09/09/2009

La crème des lycées lyonnais en grève

EDUCATION réactualisé à 18h30 - La très prestigieuse Cité Scolaire Internationale de Lyon n'a toujours pas fait sa rentrée. En effet, fait assez rare dans cet établissement public multilingue accueillant 2000 élèves de l'école primaire à la terminale (principalement des enfants d'expatriés et bi-nationaux), la plupart des enseignants sont en grève, soutenus par les parents. En cause : le proviseur, à qui ils reprochent de ne pas avoir réussi à pondre en temps et en heure un emploi du temps cohérent pour la rentrée. Et plus globalement son manque de travail. Ils demandent sa démission. Ambiance…

Cours qui se chevauchent, problèmes de salles, nombre d'heures insuffisant ou trop important… Les élèves n'étaient pas répartis dans leurs groupes de langues. Selon les profs, soutenus par les représentants de parents d'élèves, il était de toute manière impossible de faire cours normalement tant l'emploi du temps avait été réalisé en dépit du bon sens. Alors, dès vendredi dernier, faute de pouvoir assurer leurs cours, ils ont demandé aux parents de ne plus amener leurs enfants, tant qu'une solution n'était pas trouvée.

François Chabot, le proviseur, fait - tranquillement - amende honorable. Sans toutefois s'affoler de la fronde, aussi violente soit-elle. Il évoque "quelques problèmes d'organisation", explique que "l'emploi du temps est une tâche difficile, surtout dans un établissement comme celui-ci " (les élèves de la cité internationale préparent parallèlement les examens français et ceux de leur pays d'origine dans leur langue). Il précise que ses deux adjoints en charge de cette tâche ont été remplacés cet été, ce qui la compliquait encore. Et trouve, en conséquence, le procès "un peu dur". "Je crois que cette grève est l'occasion de ressortir de vieilles rancoeurs". François Chabot ne manque pas de rappeler au passage les résultats de son lycée : 96% de réussite au bac. "Pour un établissement totalement désorganisé, ce n'est pas si mal", répond-il, sans se départir d'un flegme confiant sur l'issue du conflit.

Les enseignants et parents d'élèves ont pourtant réclamé sa tête, à l'issue d'une réunion avec les représentants du rectorat. Et sembleraient l'avoir obtenue… avec une promesse de mutation pour la rentrée 2010. "Un premier pas", selon Judicaël Courant, représentant FCPE. Mais encore insuffisant. Les crispations sont telles que parents et profs souhaitent avoir également l'assurance de disposer d'un autre interlocuteur durant cette année. "Il reste là mais on ne veut pas avoir affaire à lui", résume le représentant FCPE. Même son de cloche du côté des profs. "Depuis qu'il est en poste, cela se passe très mal, personne n'arrive à travailler avec lui (…) C'est quelqu'un qui campe sur son autorité, au mépris du bon sens pédagogique et avec qui nous avons des problèmes relationnels importants", explique un enseignant en SVT.

Le proviseur identifie les "rancoeurs" qui nourriraient le fond de cette grève comme la suite d'un conflit datant du mois de juin dernier. Où profs et parents lui avaient déjà reproché son laxisme. Une soirée lycéenne avaient en effet "dégénéré". "Dégénéré", le terme est employé à l'échelle des problèmes d'un lycée comme la Cité scolaire internationale. En effet, les élèves de terminales avaient balancé de la farine, des oeufs et confettis lors d'une fête. L'un d'entre eux s'était baigné dans Rhône (le parc du lycée se situe sur les berges du Rhône). Le proviseur avait laissé courir, jugeant inutile de prendre des sanctions. Le 15 juin dernier, les enseignants avaient lancé une première journée de grève.

Quelques temps plus tôt, un élève avait été au contraire "injustement sanctionné" et le proviseur avait refusé de revoir son jugement. Là aussi, le problème est à l'échelle des soucis du lycée international : (que les âmes sensibles et personnels d'établissement situés en zones sensibles évitent de lire ces lignes) un élève avait refusé de quitter la bibliothèque car il souhaitait continuer à travailler. La sanction avait été implacable : deux mois d'interdiction de bibliothèque. Les parents avaient alors hésité à porter l'affaire devant le tribunal administratif.

Au-delà de ces épisodes qui ont visiblement fait déborder le vase de mécontentements, l'ambiance à la cité internationale semble s'être dégradée vivement depuis l'arrivée de ce proviseur. Parents et enseignants lui reprochant, entre autres, d'avoir transformé la vocation d'accueil des élèves étrangers au profits de lyonnais, ou encore d'avoir créer des classes surchargées.

La grève a été reconduite mercredi après-midi en assemblée générale. Le travail pourrait reprendre lundi, lorsque les emplois du temps seront enfin prêts. Et à condition que les grévistes soient assurés de ne plus avoir à faire à leur proviseur.

Alice Géraud

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Voici les sites qui parlent de La crème des lycées lyonnais en grève :

Commentaires

Je suis un ancien élève de la CSI (j'ai passé le bac en 2004) et je ne peux que déplorer la dégradation de la bonne ambiance qui était celle de mes années de lycée.

J'y retourne souvent et il est vrai que l'augmentation des effectifs n'est pas étrangère à cette situation (à mon époque, ma classe de terminale comportait environ 24 élèves ; l'année dernière, il y en avait environ 34). Cela devrait peut-être faire réfléchir les adeptes de la réduction des postes dans l'Education nationale...

Pour Alice : les baignades dans le Rhône sont une tradition, il y en a tous les ans. Je ne vois pas comment on pourrait sanctionner cela. En revanche, pour le reste et ce qui s'est passé à l'intérieur du lycée, l'année dernière a véritablement dégénéré, je confirme...

En tout cas, je soutiens ce mouvement ; je dois beaucoup à la CSI qui reste un excellent lycée, où j'ai passé de formidables années, où les multiples cultures et nationalités qui se côtoient sont une véritable richesse, et il serait dommage de perdre cela. Entre 2001 et 2004, à ma connaissance, il n'y avait pas de problèmes d'emploi du temps...

Bon courage à tous.
Un ancien (toujours plus ou moins présent...)

Sincèrement à la lecture de cet article, je me demande vraiment où Madame Alice Géraud est allée chercher ses informations sur le mouvement actuel à la CSI, tant son article est réducteur et incomplet.

Je suis professeur à la CSI ,d'ailleurs abonnée à Libé, et je suis choquée par plusieurs passages de cet article:
Non, nous n'accueillons pas principalement des enfants d'expatriés et de bi-nationaux, nous accueillons AUSSI des élèves de notre collège de secteur de Gerland, des élèves lyonnais et des élèves étrangers provenant de milieux socio-professionnels variés .

Les deux précédents adjoints ont certes été remplacés, mais parce qu'ils ont demandé et obtenu une mutation ...

Les problèmes de la CSI sont beaucoup plus profonds que l'épisode de la bibliothèque, et que celui de la fête des Terminales qui a dégénéré, et notre mobilisation ne mérite pas une telle ironie.

Il faudrait que Mme A. Géraud prenne le temps de s'informer de façon plus approfondie pour éviter les commentaires réducteurs .

Pour information : démantèlement de la spécificité internationale dans l'établissement, pas de projet d'établissement depuis 2 ans, réels problèmes dans la vie scolaire du lycée, gestion insuffisante du réseau informatique ... sont des difficultés importantes .

Les enseignants souhaitent sortir rapidement de cette grave crise et pouvoir travailler dans des conditions correctes .

Je demande à madame Géraud de faire un vrai travail de journaliste d'investigation, de se donner la peine de se déplacer et d'entendre les différentes parties en cause dans cette situation conflictuelle.
C. Bouchard

Je suis également choquée par le ton de cet article. Non, les enseignants et parents ne font pas grève par caprice d'enfants gatés, mais parce que la vie à la CSI devient impossible du fait notamment des sureffectifs non controlés par le proviseur (800 élèves pour un collège prévu pour 500): aucune salle de permanence pour travailler, une bibliothèque plus qu'exigue vu le nombre d'élèves, plus de place pour s'assoir à la cantine, donc certains ne mangent pas. l'informatique ? connait pas ou très peu, la température ? moins de 10 ° l'hiver, plus de 35 l'été: bref, une bonne moyenne. On est bien loin de conditions matérielles révées! Quand on y ajoute une volonté de contrer systématiquement tout projet pédagogique, une discipline tantôt stricte à l'extrème, tantôt totalement laxiste, un emploi du temps qui ne peut fonctionner (2 classes dans une même salle, un prof supposé faire cours en même temps à 3 niveaux différents dans 3 salles différentes), on a tous les ingrédients pour une situation explosive. Je ne peux que saluer le courage des enseignants en grève et soutenir le mouvement. L'équivalent des sections internationales de la CSI n'existe pas ailleurs dans le public dans le Rhône, et seulement partiellement dans le privé à un prix inabordable pour bon nombre de CSIsiens. Bon courage et "tenez bon!". une maman d'une CSIenne.

Madame Géraud,

Je suis élève à la Cité Scolaire Internationale depuis quelques années. Je ne vais pas répéter ce que Mme Deruaz a clairement exprimé mais seulement ajouter que le simple fait que vous ayez omis (délibéremment ou non) des faits d'une importance considérable rend votre article purement mensonger.

Je suis moi meme eleve a la CSI en terminale cette annee. Je deplore les conditions dans lesquelles c'est deroulee cette rentree, tout en soutenant a 100% la greve de mes professeurs. J'ai moi meme aussi quelques soucis avec ce proviseur, en effet, l'annee derniere, lors d'un petit "accrochage" en cours d'allemand avec un de mes camarades, mes parents ont souhaite avoir une reunion avec le proviseur afin d'en parler. Le proviseur n'a jamais repondu aux nombreux courriers envoyes par mes parents et n'a jamais souhaite me recevoir dans son bureau pour parler du probleme... Ceci n'est qu'un exemple, mais montre tout de meme le manque d'interet que porte ce proviseur a ses eleves et parents d'eleves. Pour ce qui est de cet article, je dois dire que non, les problemes a la CSI ne se resument pas juste aux emplois du temps, mais a toute l'administration en general. En ce qui concerne les baignades, je ne vois pas en quoi ca pose un probleme ... Je suis a la CSI depuis presque 4 ans maintenant (avant l'arrivee de Mr. Chabot) et je peux vous dire que j'ai vu la situation degeneree de plus en plus !

Je suis Auxiliaire de Vie Scolaire à la CSI depuis l'an dernier.
Une bonne partie de l'article est véritablement incomplet : les débordements de la fête de fin d'année ont été beaucoup plus importants que ça : détérioration de matériel de nettoyage et des alarmes incendie, jets de pétards par des Lycéens dans des classes de collège, taggage divers et variés, agressions de personnes etc.
De plus ces méfaits ont été la cause d'élèves "connus des services" qui étaient clairement là dans le but de saccager la CSI, et sûrement pas de fêter quoi que ce soit.
J'ai eu par ailleurs affaire à ces mêmes élèves (de secteur...) dans l'exercice de ma profession ; leurs absences répétées (parfois jusqu'à 120 demi journées), leur exécrable comportement en cours n'ont jamais été sanctionnés par le Proviseur alors qu'il en eut l'occasion pendant un Conseil de Discipline les concernant.
La réponse du Proviseur et de la CPE Lycée à mon encontre : "on ne peut rien faire".
Je leur rappelle par ailleurs que l'Inspection Académique organise des Formations pour les CPE, dont une intitulée "Comment gérer l'absentéisme".
Madame la Journaliste : au boulot...ça manque de sérieux cet article.

@"CSIens" mécontents,
Cet article n'est pas une copie mais un article dont "nous" avons défini le sujet, sujet sur lequel "nous" nous permettons de donner notre point de vue, fusse-t-il empreint d'ironie. Ce qui ne vous empêche pas de donner "vôtre" point de vue (cet espace sert à cela), forcément différent. Notre regard, en tant que journaliste, est en effet extérieur à ce conflit. Et entend bien le rester.
Nous publions l'ensemble de vos commentaires, à l'exception de ceux qui relèvent de la diffamation (allez, sauf à notre encontre, car nous sommes bonne pâte !) ou de l'incitation à la haine, à la violence et au racisme (à ce propos, merci de bien vouloir raison et respect garder à propos des élèves que vous appelez de "secteur"...).
Les informations de cet article sont toutes tirées d'interviews d'enseignants et de parents d'élèves. Elles ont été recoupées et ne me paraissent pas être contestables. A savoir : une majeure partie du corps enseignant, soutenu par les parents, s'est mis en grève suite à un énorme cafouillage d'emploi du temps à la rentrée imputable au proviseur. Cette grève est le murissement d'une exaspération de plus en plus forte vis à vis de ce même proviseur. Qui, lui, ne voit pas où est le problème.
- Le ton de cet article, et plus précisément d'une remarque ironique qui semble avoir cristallisé l'ensemble des commentaires, ne change en rien la réalité des faits. Il est simplement, et une fois de plus l'expression d'un point de vue. Que nous assumons.
- Enfin, vous nous reprochez de ne pas avoir réalisé de reportage long et complet sur la situation de votre établissement. Nous serions évidemment ravis de nous plonger sur ce sujet, et envisageons de le faire très prochainement.
Bien cordialement,
Alice Géraud/LibéLyon

Moi j'aime bien le ton de ce papier, j'aime moins le côté "je monte sur mes grands chevaux" des commentaires. Il me semble que les mécontents devraient prendre un peu de recul face à leurs soucis...
C'était sans doute l'objectif des deux remarques gentiment ironiques sur la gravité toute relative des "événements inciviques" de l'année passée. Mais l'ironie est incompréhensible à celui qui, trop engagé dans ses certitudes, ne prend pas le temps de la réflexion objective.
Peut-être qu'effectivement le proviseur à mal fait son boulot, très franchement je suis trop loin de l'affaire pour en juger : mais quel est le rapport avec le travail soit-disant bâclé de la journaliste qui ne fait qu'apporter de l'info sur un sujet dont la chaleur d'ailleurs ne dépasse pas le microcosme des élèves/prof/parents de l'CSI. Les CSIsiens comme ils se nomment regardent un peu trop leur nombril, on connaissait "les imbéciles heureux qui sont nés quelquepart", voilà maintenant les "imbéciles heureux qui étudient au CSI". Au fait, mon lycée s'appelait le lycée Talma, et ça ne nous serait pas venu à l'esprit de nous proclamer les "Talmaciens", pourtant quelle classe, toutes ces jolies tâches noires sur fond blanc. Bien à vous.

Enseignant à la CSI, j'ai , comme nombre de mes collègues, longtemps enseigné en ZEP ( 13 ans à Sarcelles en ce qui me concerne).Les invitations ironiques adressées aux "âmes sensibles et aux personnels d'établissement situés en zone sensible " qui moquent "l'échelle des soucis du lycée international" relèvent à mes yeux de la démagogie et de l'approximation.

Je me désole que l'article ne présente pas la spécificité de l'établissement et en particulier la diversité de sa population scolaire : sa véritable richesse puisqu'elle invite justement à se défaire du "prêt-à-penser".

Malheureusement, le ton assumé de l'article revèle surtout un préjugé.

Une précision: Le "parc du lycée" sur les "berges de Rhône" n'est rien d'autre que l'espace public et non un lieu réservé aux seuls élèves qui pourraient s' y détendre en toute sécurité sous la responsabilité de l'établissement.

Pierre Dadé-Brenjot.


Madame Géraud, le soucis c'est que vous vous permettez d'émettre un avis empreint d'ironie sur un sujet que vous ne maîtrisez pas, et contrairement à ce que vous dites, les faits en sont changés. D'ailleurs à ce propos, je vous lance une perche en parlant des élèves de "secteur", et vous vous jetez les deux pieds dedans en me demandant "de bien vouloir raison et respect garder à propos des élèves que [nous] appel[ons] de "secteur"".
Sous-entendez-vous quelque chose à propos de ce secteur dont nous devrions nous méfier ?
D'accord, je vais faire votre travail : ce secteur est effectivement connu pour être plus proche de l'ambiance des établissements "à problèmes" (problèmes visiblement plus importants à vos yeux que les nôtres...sans les connaitre, mais passons). Si je fais un vrai travail de constatation des faits (d'autres appellent ça du journalisme), je vois qu'effectivement, cette poignée d'élèves, qui ont pourtant la chance d'être dans un des plus prestigieux établissements lyonnais, ne saisissent pas la chance qu'ils ont de bénéficier d'une bonne ambiance et d'un excellent enseignement. Mais cela est un autre débat.
Je me souviens quand même qu'en avril dernier, un conflit a éclaté entre ces mêmes élèves, et un AVS. Le Proviseur a préférer demander à l'AVS de partir plutôt que de renvoyer momentanément les élèves (chose demandée par de nombreux professeurs durant le conseil de discipline). Comme aucune sanction n'est tombée, une totale impunité s'est faite sentir jusqu'à la fin de l'année, d'où les graves débordements de la Fête de fin d'année. CQFD
Pour en revenir à nos moutons, le problème de votre article (et le commentaire de Papayo le prouve), c'est que vous sous-entendez que la "haute bourgoisie de la CSI" se dramatise de quelques confettis.
Vous avez tellement bien fait votre boulot que Papayo doute de notre sincérité, mais de doute pas de votre excellent travail. Bravo.

Ancien élève de la CSI (c'est un défilé), je n'ai pas vraiment de problème avec le ton de cet article. Un peu d'ironie (assez gentille par ailleurs) ne peut pas faire de mal pour relativiser la situation et me paraît assez compréhensible pour un regard extérieur: on peut difficilement nier que les problèmes de la CSI sont parfois des problèmes "de riche".

Ceci dit cela n'enlève rien à la légitimité du combat des professeurs: un proviseur négligent et maladroit entrainerait les mêmes troubles dans n'importe quel lycée. D'ailleurs l'article expose clairement les faits, il me semble. Je leur souhaite bon courage et j'espère qu'ils seront entendus.

Par contre,

> Alice Géraud (dans les commentaires)
Je trouve étonnant que vous dégainiez si vite l'accusation de racisme à propos du terme "secteur" employé dans un commentaire ci-dessus. Je suis curieux de savoir ce qui vous fait penser cela, les "secteurs" étant tout simplement les étudiants du secteur de Gerland qui rejoignent la CSI au lycée. Quand on connait le nombre d'étudiants étrangers à la CSI en général, on peut supposer sans peine que c'est probablement la section de la CSI qui contient le plus de français...
A mon époque il n'y avait pas de problèmes d'intégration mais je suppose que l'augmentation du nombre de nouveaux élèves augmente forcément les effets de bandes.

> Papayo

Vous avez raison dans votre lecture de l'article mais il est inutile de manier l'insulte. Je trouve plutôt sain que les étudiants d'un lycée aient un rapport suffisamment positif à leur établissement pour avoir le sentiment de faire partie d'une communauté. Rien d'élitiste ou de sectaire là dedans, par ailleurs, ce n'est pas les "csiens" contre le reste du monde et nous ne portons pas de badge pour nous identifier en soirée...
Vous préférez des élèves complètement indifférents voire en rébellion contre leur établissement?

J'en profite pour rappeler que la CSI est un lycée public, qui ne vire pas d'élèves pour atteindre son taux de réussite au bac; on n'est pas à Louis le Grand et Gerland n'est pas le 16ème arrondissement parisien.

et si Libération avait fait une enquête dans ls deux établissements précédents de ce Cher Monsieur Chabot -en Saone et Loire- les lecteurs auraient compris que ses pratiques sont anciennes....
Les profs de Macon et de Tournus et les parents ont été contents de le voir partir à LYON.......

Libé doit envoyer un journaliste à Macon où
sire Chabot a laissé des traces de son long séjour.

Je suis parent d'un élève de la CSI, qui regroupe des sections à vocation internationale (des sections internationales proprement dites, massivement majoritaires en effectifs, à destination d'élèves étrangers et d'élèves français bilingues, des sections euro et une section orientale) et des lycéens de secteur.

D'une part il est cocasse que des enseignants, je suppose grévistes, de la CSI critiquent une journaliste sur le contenu d'un article, pourtant le plus complet de toute la presse, alors même que les informations communiquées aux parents d'élèves sur les tenants et les aboutissants du mouvement ont été d'une indigence insigne: à la date d'aujourd'hui, pas de lettre ou de tract d'explication de la part des enseignants grévistes, le site officiel de la CSI en berne (depuis 2005 il est vrai), un proviseur et un rectorat coresponsables et aux abonnés absents (cf le site du rectorat absolument muet sur un mouvement qui paralyse un établissement de 1500 élèves du primaire au lycée) des associations de parents d'élèves juges et parties, assénant des affirmations de caractère général (par ex atteintes à la vocation internationale de la CSI) sans vouloir les accompagner de données chiffrées (leur diagnostic) et les éclairer de projets précis (leur plan d'action).

D'autre part, des propos publics en réunions de parents d'élèves, notamment lors de l'AG du mercredi 9/09/2009 montrent que l'objectif de certains représentants de parents d'élèves de sections internationales est bien de se débarasser des sections euros et des lycéens de secteur. Ces revendications sont elles soutenues par les professeurs ? Mystère !

En conclusion: merci à la journaliste de Libé!

On croit rêver en lisant les articles de la presse lyonnaise, tant il semble aux habitants de Saône-et-Loire que l’histoire se répète à l’identique ! Le proviseur incriminé a en effet sévi 10 ans dans un collège de zone ZEP à Mâcon, où il a créé les mêmes problèmes, paraissant indélogeable malgré les désordres suscités et les divers courriers et manifestations destinés au rectorat, qui, comme à Lyon, a joué la montre et la surdité administrative. Dès le début il a détruit l’ambiance d’un collège qui fonctionnait très bien, pratiquant le harcèlement à l’égard de tous les personnels, y compris ATOS, cherchant (et trouvant, hélas) la faille des plus faibles, à la limite parfois de la légalité (contrôle abusif des congés de maladie par exemple), réduisant à néant les efforts d’un adjoint qui avait le tort de « pactiser » avec les enseignants (on aimerait savoir pourquoi les deux adjoints de la CSI ont démissionné…), décourageant de jeunes (et de moins jeunes d’ailleurs) CPE de bonne volonté, qui partaient ou baissaient les bras les uns après les autres. On a vu des crises de larmes en salle des profs… Pendant ce temps-là, les élèves les plus difficiles prenaient le pouvoir, tandis que des parents, de plus en plus nombreux, cherchaient à obtenir des dérogations. Une copie conforme de la fête de fin d’année de la CSI a même eu lieu lors de « portes ouvertes » dans ce collège, le principal « n’entendant » même pas les insultes qui lui étaient adressées, hurlées depuis le dernier étage de l’établissement. Après des incidents au cours desquels des élèves d’un collège rural se sont fait agresser, son collège a été interdit d’organisation du Brevet ! De plus, durant les épreuves, des élèves hurlaient dans la cour, sans qu’un surveillant (à quoi bon ?) intervienne pour les déloger, à la stupéfaction des professeurs surveillants venus d’ailleurs !
Une des dernières années de son « règne », il y a eu plus de 30 demandes de mutations, certains « piliers » de l’établissement obtenant une affectation dans d’autres collèges du secteur à 2 ou 3 ans de la retraite… Cela n’a apparemment pas inquiété outre mesure le rectorat, le principal n’acceptant de partir qu’en devenant proviseur (il annonçait déjà ouvertement à l’époque son intention d’obtenir la direction d’un grand lycée lyonnais…). Il a enfin obtenu gain de cause avec une nomination à Tournus où sa réputation l’avait hélas précédé, d’où une grande inquiétude du corps enseignant, et où les mêmes problèmes se sont évidemment reproduits. Enfin l’accession à son rêve le plus cher, un grand lycée à Lyon… On connaît la suite…
Qui faut-il accuser dans cette lamentable histoire ? Ce chef d’établissement, quelles que soient ses qualités personnelles par ailleurs, est manifestement incapable de gérer un groupe humain, tant il pense chaque fois être injustement persécuté, sincèrement persuadé d’avoir raison seul contre tous, désireux de détruire ce qu’il trouve en place (« de mauvaises habitudes » selon lui) pour y installer sa conception personnelle du travail d’enseignement. Cette fois il a eu à faire à plus forte partie, un corps enseignant uni et déterminé, qui a « gagné », mais à quel prix ? Qu’espérait le rectorat ? Que l’homme, placé à une position prestigieuse, par une solution « par le haut » de ses différents départs, allait changer ? C’est l’administration qui doit être incriminée dans cette lamentable histoire, les dossiers des expériences précédentes devant bien exister quelque part, même s’il y a eu un changement d’académie ! (D’où peut-être, tout de même, une éviction en cours d’année aussi inhabituelle…) Quand l’Éducation Nationale acceptera-t-elle de reconnaître et sanctionner – à temps – l’incompétence de certains de ses membres ? On n’imagine guère ce type de situation dans le privé ! En tout cas, bon courage aux personnels de l’établissement qui va récupérer ce proviseur… en attendant que sonne l’heure de sa retraite !

suis surpris ai travaille avec chabot c etait un mec bien ...

Parent d'élève à la CSI, j'ai assisté à tous les débats de cette période (qui a finalement vu M. Chabot demi de ses fonctions) sans prendre partie, ne trouvant pas les discours en réunion de parents convaincants. c'était l'attitude de M. Chabot pendant la crise d'organisation dont il était seul résponsable qui m'a fait penser que son départ serait une bonne chose. C'était la liste des doléances que j'ai entendu après, racontées calmement, qui ont renforcé cette opinion, et c'est l'excellent fonctionnement de la CSI depuis son départ qui l'a confirmée. Maintenant je vois son retour comme une vraie tragédie.

Concernant la réputation élitiste de cette école: si un tri par connaissance d'une langue étrangère et de la vie à l'étranger s'est avoué éfficace pour la qualité d'instruction et la réussite au bac, il n'est ni élitiste ni raciste : les élèves des sections internationales (dont une orientale) viennent de toutes les classes socioéconomiques. Les "pistonnés", s'il y en a, seraient plutôt les étudiants européens que M. Chabot recrutait sur dossier, au détriment des internationaux pour qui, comme son nom indique, l'école avait été conçue au départ. Et les plus démunis sont en effet les étudiants de secteur, que la surpopulation et la mauvaise gestion, toutes deux à la charge de M. Chabot, ont empeché de saisir une occasion que l'Education Nationale mets trop rarement à leur portée.

ce lien, que je croyais serait visible, est indispensable!

http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2886374/Cite-scolaire

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