27/08/2009

Gérard Collomb fait sa rentrée, en mode doux

POLITIQUE - C'est devenu un rituel. Une grand messe célébrée à chaque rentrée. En rentrant de vacances, Gérard Collomb visite quelques-uns des chantiers de sa ville, suivi par un nombre croissant de journalistes, d'élus, de techniciens, de promoteurs et d'urbanistes. Cela tient un peu de la cour, et beaucoup de la communication. Le moment d'énoncer des priorités, et de retoucher son image. Cette année, celle d'un maire bâtisseur mais aussi plus que jamais soucieux de développement durable...

La visite commence matin par la tour Oxygène, qui s'élève dans le quartier de la Part-Dieu. Vers 10h, rendez-vous pour le petit déjeuner au 27e étage, dans un décor de béton brut ouvert sur la ville. On grimpe par une sorte de monte-charge qui permet d'ordinaire de hisser les matériaux et quelques ouvriers rigolent un peu en regardant monter l'assemblée. Gérard Collomb, vêtu "négligé chic", est de bonne humeur. Il se moque un peu de Richard Brumm, son adjoint aux finances, sapé comme pour un cocktail "au golf de Villette d'Anthon", haut lieu de la haute bourgeoisie lyonnaise.

Du haut de cette tour qui devrait être livrée en avril prochain, le maire vante le développement d'"une ville de demain puissante économiquement, mais qui respecte son environnement". Cela peu paraitre curieux lorsque l'on pense aux millions de mètres cubes de béton qui achèvent d'imperméabiliser cette ville. Mais pour éviter que les villes ne s'étendent à l'infini, mitant le paysage et multipliant les déplacements individuels, il faut densifier les centres. Tout en cherchant à les rendre vivables, plus doux. Ce que l'on appelle la croissance verte : une double contrainte. Comment la réussir sans que le développement durable reste du cosmétique, de la communication politique ?

Pour la tour Oxygène, les ouvriers achèvent les façades, et la coiffe devrait être posée fin septembre. Le maire se félicite que le Grand Lyon soit parvenu à "faire correspondre l'offre à la demande" de l'immobilier de bureau (pour le logement social, c'est un peu plus compliqué). Dans la tour Oxygène (115 mètres de haut, contre 145 au sommet du Crayon voisin), 85% de l'espace serait déjà commercialisé. Une autre tour, Incity, démarrera ensuite. Erigée à 200 mètres cette fois, elle produira une partie de son énergie grâce à des capteurs solaires et un système éolien installé au sommet.

Après la tour, redescente en monte-charge, pour aller prendre le métro et parler transports en commun. Gérard Collomb marche devant les objectifs, veste négligemment jetée sur l'épaule. Quelques passants s'interrogent, tirent le cou, pour apercevoir la vedette. Direction la future Halte ferroviaire Jean Macé, grande gare et noeud stratégique raccordant des lignes qui irriguent toute la métropole lyonnaise. Le projet de l'agglomération, largement développé durant la dernière campagne municipale, consiste à développer des pôles d'habitat très denses autour de gares reliées entre elles de façon efficace. Gérard Collomb explique la révolution des transports lorsque Bourgoin-Jallieu restera à 1h30 de Lyon en voiture, mais une demie-heure en RER.

La matinée avance et il reste à aborder le plan de déplacements en modes doux. La troupe prend le tramway pour rejoindre le Confluent, où des Velo'V neufs attendent. Les nouveaux modèles, plus légers, mais aussi plus instables. Depuis le lancement de Velo'V, le trafic à vélo a augmenté de 97% dans l'agglomération (dont un quart seulement dû aux vélos de Decaux). Dans le même temps, l'accidentologie à bicyclette n'a progressé que de 7%. La ville veut passer la vitesse supérieure.

Le prochain effort doit sécuriser encore cyclistes et leurs vélos, pour doubler la part modale de la bicyclette (2,5% aujourd'hui) dans le mandat, et la tripler à l'horizon 2020, à l'échéance du plan climat. Le réseau cyclable devrait passer de 320 kilomètres à 520 à la fin du mandat, puis 920 en 2020. Mille arceaux sont prévus, ainsi que 600 places en vélostations. Il s'agit de lever les deux résistances des derniers réfractaires : la peur du vol et de l'accident. Le plan modes doux doit être voté le 28 septembre prochain au Grand Lyon.

Olivier BERTRAND

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00e54eeea00788340120a578a7ea970c

Voici les sites qui parlent de Gérard Collomb fait sa rentrée, en mode doux :

Commentaires

Gérard Collomb le spécialiste de l'inauguration des projets où il n'a RIEN FAIT. Malin cet homme qui fait réaliser son plan de mandat par le privé : les promoteurs pour la tour Oxygène et Incity et le Confluent ! Decaux pour les Velo'V, la SNCF pour Jean Macé et GL Events un peu partout.

Bientôt Gérard Collomb ira inaugurer l'ensemble des projets des autres, si cela se passe à Lyon ou à proximité. C'est forcément qu'il y est pour quelque chose ! Comme si l'action politique se mesurait à la tonne de béton produite !

Action sociale ? Culturelle ? Innovation ? Point du tout, du béton on vous dit ! Si au moins il était possible de négocier quelques espaces verts de Proximité dans les quartiers par tonnes de béton produites, mais cela reste du domaine du rêve dans cette écologie de façade (grise)

Les Lyonnais (et les journalistes avec ?) ont la mémoire courte.

5 % de part vélo dans les déplacements, c'était déjà l'objectif du premier PDU (Plan des Déplacements Urbains) voté en... 1997 !!! Qu'a-t-on fait depuis ? Quelques centaines de km d'itinéraires cyclables discontinus, des bandes ou pistes qui s'arrêtent dès qu'il faut supprimer du stationnement auto parce que faut surtout pas toucher à la bagnole. Et aussi la mise en place de 5000 arceaux de stationnement vélo pour une agglomération de plus d'un million d'habitants (qui possèdent donc plusieurs centaines de milliers de vélo)... Voilà résumé rapidement 12 ans de politiques incantatoires dans ce domaine.

Résultat : on plafonne à 2,5 % et l'augmentation récente de la pratique du vélo n'a pas grand chose à voir avec la politique lyonnaise, cette part modale augmente également dans les autres villes françaises (dû, sans doute et conjointement, à la baisse de budget pour certains et à un début de prise de conscience écolo pour d'autres...).
Des villes comme Copenhague ou Amsterdam (qui, on le sait bien, sont sinistrées économiquement à cause de la place faite aux cyclistes), ont des parts modales vélo de plus de 30 %, dix fois plus que Lyon... Question non pas de culture comme voudraient le faire croire nos édiles, mais de politiques, maintenant anciennes, de plus de 20 à 30 ans, menées sans relâche, de développement de la bicyclette et de restriction de la place de la voiture. D'ailleurs, des ville italiennes ont des part modales bien plus élevées que Lyon, comme Ferrare (30%), Parme ou Bologne.

On a vraiment la mémoire courte quand on laisse Gérard Collomb se féliciter de sa politique des transports, car le même PDU de 97 prévoyait également 4 lignes de tram, mais pas celles qui existent aujourd'hui. L'ex-ligne 1 de trolley (St-Paul - Laurent-Bonnevay) devait être transformée en tramway, sauf qu'entre-temps, nos élus se sont couchés devant la bagnole, en ne lui reprenant aucun m2.
Résultat : une "ligne forte" (pour sa lenteur ?) assuré par de nouveaux trolleys rebaptisée C3, mais aucun nouveau couloir de bus, dans la partie centrale de la ligne, cours Lafayette, qui aurait eu pour effet de d'accélérer et de fiabiliser le parcours, dans le sens ouest-est, avec toujours les mêmes aléas de la circulation, impeccables pour rater son train à la Part-Dieu.

Mémoire courte enfin, parce qu'il faut rappeler que la tour Incity va être construite, cours Lafayette, sur le terrain de l'actuelle tour UAP, vide depuis quinze ans, et qui sera donc démolie (à cause de l'amiante). Je suis sûr que dans les années 70, on nous a vendu la tour UAP pour l'éternité, avec des tas de certitudes. Rebelote pour Incity, celle-ci va être super écolo, promis-juré-craché. Mais avant de produire elle-même son énergie, combien va-t-on dépenser d'énergie en extraction-acheminement-construction de tous ces m3 de béton (et tout ce qui va autour : verre, plastique, métal qui ne tombent pas du ciel, on le saurait...). Un immeuble serait donc "écologiquement responsable" (d'après le dossier de presse) parce qu'il suffirait de lui coller des panneaux solaires sur les côtés et une éolienne sur le toit ?? Trop facile !! Mais un écobilan est un peu plus compliqué à réaliser qu'une plaquette de com'

Avec comme prétexte de densifier la ville (excellente idée en soi), on est en train de faire n'importe quoi à la Part-Dieu, qui est déjà suffisamment dense (la gare SNCF est saturée) au regard d'autres quartiers, tout cela pour satisfaire l'égo et le besoin de puissance de quelques-uns...

Louison Bobet

Petite précision : Bourgoin-Jallieu est déjà à une demi-heure de TER de Lyon, certains trains assurent même le parcours en 20 mn, Gérard ne semble pas être au courant ??

Côté communication sur les modes doux, aucun problème, ça c'est certain...

En attendant, sur le terrain le plan quinquennal manque cruellement d'ambition et la concertation dont les magazines municipaux nous ont abreuvé n'est qu'au mieux un succédané pré-décidé de "rustines" placées ça et là sans aucune vision globale ou moderne du vélo comme moyen de transport efficient. Dommage, car certains élus d'arrondissement font un vrai travail de proximité avec les associations.

Les points noirs sont toujours aussi nombreux, et quand "on" décide de faire un axe fort on "expérimente" au lieu de faire ce qui marche ailleurs depuis 20 ans (cf la triste histoire de la "banquette" du boulevard des Etats Unis par ailleurs citée précédemment ici même par vos soins).

Il serait temps que les aménageurs soient, de manière obligatoire, cyclistes au quotidien.
Imagine-t-on une rocade automobile dessinée, concertée et construite par des cyclistes?

C'est pourtant ce qui se passe dans l'autre sens... le cycliste utilitaire est considéré au mieux comme un gogo sympathiquement original, au pire comme un citoyen de seconde zone à qui on explique comment utiliser des aménagements en dessous de tout.

MM. Collomb, Touraine et Vesco, avant d'inviter des délégations étrangères à constater le succès de Vélo'v, il serait bon d'aller voir à l'étranger (ou pas si loin, Genève, Grenoble pour les contresens, Strasbourg pour le réseau...) les recettes qui fonctionnent depuis des dizaines d'années, et à mandater votre Police Municipale pour aller nettoyer les pistes cyclables des véhicules qui y stationnent en cette pré-rentrée plutôt que de verbaliser les cyclistes qui empruntent le trottoir du pont Galliéni en l'absence d'autre choix viable!

Soucieux du développement durable Collomb ? Quelle bonne blague !!! La tour oxygène parlons-en : plus de 475 places de parking voiture sont prévus pour 2000 personnes alors que la tour Oxygène est à 100 mètres de la gare de la part Dieu, de 2 lignes de tram, d'une ligne de métro et de dizaines de lignes de bus. C'est en total contradiction avec l'esprit du plan de développement urbain.
Ah oui pour les discours et les inaugurations Collomb est bon, pour le reste lui et son adjoint Touraine n'ont aucun courage politique en terme de transports urbains.
Au fait, on pourrait croire qu'avec le developpement des pistes cyclables il serait exigé que cette "fantastique" tour abriterait un grand parking pour les vélos... mais non, ça c'est trop simple comme idée !

@vercingétorix: ce sont des projets menés en partenariat avec le privé. Du coup c'est la ville qui avance et pour moins cher. Elle est pas belle la vie ?

il doit y avoir une erreur, vous parlez de Bourgoin à 1h30 de Lyon. Il doit s'agir de 30 minutes.

Bon plan com d'un "petit baron" local du ps avec la complicité des journalistes !


G. Collomb est très éloigné et déconnecté des difficultés et problèmes quotidiens des lyonnais, comme toujours...
G. Collomb fait dans l'auto-satisfaction, comme toujours....

@Romain Blachier : j'ai du mal à voir en quoi la ville "avance" qualitativement grâce aux projets Confluence, Oxygène ou Incity.
Alors quantitativement, oui, on aura plus de béton pour moins de friches et d'espaces verts. Mais qualitativement ...
Collomb veut être un maire de "grands travaux", mais il a oublié que les Lyonnais veulent avant tout que leur vie quotidienne soit améliorée, par des actions simples et peu coûteuses comme la multiplication des pistes cyclables, la gratuité des transports en commun (qui coûterait moins cher que l'actuel système du tout-sécuritaire !), le développement des zones piétonnes, ou encore l'augmentation des aides aux lieux culturels (quand on voit que leur faiblesse a fait coulé l'association Kao Konnection ...).
Mais bon, il y a sûrement moins de comm' à faire sur ces sujets là, doit-il penser.

Quand je lis "Mais pour éviter que les villes ne s'étendent à l'infini, mitant le paysage et multipliant les déplacements individuels, il faut densifier les centres". D'accord pour le logement mais ce que Collomb et sa fausse majorité de gauche fait à la Part-Dieu c'est du Bureau, et encore du bureau avec des salariés qui feront construire un pavillon à Decines ou dans le nord-isère car on aura perdu la mixité des espaces dans la ville. Non au monopole de bureau. Arrêtons de mettre le mot "densité" à toutes les sauces. Il n'est pertinent que pour le logement.

Une tour ne peut-être écologique. Voir pourquoi sur le site d'Audaces : http://audaces.fr/

D'ailleurs les promoteurs d'in-city ont avoué le 2 juillet dernier lors d'une réunion à la mairie du 3e qu'il n'y aurait pas de système éolien sur le toit de la tour et que les quelques panneaux solaires seraient là car il est déplacé en 2009 de ne pas en mettre mais que leurs apports seront anecdotiques au regard des dépenses énergétiques du bâtiment.

Dommage que le dossier de presse soit un nid de mensonge cachant la réalité de la politique si éloignée de l'écologie de Gérard Collomb.

@ Romain Blachier :

Archi Faux. La ville n'avance pas, elle recule, quand un partenariat se fait au bénéfice exclusif du privée c'est que public s'est fait avoir. Sur presque tous les tableaux.

L'exemple le plus édifiant est Grôlé que votre bon maire a vendu pour une bouchée de pain (demandez à un immobilier). Quand on fait des partenariats avec le privé c'est pour que l'intérêt général s'y retrouve et celui ci ne se mesure pas à la "tonne de béton produite". .

Ou est l'intérêt général derrière la construction d'Oxygene et d'In City ? Derrière l'OL Land ? Ne s'agirait il pas d'intérêts "simplement" privés ?

D'ou votre remarque sur "elle est pas belle la vie?" vous auriez du rajouter "du côté des promoteurs". Cela aurait été plus clair.

Tour Elithis à Dijon, à énergie positive. Même si les coûts écologiques de la construction ne sont pas intégrés, cela reste intéressant. Par contre, il s'agit là encore de bureaux, et il est clair que la densification passe par l'habitat comme le rappelle très justement Steve.

http://www.ecoattitude.org/accueil/node/230

La tour est construite et fonctionnelle aujourd'hui et respecte la présentation qui en est faite.

Vous reprendrez bien deux petits S ?

- il faut densifier les centreS

- le plan de déplacementS en modes doux

La part modale vélo de 2,5 % est calculée sur Lyon et Villeurbanne, pas sur le Grand Lyon où elle serait plutôt de 1,7 % d'après l'enquête ménages déplacements (EMD).

En supposant que le plan Vélo soit mené à bien, on atteindrait 500 km de pistes et bandes cyclables en 2014. Soit 20 % seulement du total de la voirie du Grand Lyon.

Le plan vélo est intéressant mais pas assez ambitieux. Pour preuve, Lyon rêve de passer de 2,5 % à 5 % seulement de part modale. Le retard sur les autres villes va se creuser.

Pour information, voici quelques parts modales vélo :
Grenoble : 7 %
Strasbourg : 10 à 12 % (enquête EMD en cours)
Munich : 15 %
Bologne : 25 %
Amsterdam : 40 %
Copenhague : 55 % (37 % dans l’agglo)

@ Maître Capello : cela faisait longtemps que nous ne vous avions pas lu. C'est bon signe, non ? Ol.B.

@ Tataria

Quand vous utilisez l'expression "les Lyonnais veulent avant tout... la multiplication des pistes cyclables", je vous en supplie, ne parlez, qu'au nom des 1.7 % de lyonnais, qui utilisent le vélo en ville. Et ne vous appropriez pas l'avis des 98.3 % des autres lyonnais, qui n'ont, qu'à faire des délires cyclistes de quelques écolo-bobo de centre-ville.

La situation lyonnaise prouve à l'évidence un fait: celui, que la multiplication des investissements cyclistes ne poussent absolument pas les gens à utiliser leur vélo en ville. Pour preuve, la multiplication des investissments réalisés en ce domaine et à contrario, la baisse continuelle du trafic vélo (http://www.grandlyon.com/index.php?eID=tx_cms_showpic&file=uploads%2Fpics%2Fcomptage_velos_2009-06_01.gif&width=1000&height=600m&bodyTag=%3Cbody%20style%3D%22margin%3A0%3B%20background%3A%23fff%3B%22%3E&wrap=%3Ca%20href%3D%22javascript%3Aclose()%3B%22%3E%20|%20%3C%2Fa%3E&md5=0d5b274a8211728b0d012f60649bb6b9), notamment celle des vélo'v...

Salut !

En complément "infrastructure vélo".
Ma petite remarque:
-- la "route" Cyclotouriste" Genève / Méditerranée passant par Lyon avance bien !

Mais bon, là on ne parle plus ni de Vélo "costard", ni de % de part modale, ni du monopole Decaux ...

Happy Ride :)

Rien à ajouter sur le bétonnage de la Part-Dieu, je ne connais pas assez le sujet, mais les argumentaires critiques développés plus haut me semblent assez crédibles.

Concernant la place des cyclistes dans l'agglomération, il est consternant de noter le décalage entre les objectifs de 1997 et la situation actuelle. La révolution culturelle n'a pas eu lieu, tout au moins dans l'esprit des politiques décideurs. Et on attend sur le terrain que communication et poudre aux yeux soient remplacées par de réelles avancées de l'infrastructure.

Personnellement, je ne vois à part la voie de circulation sur les berges du Rhône aucun équipement digne de ce nom. Même la rue de la Part-Dieu, réalisée sur la base d'une bonne idée, a du mal à tenir ses promesses. Végétation envahissante, qualité du revêtement, intersections difficiles...

Le reste du "réseau" est affligeant : "bandes" cyclables constamment creusées de chantiers de canalisation et rebouchées à la hâte, où circuler à vélo devient un calvaire pour le dos, proximité avec l'ouverture des portes des voitures en stationnement, encombrement dû au stationnement en double-file, et j'en passe...

Un autre point qui me pose question : comment se calculent ces 7% d'augmentation de l'accidentologie cycliste ? Par le nombre d'hospitalisations ou d'arrêts de travail ? Si c'est le cas, quid de l'ensemble des chutes "sans gravité" mais qui pourraient avec moins de chance provoquer de vrais drames ?

@ Ununquadium : vous êtes vraiment à côté de la plaque, c'en est dramatique...

Gérard collomb un Maire visionnaire,

Je regrette de lire dans les commentaires certains propos qui me semble apartenir au passé.

Nous somme le pays de l'Europe Occidental a ne pas avoir une ou deux ville de provinces puissante sur le plan econnomique et surtout de notoriété Européenne voir mondiale.
Gérard Collomb a fait un travail exemplaire,il faut reconnaitre que notre ville a changer, la presse internationnal comme nationnal a par ailleurs saluer cette metamorphose.

Il est bon de rapeler qua notre ville de lyon arrive en tête des classement des villes d'Europe pour son dynamisme economique voir sa qualité de vie.

Une grande Ville ce construit avec ses habitants mais aussi a travers ses grandes realisations architecturals, tours, musées.......


@ Ununquadium

Bobos les cyclistes ? Et à Copenhague avec plus d'un habitant cycliste sur deux, il y a donc un bobo sur deux ?

Continuez, vous êtes très amusant !

@ Maurice garin,

Amusez vous s'il vous plait de le faire, mais vous n'apportez aucun élément de contradiction à mes derniers propos. Quand on est en panne d'argument, il ne vous reste, que l'invective...

Et puis demandez au Grand Lyon les derniers chiffres de fréquentation de Vélo'v. Les derniers publiés restent ceux du début de l'année.

@ Ununquadium ou Aquilon (on s'y perd)

je ne vous invective pas, je fais un peu d'ironie, ne prenez pas la mouche

en revanche, vous désignez les cyclistes comme des bobos, ce qui est parfaitement réducteur et faux

quant aux chiffres de stagnation du velo'v, ils sont bien réels, mais il n'y a pas que les velo'v dans la ville ! le nombre de cyclistes est en augmentation. Et c'est tant mieux, ca nous permet à tous (dont vous) de mieux respirer

"...le nombre de cyclistes est en augmentation..."

Pas tout à fait. En tous cas, pas d'après les chiffres publiés par la communauté urbaine :

http://www.grandlyon.com/Comptage-des-velos.2231.0.html

Au mieux, ça stagne, au pire, ça baisse !

Seriez-vous donc un de ceux, qui préparent (mal) les dossiers du maire de LYON, vous savez, celui, qui claironne, que le vélo à Lyon, c'est une affaire, qui roule ?

Merci pour ce lien qui vient confirmer ce que je dis : + 80 % de vélos en 4 ans ! Oui, j'appelle ça une augmentation. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas se rendre compte qu'il y a plus de vélos à Lyon qu'avant !

Cela dit, vous avez raison, d'après le dernier comptage, il y aurait une baisse de 7 946 à 7 928 vélos sur 16 carrefours entre mai et juin 2009. Soit 18 vélos de moins… La belle affaire ! Si cette baisse de 18 vélos en un mois vous parait plus significative qu'une hausse de 3 540 vélos en 4 ans, je m'incline :o)

Ceci étant dit, je ne pense pas du tout que le vélo soit une affaire qui roule à Lyon ! Nous sommes super en retard par rapport à des villes comme Grenoble ou Strasbourg. Il y a encore du boulot.

@ Maurice,

Vraiment t'exagères Maurice !

Vous devriez vous intéresser à des notions statistiques comme la moyenne mobile et autres, qui vous montreraient, que la tendance constatée depuis 2005 est bel est bien cassée, ce, depuis plusieurs mois désormais.

la vogue du vélos à Lyon, si vogue il y a vraiment eu, a été générée pour partie (Environ 25 %) par le buzz créé autour du système "Vélo'v". A la lecture des statistiques publiées par le Grand Lyon, la mode est visiblement passée. Pour les 3/4 restant du trafic cycliste, il s'agissait de vélos "privés". Probablement des gens, bobs et autres "amis des bêtes", qui se sont essayés au vélo, pour se tourner après quelques essais infructueux, vers d'autres modes de déplacements plus efficients (Deux roues motorisés, etc).

Ensuite, tenter de comparer la situation d'Amsterdam, Grenoble ou Strasbourg à celle de Lyon me parait être une tentative pour le moins aventureuse. Car la topographie de ces villes est totalement différente. Plate comme une galette pour les trois premières, torturée pour la seconde. Et ce n'est pas avec un ascenseur à vélo, que vous modifierez cet état de fait.

Je vous suggère donc le thème de votre prochain combat pour rendre cette ville enfin cyclable et donc respirable : Araser ces foutues collines pour, que la circulation à vélo y soit enfin rendu possible !

Ah c'est vrai, Lyon est une ville de montagne, j'avais oublié ! Je me joue quotidiennement du col de la Part Dieu, du massif de la Guillotière, du mont Terreaux, du précipice de Gerland et du sommet de Croix Luiset.

C'était quand même un sacré pari pour Decaux de tester son système dans une ville avec autant de cotes ! On se demande par quel miracle ça a pu marcher.

Je reconnais qu’une ville totalement plate offre des facilités pour le vélo. Mais prenons l’exemple de Tübingen en Allemagne, connue pour ses pentes et ses rues en escaliers. Vous connaissez la part modale du vélo là-bas ? 20 % : trop forts ces Allemands !

Et Bale par exemple, avec ses collines. La part modale vélo y est de 25 % (oui, 10 fois plus qu’à Lyon). Ah ces Suisses, incroyables !

D'habitude, on me fait plutot le coup de la météo qui empêche de pédaler. Mais là, avec Strasbourg et Amsterdam, vous avez bien fait de vous abstenir ;o)

Fourvière, La Croix Rousse ? C'est quoi pour vous ? Bref, passons...

Et admettons vos arguments.

Si ce n'est la météo, ni la topographie des lieux, qu'est-ce qui fait, que de moins en moins de lyonnais utilisent le vélo en ville (Cf. stats Vélo'v et de comptage des vélos du Grand Lyon citées précédemment)?

Vous ne pouvez pas me répondre "l'insuffisance d'aménagements", puisque depuis plusieurs mandatures, des dizaines de km d'aménagements cyclables ont été réalisés, notamment par le maire actuel de droite. Ca, vous ne pouvez décemment pas le nier (Même s'ils sont mal fait, sans concertation préalable avec les cyclo-bobos-écolo-ultra-gauchistes, etc).

Serait-il donc possible, que ce soit les cyclistes eux-mêmes avec leur attitude prosélyte, qui soient en cause ? En effet, leur constance à instrumentaliser ce qui n'est à la base qu'un bête mode de locomotion, pour en faire l'étendard de la décroissance, du repli intellectuel, de la peur de l'avenir rebutent les masses populaires, qui fuient comme la peste l'embrigadement idéologique. La meilleure preuve de cela, réside dans les commentaires désapprobateurs et acerbes des quelques participants à la fête du vélo 2009, eu égard aux provocations des vélorutionnaires...


Nota : quant à l'exemplarité des allemands, vous repasserez. Parce que s'ils sont les champions européens de la pratique du vélo urbain, ils sont également les premiers consommateurs de produits hydro-carbonés (Pétrole, charbon) et parmi les premiers émetteurs de gaz à effet de serre en Europe...

Il semble que l'appellation "cyclo-bobos-écolo-ultra-gauchistes" soit ici une insulte suprême quand on souhaite dire du mal des cyclistes.

Au petit jeu du miroir linguistique, toujours très révélateur, les cyclistes doivent-ils opposer à leurs détracteurs l'expression d' "automobilo-prolo-fascistes" ?

Non, franchement, ce serait descendre trop bas.

Restez zen !

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Si vous avez déjà un compte TypePad ou TypeKey, merci de vous identifier.



Partenariat

Liens

Alertes Messenger

Sur Liberation.fr