait par notre collectivité » souligne le président de Région Jean-Jack Queyranne, qui a voulu faire de la défense de la diversité culturelle l'un des axes de son mandat. « On est tous acquis à la cause de la biodiversité mais la menace n’est pas moindre sur la diversité linguistique : on estime de 6 à 10 000 le nombre de langues parlées dans le monde ; en un siècle il pourrait n’en rester que quelques centaines. Or toutes les langues sont égales en dignité, elles sont toutes porteuses d’une vision du monde originale. Chaque disparition de langue est une tragédie pour l’humanité» souligne Abraham Bengio, directeur général adjoint de la Région et fervent polyglotte. Cette reconnaissance pourrait se traduire par l’adhésion à la Plate-forme des langues régionales de l’Association des régions de France, même si l’un des articles de ce texte demeure problématique (pour ceux qui craindraient que « la prise en compte du bilinguisme dans les services publics » oblige les guichetiers de La Poste à la maîtrise du francoprovençal…). Autres propositions : la création d’un comité de suivi de la politique en faveur des langues régionales, et des actions de sensibilisation ou d’incitation dans les domaines de l’enseignement, du tourisme ou de la création artistique. Plus généralement, il s’agit de « mobiliser l’ensemble des dispositifs régionaux disponibles » afin de promouvoir les langues régionales. Exemples : une aide à l’édition pourra être octroyée à un projet de publication en langue régionale, une allocation de recherche à un programme d’études sur l’occitan.

Après ce premier texte sur les langues régionales, Abraham Bengio verrait bien, dans une prochaine étape, une délibération sur les langues minoritaires issues de l’immigration. « Quelqu’un dont on reconnaît la culture et la langue d’origine aura plus envie de s’intégrer que si on lui impose des mutilations. Ce n’est pas de l’altruisme, mais de l’égoïsme : nous avons besoin de la diversité culturelle et linguistique » estime Abraham Bengio. Communauté francoprovençale, Rhône-Alpes est aussi une terre historique d’immigration et d’accueil des cultures et des langues.

Anne-Caroline JAMBAUD

(1)  L’aire rhônalpine francoprovençale s’étend des monts du Forez à l’ouest jusqu’aux frontières de la Suisse et de l’Italie à l’est, comprend la totalité des départements de la Haute-Savoie, de la Savoie, de l’Ain, du Rhône, la majeure partie des départements de la Loire (…) et de l’Isère (…), l’extrémité nord des départements de la Drôme et de l’Ardèche ». L’étude rappelle que le francoprovençal est également parlé dans certaines parties de la Franche-Comté et de la Bourgogne, mais aussi en Suisse romande, dans la vallée d’Aoste et dans le Piémont.

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Voici les sites qui parlent de Le francoprovençal « élément le plus fort » de l’identité rhônalpine :

Commentaires

parlez nous de la crise;des solutions a cette crise, parlez nous du chomage,du désaroi de ce ces gens,parlez nous de nos vieux, apres vous parlerz de vos conneries!!

génial!d'autant que le francoprovencal était complétement délaissé.Super bonne idée.D'ailleurs il faudrait que les franc-comtois, dont le jura avait cette langue en partage avec nous, fasse des initiatives avec Rhone-Alpes.Bonne nouvelle en tous cas.Ce sera aussi l'occasion de redecouvrir la dimension alpine de Lyon et de sa région, dans sa culture commune avec la Suisse et le Val d'Aoste'.En fait c'est tout un pan de notre histoire qui est amené à renaitre.Content.

Les langues auxquelles il est fait allusion dans cet article n'existent plus, sinon à l'état de traces folklorisées que l'on exhume de temps à autre que pour leur caractère exotique, ludique voire comique. Elle ne sont le dépôt d'aucune culture particulière (je n'en veux pour preuve que l'incapacité de préciser laquelle dans votre texte).
Mettre le français qui est porteur d'une grande culture littéraire et philosophique, qui nous permet de tous nous comprendre et qui fonde par l'espace commun de notre citoyenneté, sur un pied d'égalité avec ces résidus linguistiques montre bien le caractère profondément profondément stupide (et réactionnaire) de cette initiative du conseil général.

Quant à fonder là dessus une identité rhône alpine....on rêve !

À moins que ce ne soit un gag !

J C Monneret

Fort instructif article.

Cependant je suis stupéfait de lire que la région Rhône Alpes n'est "qu'une entité administrative" sans autre supplément d'âme....

Il s'agit pour le moins d'un raccourci ... L'identité culturelle ne se construit pas que sur la seule langue ou sur la nostalgie d'une diversité naturelle .... que la République serait venue étouffer.

Enfin des petites questions : A combien estime t'on le nombre de pratiquants (ou connaisseurs avertis) de ces langues régionales ?. Le sondage sur une classe de CM2 n'étant peut être pas l'élément le plus illustratif ..

Beaucoup préfèrent aujourd'hui le mot "arpitan" à "francoprovençal", ce dernier sous-entendant que notre langue est un mélange entre français et provençal...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arpitan#Arpitan
http://www.youtube.com/watch?v=6ZQracfhcHc

Voir également à propos du conseil régional de Rhône-Alpes cet article: http://www.r-p-s.info/L-occitan-et-l-arpitan-bientot

"Francoprovençal" est un terme bâtard qui ne permet pas d'établir la dignité de la langue. Les collectivités devraient plutôt promouvoir le terme "arpitan" déjà largement utilisé par les linguistes.

Qui sont les élus à l'origine de ce rapport ? Dans cet article, on a l'impression qu'il s'agit d'une marotte d'un fonctionnaire de la Région.
La gauche a-t-elle vraiment tout abandonné de ses valeurs républicaines et laïques pour tenter de reanimer les particularismes, les identitées locales, le fédéralisme ? La réaction n'est plus là on la croyait. Laissons donc ces langues au folklore !

Il est fort étonnant de voir la collectivité régionale s'intéresser à la défense des langues régionales et à l'expression de la diversité culturelle - quitte à en faire un axe fort de sa politique - et dans le même temps emboiter le pas à la politique de l'Etat visant à supprimer des structures comme le CMTRA - Centre des Musiques Traditionnelles - qui s'est attaché à la défense et au développement de ce secteur plus que minoritaire, et ce, depuis les années 90...!

Les choses bougent... La Région, comme collectivité territoriale, a besoin de s'appuyer sur autre chose qu'un budget, des compétences, une administration. Pourquoi pas un patrimoine humain, le plaisir de partager des mots, des expressions, un accent ?... La fierté d'être d'ici, la confiance en ce qu'on est, parce que c'est comme ça qu'on s'ouvre aux autres. En tout cas, il y en assez d'avoir honte de sa façon de parler quand on est stéphanois ou romanais, alors qu'on porte une richesse qui est plus que respectable.

Dans toute l'Arpitanie, l'Alliance culturelle arpitane fat un travail magnifique: récolte et mise à disposition de vocabulaire et de textes, moyens d'apprentissage de la langue et de ses différentes variétés, édition de livres inédits, promotion d'une orthographe unifiée, traduction de BD, etc.

http://www.arpitania.eu

Né à Lyon de familles d'origines (entre autres) forézienne et savoyarde, je découvre aujourd'hui que je suis un fier descendant de la "culture arpitane", porteur d'une "identité rhônalpine" millénaire ! On croit rêver, chaque région administrative, aggrégat un peu aléatoire de départements tout aussi arbitraires, va se clamer dotée d'une identité régionale et d'un folklore de pacotille... A quand la revendication des droits identitaires du peuple rhônalpin ? je vais m'empresser d'aller taguer les murs de slogans rageurs, Rhòsnalpi indépendanzaz

plus sérieusement, l'étude du conseil régional s'est raté, l'élément le plus fort de l'identité régionale est la haine viscérale et ancestrale du Parisien, et souvent celle du Lyonnais dans les campagnes et les montagnes !

Je suis horrifié de lire certaines commentaires plus que méprisants envers le francoprovençal/arpitan et par extension les langues minoritées par l'État français (breton, basque, catalan, corse, alsacien, flamand ou occitan, ...). L'Union européenne a pour devise "Unité dans la diversité" et certains sont encore à croire que la "grande culture littéraire et philosophique véhiculée par le français" est supérieure à tout ce qui est autour. Les langues sont parlées par des hommes et des femmes qui eux seuls sont en mesure d'être "grands". L'apparente supériorité du français prônée par ce crypto-nationaliste ne cacherait-elle pas un sentiment bien pire ? Croire par exemple que certains hommes peuvent être supérieur à d'autres parce qu'ils sont différents ? Franchement je pense que les 6 milliards d'hommes qui parlent 6 000 langues sur terre valent autant que cet énergumène qui véhicule une image bien triste de ce qu'on peut se faire de l'universel.

arrêtons le snobisme et le national-régionalisme, appelons le francoprovençal le francoprovençal. Il ne s'agit pas de développer ni le folklore, ni le particularisme local, tout simplement de mettre en valeur un aspect culturel régional parmi tant d'autres

L'arpitan n'est pas une langue régionale, mais internationale, puisque parlée en Suisse, en Italie et en France ;o)

Malika Benarab-Attou, eurodéputée kabylo-savoyarde, a dit en juin 2009 (elle a été élue sur la liste Europe Ecologie avec le soutien notamment du Mouvement Région Savoie qui défend l'arpitan):

«Le régionalisme est parfois vu comme un enfermement sur soi, alors que cela doit être un moyen d’aller vers les autres en étant bien dans ses baskets. SOS racisme, c’était de l’interculturel reposant sur du vent. Or l’interculturel est intéressant si chacun a travaillé sur sa culture, ce qui permet ensuite d’aller vers l’universel. L’idée n’est pas de se dire qu’on est le plus beau ou le meilleur, mais de faire vivre à travers les régions des cultures différentes, comme on doit préserver la biodiversité.»

vive l'arpitan ! il etait temps cette langue(patois) est pour moi en voie de disparition, la region rhone-alpes correspondant a peu pres a son aire geographique y gagnerait en legitimite et cela contribuera a sa sauvegarde.

A l'heure où notre bien-aimé gouvernement va pondre de nouvelles "entités administratives" en balancant au poubelles les communes ,départements, régions,pour faire comme les valeurs(?!)du sarko-modernisme l'exigent , c'est vraiment pas mal, ça ! Laissons parler notre parler ancestral, donc .
(*)cf la prochaine reforme des collectivités territoriales qui sera réalisée d'ici 2014 au plus tard sur la base du dernier rapport Balladur et qui ne sera jamais qu'une inutile tentative de rationalisation des coûts budgétaires de plus!

Je suis assez surpris et heureux de voir cette initiative qui vie à promouvoir une langue ou plutôt les langues de nos régions moribondes hélas.. Sans tomber dans la gloriole locale, ces langues sont à consever, à promouvoir, et si possible à réapprendre !

Franc bièn cela iniciativa ! Y'est pas cen que sarverat noutra lèngoua, mas y'est bièn per c'mençiér.

romain blachier défenseur du franco-provençal..... je me marre.
La France est multiple et divisible pour les jeunes socialistes...

Le régionalisme est au nationalisme ce que la querelle de clochers est à la guerre, plus bas, plus imbécile et sans gloire.
On a déjà du mal a faire parler français tous le monde, faudrait en plus qu'on se fasse chier avec ce supra communautarisme qui n’a plus aucun fondements...
et pourquoi pas parler celte pendant qu'on y est...
Ben oui, dans la région on est tous descendants des gaulois non ? C'est ca notre identité profonde a tous ?
Hein ? L’apport migratoire du XIIe au XXe ? Connait pas, dans mon village on est de vrai français.
Ah le franco-provençal, la langue, les racines et la terre qui ne ment pas.
Encore un effort socialos, et vous serez républicains.

Joli rapport, certes... je ne suis pas loin de penser qu'il fait effectivement diversion dans la période... Sachez que nous ne sommes pas tous au diapason ! Le Groupe Parti de Gauche et Apparentés s'est opposé à l'adhésion de la Région Rhône-Alpes à la Plateforme de l'Assemblée des Régions de France qui propose entre autres injonctions le plurilinguisme dans les services publics (français + langues régionales) ! (mon intervention in http://jean-vincent-jehanno.20minutes-blogs.fr/contributions-regionales/).
Salutations,

Et bien Jean-vincent c'est tout a votre honneur, mais je vois que vous n'etes plus socialiste, a moins que ce soit le contraire : vous l'etes encore et c'est pourquoi vous avez quitte ce parti

Les seules langues qui méritent d'être apprises sont celles qui ne servent à rien, du moins celles qui ne servent pas à être un bon soldat, un bon paroissien, un bon écolier, un bon employé, un bon fonctionnaire, un bon consommateur...

Non contente d'avoir complètement détruit son patrimoine linguistique, la France est aussi un Etat qui avec l'Allemagne nazie et l'Union soviétique eut interdit l'enseignement de l'esperanto, seule langue véritablement conçue pour être internationale.
Aujourd'hui le Français n'est plus ni la langue de la diplomatie, ni celle du commerce.
Nos enfants ne maîtriseront jamais l'anglais comme de petits anglophones, et le temps qu'il passeront à apprendre cette langue ne sera jamais consacré aux sciences et aux technologies d'avenir.

Rare de lire des articles comme ça, qui "informent" plus qu'ils ne "communiquent". Big up à tous les étudiants et les enseignants-chercheurs de Lyon II en Linguistique, à mes chers patoisants d'Ardèche qui m'ont accordé de leur temps pour me faire découvrir leur langue, à Abraham Bengio, sa culture et sa barbe blanche.
Merci Vincent pour ton commentaire raisonnable et juste. Les autres, ouvrez vos yeux et vos oreilles, plongez le nez ailleurs qu'au premier étage de la bibliothèque de la Part-Dieu, il y a un ascenseur qui vous emmènent à des merveilles (régionales) toutes autres et toutes aussi intéressantes que notre cher Molière, père malgré lui d'une langue parfois un poil trop intolérante.

Comment s'étonner, à lire la violence de certains commentaires, de ce que ceux d'entre nous qui ne se reconnaissent plus dans une culture française corsetée et monolithique, finissent par donner une forme politique à des revendications qui n'étaient à la base qu'un simple intérêt culturel. Continuez messieurs les censeurs, tout droit sortis des manuels du 19ème siècle. La république n'est pas en danger mais vous allez finir par nous en dégoûter. Faut-il donc adopter la voie corse et poser des bombes pour se poser comme interlocuteur légitime ? Nous serons nombreux demain à placer en l'Europe nos espoirs d'une évolution dans le sens de plus de diversité. C'est vous et vos stupides arguments paranoïaques qui achèverez de nous convaincre que nous n'avons plus rien à faire en France ! (cf le sondage réalisé en Savoie à l'occasion du 150ème anniversaire du ''rattachement'' : 55% pour quitter la Mère Patrie ! et demain ?)

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