« Et vous, où étiez-vous le 9 novembre 1989 ? »
FORUM - Pendant que les débats se succèdent au Forum, des étudiants arpentent les salons et les rues de Lyon, pour demander aux participants et aux passants ce qu'ils faisaient en novembre 1989, lorsque le mur est tombé...
Jean-François Kahn, 71 ans, ancien directeur de l'hebdomadaire Marianne
« Le 9 novembre 1989, c'est la chute du mur de Berlin c'est ça ?! Alors je vais vous faire une réponse tristement banale : j'étais directeur d'un journal qui s'appelait « L'évènement du jeudi », et donc je ne faisais que mon boulot, j'étais à mon bureau, je réceptionnais les infos et je traitais l'évènement. Ce n'avait pas été une surprise totale si je me souviens bien, ça faisait deux-trois jours qu'on s'en doutait qu'il allait y avoir quelque chose. Mais d'ailleurs, on se rend compte à quel point l'idéologie change le regard. Avant c'était Berlin Ouest qui était le côté « formidable », et Berlin Est c'était stalinien, sinistre. Après la chute du mur, Berlin Est et Berlin Ouest sont restés les mêmes, mais quel est le nouvel endroit à la mode ? Berlin Est ! C'est quand même fou. »
Alain Juppé, 64 ans, maire de Bordeaux, ancien premier ministre
« Je l'ai vécu
quasiment en direct puisque j'étais à Berlin le 10
novembre, le lendemain de la chute du mur. J'avais 44 ans et je me
souviens bien de cette nuit très froide. En arpentant les rues
de la ville, nous avons rencontré des Berlinois, notamment des
militaires. Je me rappelle particulièrement de l'un d'entre
eux qui était très souriant. Quand on lui a demandé
pourquoi il était si joyeux, il a répondu "Parce
que je vais pouvoir aller à l'Est !".
Il y avait aussi une famille de Hambourg qui mettait des coups de
marteau pour récupérer des morceaux du mur. C'était
une ambiance spéciale, d'un coup, tout a changé. On ne
pensait pas que cela irait si vite.»
Charlotte Vincent (IEP de Lyon)
Hans Ottomeyer,
Directeur du Musée Historique de Berlin
"Le 9 novembre, j’étais à Münich pour l’ouverture d’une exposition d’un peintre français, René Gruau. Ce n’est que le lendemain, lorsque j’ai vu circuler dans la ville des « Trabi » (diminutif des « Trabant », voitures fabriquées autrefois en Allemagne de l’Est) avec des drapeaux bleus, que j’ai demandé à des collègues : « Mais que s’est-il donc passé ? ». Ils m’ont alors répondu, incrédules : « Vous ne savez pas ? Le mur est tombé ! ». Et la plupart des commentaires qu’on entendait se résumait à ce mot : « incroyable »."
Helen Chachaty (IEP Lyon)
Jean-Marc
Heiligenstein, 45 ans, notaire à Villefranche-sur-Saône
(69)
« J'avais 25
ans, j'étais à Strasbourg. Je l'ai appris par la
télévision. J'aurais vraiment voulu y être, c'est
d'ailleurs mon plus grand regret. J'avais visité Berlin en
1983 avec un ami militaire français. J'avais été
marqué par l'énorme contraste entre Berlin Ouest et
Berlin Est. À l'Ouest, opulence, l'excès. C'était
un mini New-York, une vitrine de l'occident. Tandis qu'à
l'Est, la pauvreté et la misère dominaient. Je ne suis
toujours pas retourné à Berlin, j'aimerais beaucoup
voir à quoi ressemble la ville maintenant. »
Charlotte Vincent (IEP de Lyon)
Josette Faure, 61 ans, Conseillère à la mairie du 3ème arrondissement de Lyon
"Le 9 novembre, je l’ai appris à la télé ou à la radio. Vous savez, j’étais communiste à l’époque (rires). Donc j’ai eu un peu une réaction contraire à tout le monde, puisque pour moi c’était le camp communiste qui s’effondrait. Ca a été le début de la prise de conscience de ce qu’était réellement le régime communiste et j’ai réalisé que les dirigeants communistes français nous avaient menti, en interne. A l’époque je militais et je rencontrais les dirigeants du côté central, et je leur en ai voulu de nous avoir mentis à ce point-là. On s’est dit qu’on s’était vraiment fait rouler dans la farine. Et je n’étais pas la seule à penser ça, puisque après le Parti Communiste s’est écroulé. On a été désemparés et on ne savait plus où aller après, politiquement parlant. Maintenant, je suis beaucoup plus méfiante vis-à-vis des partis, de la politique et je me pose la question de savoir s’il existe une « troisième voie » entre le capitalisme et le communisme."
Helen Chachaty (IEP Lyon)
Patrick Bloche, 53 ans, député
PS de Paris.
Je garde l’image de la panique au sein du gouvernement Est-allemand, de ce colosse aux pieds d’argile qui ne tenait plus rien. C’était un moment enthousiasmant, on y a cru follement. Il y a aujourd’hui un peu de désenchantement quand on voit la Russie de Poutine. J’aimerais que ceux qui condamnaient le communisme à l’époque aient la même rigueur à l’égard de toutes les atteintes aux libertés qu’on voit aujourd’hui.
Alexandre Pouchard
Emilie Marela, 37 ans, assistante d’éducation à Lyon.
J’avais 17 ans, et j’étais en contact avec mon correspondant allemand qui habitait Hambourg. On était tous les deux super excités, on avait vraiment l’impression de vivre un grand moment d’Histoire. Il m’a envoyé pas mal de lettres dans les semaines suivantes, où il me racontait l’ambiance incroyable qu’il y avait en Allemagne. On est restés en contact après, et il me racontait l’autre face de la réunification, avec les difficultés de l’ex-RDA.
Alexandre Pouchard
Jean-Jacques Huet, 63 ans, secrétaire d’un syndicat lyonnais de cinématographie. (photo jointe)
Quand le mur est tombé, nous étions tous devant la télévision. C’était incroyable de voir les gens qui passaient, le mur qui était abattu. Un peu avant m’avait marqué un pique-nique qui avait eu lieu à la frontière entre l’Autriche et la Hongrie, quelques temps avant. Certains Allemands de l’Est en avaient profité pour passer pour la première fois à l’Ouest. La chute du mur de Berlin a vraiment représenté un espoir de paix, de voir un monde apaisé. Cela a marché pour l’Europe, pour le reste c’est un vaste débat…
Alexandre
Pouchard
Et vous ? Oui, vous là qui lisez ces lignes… Que faisiez-vous le 9 novembre 1989 ?




C'est curieux les gens à qui j'ai demandé ne se souviennent pas exactement.
Par contre pour le 11 septembre 2001 là c'est net et précis !!
Rédigé par : Brodway | 19/09/2009 à 17:03
J'ai regardé les images de la chute du mur le 9 au soir à la télé. Jusqu'à présent, à mon age, je n'avais pas senti le poids du rideau de fer dans ma vie, donc, la chute du mur n'avait pas pour moi une signification particulière.
Ceci étant, je me rappelle très bien de la date, car le lendemain, le 10, c'était mon anniversaire, j'avais, au petit matin, 18 ans, l'age de la majorité, d'un changement. Du coup, la date de la chute du mur est restée gravée dans ma mémoire !
Rédigé par : Dominique D. | 19/09/2009 à 19:48
j'étais en licence dans le cours d'un professeur hongrois qui avec émotion nous a dit :" aujourd'hui le mur de berlin est tombé", et on en a parlé pendant 30 minutes à la fois avec surprise et recueillement sentant qu'une grande page de l'histoire venait de se tourner...On ne se doutait pas encore que le monde allait être encore plus violent.
Je n'ai jamais oublié ce professeur.
Aujourd'hui je suis professeur d'histoire et j'ai dû mal à faire saisir à mes élèves de 15 à 20 ans en lycée professionnel, le climat de la guerre froide et ils peuvent encore moins décoder les enjeux d'un film d'espionnage.
Rédigé par : Malika | 19/09/2009 à 20:19
J'ai travaillé normalement la journée et le soir, vers 21 heures, j'ai reçu un coup de téléphone de ma fille qui vivait à Houston. Elle m'a demandé si tout allait bien en Europe, je lui ai répondu qu'il ne se passait comme à l'accoutumée rien de spécial et nous avons bavardé de choses et d'autres. Quelques minutes après avoir raccroché, elle me rappelait pour me dire : Tu devrais te brancher sur la TV pour voir si l'Europe ne bouge pas. Je suis tombée sur un programme qui passait en boucle "The Wall" des Pink Floyd,en montrant des images de ce mur de la Honte qui tombait peu à peu . Je suis restée presque la moité de la nuit devant le poste TV, les yeux embrumés de larmes. Je n'oublierai jamais ce moment qui symbolise toujours pour moi que tout est possible.
Rédigé par : CatherineThoeni Gratz | 19/09/2009 à 20:59
J'étais en Namibie, et je tenais un bureau de vote, pour le compte de l'ONU lors de l'élection des membres de l'Assemblée Constituante. Eh bien, la chute du mur est passé totalement au second plan, et je ne l'ai apprise que nettement plus tard. On voit par là que tout est relatif.....
Rédigé par : Ed | 19/09/2009 à 21:51
Moi j'étais à Berlin devant le mur ( pendant mon service militaire ).
Le premier soir après une annonce sur France Inter, je suis allé faire un tour du coté du mur et là... rien, il ne s'est rien passé, personne du coté Ouest et apparemment pas grand bruit du coté Est.
Le grand chamboulement ne s'est passé en fait que le lendemain, je pense que les gens n'avaient pas eu le temps le premier soir de bien comprendre ce qui s'était réellement passé.
C'est assez bizarre qu'aucun témoignage ne parle de ce calme du premier soir, c'est pourtant ce qui continue de me surprendre 20 ans après.
Par contre le deuxième jour était vraiment à la hauteur de l'évènement, imaginez les gens de l'Ouest faisant une haie d'honneur aux tranbans passant les check point, des voitures avec le pere de famille fier au volant, une mère pleurant comme une madeleine et des enfants ayant des yeux gros comme si ils n'avaient jamais vu de sapin de noël de leur vie... les gens de l'Ouest leur offrant des fleurs, du vin mousseux, les billets ( oui de l'argent! )...
Le samedi et le dimanche les magasins sont restés ouverts et ont accueillis les pauvres gens venant visiter ces temples la consommations sans pouvoir rien acheter...
par contre 3 semaines plus tard il fallait prouver qu'on venait de l'ouest pour pouvoir entrer dans les boites de nuit ( traditionnelement gratuite ) ou autres magasins, l'économie de Berlin ne supportant plus de travailler pour rien, la générosité avait ses limites.
Rédigé par : Plokta | 19/09/2009 à 22:00
Je n'avais pas encore un an !
Je n'ai donc "vécu" cet événement que bien plus tard, lors de mon apprentissage de l'allemand.
Pour moi, cet événement fait plus parti de l'histoire que du monde dans lequel je vis aujourd'hui.
Rédigé par : martin | 19/09/2009 à 22:32
Un peu avant ou après 19h, en voiture. France Inter interrompte très brièvement ses programmes pour annoncer que le mur commence à être "attaqué". Une annonce plate, banale. Sans enthousiasme. Effectuée par un animateur célèbre venu d'Europe 1 (Patrick ???,connu pour ses plaisanteries sympathiques sur Mathilda May).
Rédigé par : Unparun | 19/09/2009 à 22:41
le 9/11/89, j'étais dans mon jardin en train de construire un mur pour pas que les gosses de mon voisin rentrent chez moi.
Comme les americains avec le mexique, les israeliens avec les palestiniens, les espagnols avec les marocains.
1 mur de perdu, 10 de retrouvés...
Rédigé par : dcd.la | 20/09/2009 à 00:12
j'avais 15 ans, je me suis réveillé en pleine nuit, ou peut être était ce le matin, parce que j'ai entendu la télé. Avec mon père on a regardé les images, je ne comprenais pas très bien. Je crois que je ne savais pas qu'une partie de l'Allemagne était une *dictature communiste*. Dans mon souvenir j'étais plus jeune que ça, mais en fait non. Les gens montaient sur le mur et le détruisaient à coup de masse. Mon père m'a dit "il se passe quelque chose qui va changer le monde".
20 ans après, il y a un mur en Palestine / Israel.
Rédigé par : Mr Non | 20/09/2009 à 01:54
J'étais en 3ème. En cours d'histoire, on parlait de la guerre froide, en géo on étudiait l'URSS. Le prof nous a demandé de découper les articles sur la chute du mur dans les journaux.
Je me rappelle que ma mère a regardé une émission spéciale avec Christine Ockrent devant le mur sur Antenne 2. Je me souviens aussi que je lui ai demandé pourquoi elle regardait cette émission. Elle m'a répondu "Parce que c'est important". Je sais que je ne m'en rendais pas vraiment compte à l'époque.
Aujourd'hui, j'enseigne l'allemand. J'ai des amis de l'Ouest et des amis de l'Est. Les différences persistent et elles me fascinent. Je suis allée plusieurs fois à Berlin ces dix dernières années et je suis surprise à chaque fois de voir à quel point la ville se transforme vite.
La séparation de l'Allemagne, la vie en RDA, la chute du mur, les conséquences de la réunification sont des sujets que je traite souvent avec mes élèves. C'est drôle, mais maintenant, chaque fois que je leur montre des images de la chute du mur, j'en ai les larmes au yeux!
Rédigé par : Cécile | 20/09/2009 à 10:34
Moi, le 19 novembre 1989, j'étais en poste dans un collège à 10km de la frontière allemande. Je suis Lorraine et la chute du mur m'a bouleversée: j'ai pensé à tous ces morts qui avaient essayé de franchir le mur, aux échanges d'espions, à la bande à Baader, ces terroristes, aux milliers de chars postés à la frontière qui pointaient vers nous... Et puis on a vu arriver les premières Traban, le regard incrédule des Allemands de l'Est devant nos étalages de grandes surface. Une amie m'a donné un bout du mur, coloré, et je l'emmène partout avec moi dans ma valise. C'est le symbole que tout est possible. Même une réconciliation est/ouest. Et ça a du sens pour moi, la première dans ma famille depuis 4 générations qui n'ait pas connu la guerre.
Rédigé par : nathalie | 20/09/2009 à 10:55
J'étais sur l'autoroute entre Lyon et Montpellier quand j'ai appris la nouvelle par la radio. La moitié de ma famille vivait à l'ouest, l'autre à l'est. J'ai du m'arreter sur une aire de repos. Trop de larmes pour conduire. J'avais trente ans.
Quelques mois plus tard ma femme (française) et moi passions la frontière dans les deux sens avec la Trabant de mon cousin de l'est. Et, c'est à ce moment-là que j'ai vraiment compris que les fouilles au corps, les contrôles de tout genre, les propos chuchotés en réunion familiale par crainte d'être entendu, c'était fini !
J'ai travaillé 10 mois à Berlin en 2006. C'est une ville merveilleuse malgré les écarts toujours existants entre l'est et l'ouest. Allez-y, vous ne regretterez pas.
Rédigé par : Gert | 20/09/2009 à 11:58
J'avais 19 ans, j'ai regardé les événements à la télé, en pleurant de joie - c'est bien la seule fois où j'ai pleuré en regardant les infos. J'avais passé les 2 étés précédents à Berlin, j'adorais cette ville mais j'avais gardé un souvenir cauchemardesque de Berlin-Est et de la RDA. J'étais heureuse que les allemands de l'est soit libérée d'une dictature. Mais, ce n'était pas une surprise totale, en 88, le vent de liberté soufflait déjà plus qu'en 87.
Je n'y suis jamais retournée depuis.
Rédigé par : Nathalie | 20/09/2009 à 14:52
J'avais 25 ans et je travaillais à Montréal. Je regardais les infos sur la chaine francophone et cela m'a bouleversé. J'ai pensé à toutes ces personnes qui ont réussi à passer le mur, à ceux qui sont morts... quelques jours plus tard, j'ai vu Rostropovitch avec son violoncelle, tout simplement.
Rédigé par : Cat | 20/09/2009 à 20:22
J'étais à Kreuzberg, et je n'ai rien entendu ni rien vu. C'est en rentrant en France que tout le monde m'a félicité d'avoir assisté à la chute du mur : je n'en croyais pas mes oreilles. Sur place, je vivais pourtant chez des allemands cultivés et ouverts sur le monde : mais l'événement n'était ni prévisible, ni attendu. Pourtant, Kreuzberg était situé très près du mur.
Entre parenthèse, si la réunification a sans doute été une chose positive pour certains allemands, n'oublions pas que Berlin ouest était, avant la réunification, une ville extraordinaire protégée de la connerie libérale et capitaliste par le fait qu'on ne pouvait pas y faire d'affaires (le bizness était réduit à sa plus simple expression grâce à l'isolement géographique) : en lieu et place du marché, s'y trouvaient essentiellement des artistes, des alternatifs, des étudiants et des pacifistes refusant le service militaire (ils bénéficiaient d'aides gouvernementales, la RFA ayant décidé de faire de Berlin une vitrine culturelle au cœur de l'Allemagne de l'Est). Il y régnait alors une intense activité intellectuelle et artistique, protégée par le mur, à la fois de la bêtise communiste, mais aussi de la bêtise capitaliste. Il faut avoir connu Berlin AVANT la chute du mur pour comprendre ce que cette ville a perdu avec la réunification. A l'ouverture du mur, comme symbole de bienvenu aux gens de l'Est passant avec leurs Trabans, on a donné une banane et une canette de Coca-Cola : tout était dit, ils n'auraient pas le choix de penser leur devenir et seraient prisonnier de la dictature marchande après l'avoir été de la dictature communiste.
Si la chute du mur a sans doute été un événement extraordinaire dans l'histoire du XXème siècle, au plan politique et intellectuel cela reste également un immense échec : une occasion à jamais manquée de laisser les peuples décider de leur destin.
Je ne retournerai pas à Berlin : pas envie de voir Kreuzberg envahi par les marchands du Temple...
Rédigé par : UZI | 20/09/2009 à 21:13
Et si j'avouais que la date , sans autre précision, ne me rappelais pas cet événement pourtant capital....
Rédigé par : guitoutnet | 20/09/2009 à 21:19
Je faisais une conférence sur ........... la construction du Mur de Berlin; en effet, l'intérêt était grand ... Quand un auditeur arrivé en retard m'a interrompu pour annoncer la nouvelle, je me suis contenté d'un banal "Ah bon ?"
Rédigé par : André MICHEL | 20/09/2009 à 21:23
Je m'en souviens très bien car j'étais en classe de 4e et nous recevions à ce moment-là nos correspondants allemands.
Ce soir-là on avait prévu une fête. Finalement on s'est tous retrouvés devant la télé chez un élève de ma classe. C'était à la fois une fête, et c'était triste en même temps : nos correspondants regrettaient de ne pas être avec leur famille ce soir-là.
Rédigé par : eugénie | 20/09/2009 à 22:20
J'avais 13 ans et malheureusement aucun souvenir.
Rédigé par : treizan | 20/09/2009 à 22:44
J'avais 9 ans mais cette époque m'a beaucoup marquée, parce que ma famille s'intéressait à l'Allemagne et aimait Berlin. Nous avions de la famille à Berlin Ouest. Je ne peux pas dire ce que LE 9 novembre, mais plutôt en novembre et en décembre.
J'ai vu, sans doute le 9 novembre, les images à la télévision. Mon père m'a expliqué toute l'histoire du Mur, c'était fou, une histoire pareille!
D'autres images de la télévision arrivent: celles de la Révolution en Roumanie, et cette foule immense dans les rues.
L'été suivant, j'avais 10 ans, et nous sommesallés à Berlin Est, devenu RFA, c'était la 1ère fois pour moi. Je me souviens non des restes du Mur, mais des gitans venus de Roumanie.
So
Rédigé par : So | 21/09/2009 à 09:25
à UZI: mais vous savez, Kreuzberg est un chouette quartier, celui des étudiants, et apparemment toujours des artistes!
Rédigé par : So | 21/09/2009 à 09:28
Je crois bien que je mangeais des miel pops dans le salon familial. Et voir tous ces gens pleurer de joie m'a également fait pleurer de joie. Deux ans plus tard j'ai vraiment compris ce qu'il s'était passé. Ah. Insouciante jeunesse.
Rédigé par : Twan | 21/09/2009 à 10:44
J'avais 20 ans... Quand j'en parle aux étudiants aujourd'hui, ça leur semble aussi ancien que Louis XIV... coup de vieux!
Rédigé par : bibi | 27/09/2009 à 13:04
Je travaillais comme tous les jours et lorsque j'ai appris la nouvelle,je me suis précipité dans le bureau de mon directeur général afin de commenter cette incroyable nouvelle.
Nous étions remplis d'émotion mais nous n'avons pas cru bon de faire semblant de s'absenter en prenant un billet d'avion pour Berlin.
Nous ne voulions pas mentir comme celui qui est prêt à tous les mensonges et arbitraires afin de faire remonter une côte de popularité au plus bas...
http://filvert.blog.lemonde.fr
Rédigé par : Fil Vert | 09/11/2009 à 19:53