OL - OM : Match fou et score de hockey (5-5)
FOOTBALL - Raymond Domenech avait l'occasion dimanche soir de jauger en un match ses deux gardiens. Lloris et Mandanda jouaient l'un contre l'autre à Gerland. Et leur sélectionneur n'est pas plus avancé. A eux deux, ils ont ramassé dix buts dans leurs besaces. Sacrée soirée, les gars ! Le match fut jubilatoire, les attaquants débridés, et les blocs défensifs assez dépassés...
Un vent glacial soufflait sur Gerland mais les Lyonnais se chargèrent les premiers de réchauffer le stade, avec un début emballant. On ne joue encore que la 4e lorsque Hilton, défenseur marseillais mal inspiré, renvoie un ballon de la tête, dans l'axe. Alors que Jean-Michel Larqué, ça fait vingt ans qu'il dit à la télé de pas le faire ! Le Lyonnais Pjanic se saisit du présent (il faut toujours se saisir du présent), se l'emmène joliment de la poitrine, et alors que l'on pense qu'il a trop poussé son ballon, le jeune homme parvient à le reprendre assez haut et du droit (et non du gauche comme écrit nuitamment), d'une volée de toute beauté.
Le stade Gerland jubile d'une si belle entame, lorsque les Marseillais, pas prêts à rendre l'âme, prennent à leur tour l'initiative. On joue alors la 12e minute et Cris vient de concéder un corner évitable. Diawara s'élève, et place une belle tête. Lloris se détend, parvient une fois de plus à détourner le ballon sur son poteau, mais hélas poteau rentrant cette fois. Le gardien lyonnais bat l'air dans un geste désespéré pour ressortir la balle qui est déjà entrée dans le but. Donc ça fait gamelle ? Ha non ! On est pas au baby. Quoique : nous l'allons voir...
Le match est fort plaisant et nous en devisons avec mon voisin, lorsque Govou accélère dans un échange de passes en triangle depuis son camp. Puis il perce brutalement en solitaire, car Hilton, décidément dans tous les bons coups adversaires ce soir, ne l'attaque pas. Gove délivre du coup une cacahouète non décortiquée des vingt mètres. Un but superbe ! Mais que de légèretés défensives ! Didier Deschamps le reconnaîtra après le match, racontant à propos de ce but de Govou : "J'ai eu l'impression d'une belle autoroute qui s'ouvrait, sans péage. Devant un tel talent, ça ne pardonne pas".
On n'en est qu'au quart d'heure de jeu, et les spectateurs ont déjà vu trois buts. Le match est un régal, les Lyonnais pressent bien, ensemble et assez haut, avec des efforts splendides de Lisandro, qui harcèle ses défenseurs avec des grâces toniques et déliées de torero. Le repos approche et Gerland chante. Mais à la 45e, les Marseillais attaquent, et l'on remarque Cheyrou un peu seul aux vingt-cinq mètres. Depuis la tribune de presse, on crierait bien à Makoun de reprendre son marquage, trop lâche depuis un moment. C'est très imprudent face à un tel joueur. Mais soyons impartiaux. Grâce à ce silence déontologique, Cheyrou récupère la balle, arme une frappe superbe. Lloris, qui semblait pourtant bien sur ses appuis, part un peu trop sur sa droite avant de revenir, trop tard. "Du banc, racontera Puel, je vois un ballon qui navigue, qui part d'un côté mais qui au dernier moment part de l'autre." Bref, son gardien s'est planté.
Prendre un but juste avant la mi-temps, n'est-ce pas le plus mauvais moment ? Si si. A égalité avec le but que l'on encaisse juste après la reprise. Pas de chance, ce soir les Lyonnais goûtent aux deux. A la 48e minute, un centre d'Abriel, superbe latéral, trouve Koné lancé, qui catapulte la balle d'un extérieur du droit.
Les Lyonnais semblaient si bien partis ! Ils se retrouvent menés (2-3). Et encore, Lloris réalise un superbe sauvetage dans les minutes suivantes : un but tout fait de Brandao, il détourne en corner. Puel décide alors de changer de système. D'un 4-3-3 avec Lisandro en pointe, il passe à un 4-4-2, avec Pjanic à gauche, Govou à droite, Gomis et Lisandro se partageant l'attaque. Mais les Lyonnais souffrent. Et l'on se dit qu'il peuvent aussi bien prendre l'eau comme à Nice avec pour tenir le milieu le seul Källström aux côtés de Makoun. Ce dernier se balade trop, n'est pas assez rigoureux tactiquement. Il libère des espaces, le Suédois le lui fait remarquer.
Derrière, le jeune Gassama est au supplice. Niang lui en fait voir de toutes les couleurs. Quel joueur, ce Niang, quelle volume ! Puis à la 79e minute, sur un corner, Brandao, qui a beaucoup pesé sur la défense depuis le début du match, marque d'une belle reprise (précisent les honorables commentateurs de LibéLyon). Sale coup de froid sur Gerland, qui se souvient soudain qu'il y a du Mistral ce soir. L'OM mène 2-4. La tribune phocéenne jubile et chante : "Qui ne saute pas n'est Marseillais, ouais".
Imprudents supporters ! Il ne savent pas que LibéLyon est invaincu à Gerland depuis très longtemps. Qu'il faut s'user les doigts en remontant dans les archives pour retrouver trace de sa présence un soir de défaite. Un vrai porte-bonheur, comme dit Petit Comique, fidèle commentateur d'ici. Bon, mais cessons-là ces considérations narcissiques. D'ailleurs pour être franc, sur le coup on se dit plutôt que l'affaire est mal embarquée. Deux buts de retard à dix minutes de la fin, et l'OM qui à présent repousse gaillardement. On hésite à quitter le stade pour rester invaincu. Non, on plaisante.
Et à la 80e de ce match devenu fou, Makoun se rattrape. Il sert dans l'axe Lisandro, qui s'amène le ballon, de la cuisse semble-t-il. Met dans le vent ce pauvre Hilton. Puis comme Mandanda s'est couché un peu tôt (promis, on n'écrit pas cela pour influencer Domenech), il n'a plus qu'à piquer son ballon dans le filet. L'Ol n'a plus qu'un but de retard ! Tiens, surprise : dans la tribune présidentielle, Gérard Collomb, maire socialiste de Lyon, n'est pas aux côtés de Jean-Michel Aulas. C'est rare lors d'un grand match. En revanche, il y a Nora Berra, ministre UMP qui exaspère le maire au point que ce dernier la fuit ou tente de la faire taire.
Mais nous ne sommes pas là pour deviser politique municipale. Restons concentrés, car à la 83e, trois minutes seulement après le but de Lisandro, Gaby Heinze, superbe défenseur même s'il a tendance à envoyer ses centres dans les tribunes derrière le but, touche le ballon du bras. Pénalty douteux, transformé par Lisandro. L'OL est revenu à 4-4. Les tribunes chavirent à présent et dans la présidentielle, Nora Berra tombe carrément dans les bras d'Aulas. Houlala ! Mais il va plus lui parler, Gérard, à Jean-Michel !
Il ne reste que quelques minutes, mais les attaquants sont si désinhibés, les défenses si empruntées, que l'on se dit que l'OL peut gagner. Et d'ailleurs, voilà ce diable de Pjanic qui part, torse droit, vers le but. Il sert brusquement Lisandro sur sa droite. Celui-ci, dos au but avec un adversaire sur le paletot, parvient à détourner la balle vers Gomis, qui repasse les plats à Pjanic, à la limite du hors-jeu. Le jeune Bosniaque s'approche alors, fixe le gardien, et au dernier moment, passe le ballon à droite, dans un timing parfait. Pour Bastos, seul et lancé. Et voilà l'OL qui mène à nouveau. La phrase qui suit ne va pas plaire à Lyon aussi nous demandons instamment aux âmes sensibles et aux Bad gones de passer directement au paragraphe suivant. Voilà, l'honnêteté journalistique et une rigueur descriptive minimales nous obligent à écrire ici que Gerland, soudain, fait soudain autant de bruit que Geoffroy Guichard un grand soir.
Hum. Reprenons. Si le match s'arrêtait là, les Lyonnais en ressortiraient avec un moral gros comme ça. Et les Marseillais avec la cafetière durablement ébréchée. Mais au bout du temps additionnel (93e), Cris ne parvient pas à enlever un ballon à Niang, dans un immense cafouillage au coeur de la défense lyonnaise. Et Toulalan met le ballon dans ses propres filets, d'une petite aile de pigeon.
Le match s'achève et l'on se dit que ce n'est pas plus mal ainsi. Au sortir des vestiaires, quelques minutes plus tard, Puel et Deschamps, deux demis défensifs rigoureux dans leur temps, doivent commenter un match où leurs hommes ont pris dix buts. Ils utilisent le même mot : "frustrant". L'entraîneur marseillais ajoute que le public a dû être content, mais que lui n'a aimé qu'une partie du spectacle : les cinq buts de son équipe. Il a trouvé ses joueurs "défaillants dans les duels et le combat physique".
Tout cela ne nous résout pas le problème des gardiens. "L'essentiel, évacue Deschamps, c'est qu'ils n'en prennent pas sur les deux matchs à venir." Et que les bleus ne jouent pas l'Irlande avec Hilton en défense centrale.
Olivier Bertrand




bravo au sérieux des journalistes de LYON LIBE! on nous gave d'infos sur le foot ah ça, pour distraire la populace on peut compter sur ce pseudo journal de gauchistes! par contre, INFORMER les lecteurs, sur la grève très dure des TER en rhône alpes, non, c'est pas la peine, hein! des fois qu'un mot d'ordre d'en haut vous interdirait de relayer une information plus primordiale que les scores des footeux! lamentable! LIBERATION beurck c'est de pire en pire!
Rédigé par : rien à foot | 09/11/2009 à 08:50
@ rien à foutre : Sympathique le lundi matin. Quelque chose n'a pas collé ce week-end ? Un conseil : inspirez cinq fois lentement, puis soufflez doucement. Cela va passer. Enfin peut-être. Nous ne gavons personne car chacun est libre ici de lire ou pas les papiers, et recevons assez peu d'ordre "d'en haut", Libé étant un peu moins gauchiste depuis 1981, mais encore assez libre. Bref, nous choisissons nos sujets. Même ceux qui ne vous plaisent pas. Je vous recommande cet après-midi un excellent article d'A.Gd. sur les communistes de la région et le mur. Gracieuse semaine. Olivier Bertrand.
Rédigé par : LibéLyon | 09/11/2009 à 09:05
Excellent compte-rendu, bien plus parlant que les papiers de l'équipe.
Frustrant de ne pas avoir gagné, mais bon.
Je vais me regarder le match sur olweb demain soir et commenter plus longuement. ( En Allemagne, sacrilège, les matches de Ligue 1 ne sont pas retransmis...)
En tous cas, la preuve est faite, soir de match à Gerland, Olivier Bertrand se doit d'être présent !!! ;-)
Rédigé par : petit comique | 09/11/2009 à 09:33
Et un peno-cadeau aux lyonnais et un.
On a l'habitude remarque...
Rédigé par : moi | 09/11/2009 à 09:39
Pourquoi commenter un match contre l'OM?!?!?
Déja qu'ils nous enterrent sur canal plus pour passer leurs pathétiques déroutes européenes en prime sur la une en lieu et place de nos adorables exploits, on va pas non plus faire comme si c'était autre chose qu'une équipe de milieu de tableau, qui ne se singularise que par la brutalité (n'est ce pas C Ronaldo), et la vulgarité des cris de ses "supporters".
Yavait mieux a faire pour votre plume, c'était la bonne occase pour parler du foot feminin, du temps qu'il fait et du coté un peu chiant des souvenirs des gens sur le chute du mur de Berlin.
Le langage est supposé représenter le monde, il ne faut donc pas parler de l'OM. Faut pas deconner.
Rédigé par : Beam | 09/11/2009 à 09:42
Pour info, contrairement aux apparences, Brandao n'a pas marqué de la tête mais d'un reprise de volée du pied droit.
Rédigé par : Nico | 09/11/2009 à 09:43
Je m'attendais à un tantinet plus de partialité, dommage...
1) dans le combat de qui va être N°1, ce soir c'est surtout Lloris qui marque des points... négatifs! Ya pas photo, même si vous cherchez à mettre en faute Mandanda sur la balle piquée de Lisandro, c'est bien Lloris qui se trou 2 fois (mains gauche pas assez ferme). En plus de ça ses quelques dégagements sous pression direct en touche, c'est pas jojo...
2) le pénalty est plus que discutable, sans polémiquer, l'auteur aurait pu avoir la décence de le noter, même en bas de page...
Mais on voit bien dans la dernière phrase que malgré le fait que les 2 équipes se prennent autant de buts, seul Hilton est à mettre au pilori, tout est dit...
Rédigé par : Nisco | 09/11/2009 à 09:56
N'ayant pu suivre le match, je trouve toujours leur récit inspiré ici.
Allergique au stade, j'en viens à le regretter.
Rédigé par : Ditirambik | 09/11/2009 à 10:14
...ou du gauche. :-)
Rédigé par : Nico | 09/11/2009 à 10:16
Mandanda s'est couché un peu vite avant que Lissandro."Promis pour ne pas influencer Domenech". Par ailleurs, on oublie de citer l'énorme bourde de LlORIS sur le deuxième but marseillais. tout seul, il envoie le ballon dans les buts alors qu'il n'yavait personne pour le gener.ALORS? SI ON PARLE DE LA PRETENDUE MAUVAISE SORTIE DE MANDANDA SUR LE BUT DE lISSANDRO ET QUE L'ON OUBLIE CETTE ENORME BOUDRDE de Lloris sur le but de Benoît Cheyrou. Je me demande où est l'honnêtété journaliste pour ne pas dire intellectuelle? THAT IS A QUESTION?
Rédigé par : Saint-Cyr | 09/11/2009 à 10:27
Y'avait longtemps que je ne m'étais autant marré en lisant un compte rendu de manifestation sportive !!!!!
Et en plus, j'ai passé un excelletn WE.
Rédigé par : fort | 09/11/2009 à 10:43
ah ah ! jubilatoire lecture en ce froid lundi matin. Un délicieux point final a une soirée enthousiasmante comme rarement. Le foot a la télé, si j'essaie souvent, j'abandonne avant le coup de sifflet tout autant.
Comme quoi les papiers sportifs peuvent s'avérer tout aussi attrayant et enrichissant que... enfin le reste quoi. N'en déplaise a certains. A qui je recommenderais d'ailleurs la lecture de l'excellent receuil journalisitque d'Antoine Blondin, "Mes Petits Papiers".
Voila, une comparaison avec Blondin, ca devrait compenser en ce lundi matin.
Par contre, je remarque ce qui provient peut-etre d'un abus de beaujolais en ce samedi soir de fete, car si je ne m'abuse, Pjanic marque du droit (mais la volée est jolie, nous sommes d'accord), et Brandao du droit aussi (et pas de la tete).
Ou alors, ce sont mes cerises a l'eau de vie qui m'ont mystifié...
Rédigé par : far north scotland | 09/11/2009 à 10:48
Oh! les gars, si on n'aime pas le foot, on ne le commente pas..oui, je lis libé et j'aime aussi le foot, belle chronique Olivier.
J'étais á Gerland et c'était fantastique, des buts, des rebondissements, des beaux gestes, de la bagarre(au bon sens du terme) et c'est sur que j'aurai préféré une victoire de l'OL, mais au final, on s'est régalé..et franchement, c'est quand même mieux qu'un sinistre 1 á 0.
Rédigé par : ti | 09/11/2009 à 10:59
Superbe commentaire.
J'ai entendu le résultat du match hier soir et il me tardait de savoir comment tout cela était arrivé.
Merveilleux article qui fait vivre ce match qui a dû être jubilatoire.
J'ai vécu en lisant l'émotion des supporters, merci.
Rédigé par : Frédéric | 09/11/2009 à 11:06
L'article est plus drôle que les commentaires.
Rédigé par : Raoul-V | 09/11/2009 à 12:15
Quel match, mais quel match... très bien décrit de surcroit... c'est effetivement côté gardien que ç s'est joué... Lloris méconnaissable et Mandanda fébrile. Pour revenir à cette compétition dans le match, je pense que Lloris EST très bon mais qu'il bénificie en lus d'une défense bien dans sa peau, contrairement à Mandanda, qui depuis le début de sa carrière Olympienne a toujours dû composer avec un beau morceau d'emmental en guise de bloc.
En tout cas, les deux étaient dans le vent ce soir, un sur ses sorties et arrêts, l'autre par sa détente de liliputien. Même si encore une fois, la physionomie du match était trop déjantée pour se faire une idée précise sur la question. On va dire que c'est 5 partout entre les 2. En tout cas, un vrai match à Exp. Gageons que le meilleur en soit tiré pour la suite européenne des évènements.
Je sens bien Domenech se rabatre sur Carrasso, sur ce coup là...
Rédigé par : fylyp82 | 09/11/2009 à 13:14
"Comptablement, c’est tout de même Marseille qui fait la mauvaise opération d’une soirée où elle paraissait tout de même supérieure à sa rivale rhodienne." (Le Monde, ce jour)
Rédigé par : Ed | 09/11/2009 à 13:35
(Je suppose que "rhodienne" est une coquille pour "rhodanienne"...)
Rédigé par : Ed | 09/11/2009 à 13:36
J'aime bien aussi le ton de l'article. Une petite précision : ballade avec deux l c'est pour une chanson, je crois...
Rédigé par : Tang | 09/11/2009 à 13:54
Que tous les pisse-froids que cela n´intéresse pas ne lisent pas l´article. Quant à moi j´ai bien aimé ce ton léger et un peu partial. Bon dieu ! mais ou est la déontologie ? ;-)
Rédigé par : Hopla | 09/11/2009 à 13:56
Bel article.
Marseillais, j'apprécie la teneur globalement objective (ou presque) de cette analyse. Ceci dit, quand on écrit "Et que les bleus ne jouent pas l'Irlande avec Hilton en défense centrale", j'ajouterais : ni avec Cris!
A bientôt
Rédigé par : Chaf | 09/11/2009 à 13:59
Le seul problème de ce brillant article,c'est qu'il laisse l'impression que l'OL n'a marqué que grace aux largesses de la défense marseillaise.Alors qu'au contraire,les buts lyonnais sont plus beaux que ceux des marseillais,lesquels sont entachés de fautes de défense encore plus réelles.
Mais la puissance marseillaise a fait mal à l'OL.
Puissance qui manque au milieu de terrain lyonnais.
Rédigé par : ibie | 09/11/2009 à 14:17
Amusant cet article et surtout la référence à Hilton en défense centrale de l'équipe de France ! Parce que donc Lloris est parfait sur ce match ? Parce que la défense lyonnaise l'a aussi été ?
Scoop du jour : Le fils de JM Aulas a trouvé un boulot de pigiste à Libélyon....
Rédigé par : MARSEILLAIS | 09/11/2009 à 15:03
Bon article qui résume bien le match mais j'ai peur qu'un abus précoce du Beaujolais Nouveau vous aura fait manquer Collomb qui était bien présent au stade aux cotés d'Aulas
Rédigé par : skipoudreuse | 09/11/2009 à 16:18
Merci pour ce papier. c'est bein de se hisser à la hauteur de l'événement. A la question existentielle (jusqu'à samedi) posée au début, la réponse est bien sûr "Carasso", le voyageur méridional, de Marseille à Bordeaux via Toulouse.
Rédigé par : bord de lait | 09/11/2009 à 16:36
Oui le match fut somptueux. Du champagne, du panache, des buts, du punch bref tout pour une soirée réussie. Sauf pour Deschamps peut etre.Son équipe à mis le pied sur le ballon toute la rencontre et elle menait 4/2 avant de terminer à 5/5. C'est un point de gagné au clasement pour l'OL mais deux points de perdus pour l'OM.
Rédigé par : Maherzi karim | 09/11/2009 à 18:35
Or donc,
mon humble avis de téléspectateur, à retardement.
Effectivement, Hugo se troue un peu sur le deuxième but. Sur le premier en revanche rien à dire, déjà beau qu'il touche le ballon. Et il a besoin de travailler ses relances aux pieds.
Mandanda, sur le but de Pjanic (oui, pied droit), reste un peu passif, à mon avis, gros contrepied, il était mal placé pour sauter.
Le pénalty, on peut le siffler, c'est toujours une question d'appréciation.
Dans le jeu, je trouve que les Lyonnais ont plus construit que les marseillais. Pour faire dans la métaphore martiale, l'OL est un fleuret là où l'OM est un sabre d'abordage. L'OM a physiquement usé et emoussé la défense lyonnaise, sans réellement beaucoup de finesse tactique. A côté de cela, les buts lyonnais étaient construits et le jeu moins haché. Notamment les buts de Govou et de Bastos étaient de pures merveilles.
La défense de l'OL est à revoir, même si je pense que la fatigue a joué un rôle, ainsi que les blessures. Cela dit, Cris paraissait très fatiqué et est clairement fautif sur le 4-2. Autant de buts sur coups de pied arrêtés, cela fait un peu désordre.
A mon humble avis, l'OL méritait de gagner, même si l'OM a livré un gros combat. Cela dit, je reconnais être partial et préférer un jeu plus technique à un jeu plus physique.
Côté lyonnais, le joueur qui m'a déçu, encore une fois, est Ederson. Vu le style de l'équipe, je le trouve vraiment trop lent. Quant à Lisandro, il faut le laisser devant, où il fait un boulot formidable.
Encore merci Olivier Porte-Bonheur, super commentaire, je me suis éclaté à le lire et il m'a suffisamment emballé pour me faire regarder le match en différé, ce que je ne fais quasiment jamais.
Rédigé par : petit comique | 09/11/2009 à 21:39
Quel match sans doute, mais quel compte-rendu! c'est presque du Blondin ! Un double miracle.
Rédigé par : bartok | 09/11/2009 à 21:47