Dans les coulisses des tractations des listes de gauche
REGIONALES - Comment cela se déroule-t-il, des tractations d'entre deux tours entre des partis cousins de gauche ? Il faut aller vite, conclure avant le mardi 18h, s'entendre sur un programme et des places, des vice-présidences. Le tout sans trop donner l'impression de se livrer à des discussions d'épicier en gros. Exemple en Rhône-Alpes, dans les coulisses des négociations menées entre le PS, Europe Ecologie et le Front de gauche. Les deux premières formations sont tout près ce matin d'un accord qui laisserait aux écologistes six vice-présidences dont l'une très importante, regroupant toutes les questions d'éducation. Avec le Front de gauche, c'est plus compliqué, les discussions achoppant sur le nombre de places éligibles. LibéLyon a mobilisé l'intégralité de ses insondables troupes pour suivre les coulisses de ces tractations. Où il est question de couscous, de Mickey, et de petits salons aux jolis noms de pierres précieuses...
Optimiste ou novice, Philippe Meirieu expliquait lundi matin qu'il espérait conclure un accord le soir même à 20h. Tout le monde s'était couché un peu tard dimanche. A Europe Ecologie, on avait discuté du résultat et des négociations à venir dans le local des Verts du 7e jusqu'à plus de 2h du matin. Côté Jean-Jacques Queyranne (JJQ), on avait tenu jusqu'à 3 du mat. Certains avaient la mine chiffon. Pas le président de la région, qui après un petit déjeuner avec son équipe semblait détendu, plaisantait, confiait qu'il allait bien s'amuser.
Vers 9h, tout le monde se retrouve à la Mutualité. Une dizaine de journalistes font déjà le pied de grue, mais la consigne générale est de ne rien dire leur dire. Certains négociateurs s'y plient stricto sensu; opposent des fins de non recevoir tout juste polies. C'est comme au restaurant : la presse est un client à qui l'on présente les plats lorsqu'ils sont achevés, elle est rarement bienvenue dans la cuisine. D'autres amusent les journalistes avec des "ça avance", des "on travaille au rassemblement", des "on a bon espoir de conclure", en regardant les autres du coin de l'œil. Les négociateurs fumeurs, contraints de sortir pour en griller quelques-unes, deviennent les proies de journalistes sevrés d'informations. Michèle Rivasi, députée européenne (EE) venue donner un coup de main, est obligée d'espacer les pauses clopes. Elle râle un peu du coup, comme Elisa Martin, tête de liste du Front de gauche.
A l'intérieur du palais de la Mutualité, on discute pour l'instant les modalités de discussion. Europe Ecologie et le PS sont arrivés bien préparés, avec chacun plusieurs ordinateurs, des tableurs, et des objectifs précis. Du côté du Front de gauche, c'est un peu plus improvisé. Deux commissions vont être créées. L'une pour le programme, l'autre pour les fusions. Mais pour l'instant, c'est le premier round. Chacun pose sur la table ses principales revendications, avec de copieuses parts de bluff, comme au poker. On annonce plus haut pour avoir à négocier, ou l'on attend avant de balancer les revendications qui fâchent. Mais comme au poker, il vaut mieux avoir du jeu pour engranger.
Forte de ses plus de 17%, Europe écologie demande pour l'instant la 1ère vice-présidence de la Région. La réponse du PS fuse : c'est niet. "Je comprends, confiera un Vert, que JJQ n'aie pas envie de se cogner quatre ans un universitaire comme lui. Mais ils peuvent aussi choisir quelqu'un d'autre d'Europe Ecologie. Sinon, on part seuls." Tout de suite les grands mots. De son côté, Jean-Jack Queyranne estime légitime que le premier vice-président, appelé à remplacer en cas de besoin le président, vienne de la même famille. Certains de ses camarades glissent qu'ils préfèreraient partir sans les écologistes que leur confier ce poste. Rien que du classique en somme.
Du côté du Front de gauche, on réclame surtout des places éligibles, 19 en début de journée, puis cela descendra à 13. Plus que ce que le PS proposait pour partir ensemble au premier tour, relève un socialiste. Les discussions sont complexes car il faut négocier sur plusieurs niveaux à la fois, un peu comme les soyeux travaillaient en trois dimensions. Les places éligibles se jouent au prorata des scores, mais il y a des places charnières, qui basculent en fonction du score plus ou moins élevé. Les Verts lyonnais avaient accepté d'investir ces places aux dernières municipales, ce qui leur avait profité. Cette fois, le PS propose aux partenaires du Front de gauche de s'y coller, de prendre les risques sur ces places. "Ils n'ont pas le même pouvoir de nuisance que les écologistes, c'est normal qu'ils assument ces risques", glisse une socialiste.
Pour l'exécutif en revanche, tout le monde semble à peu près d'accord, numériquement du moins. Il y aura en cas d'accord huit vice-présidences pour le PS et ses alliés du premier tour, six pour les écologistes, et une pour une communiste du Front de gauche. Le cas de la première vice-présidence fait en revanche l'objet d'une suspension de séance. Elle sera rediscutée dans l'après-midi. En attendant, il y a aussi le programme, sur lequel les discussions semblent un peu moins compliqué. Il y a quelques points plus durs, comme l'éco-conditionnalité des aides, et des différents qui seront simplement actés. L'enjeu est de parvenir à un texte satisfaisant tout le monde, et venant battre en brèche l'argument de la droite, qui dénonce à l'avance le programme de bric (verte) et de broc (rose).
L'échelon national n'est pas tout à fait absent de ces discussions. Toutes les trois heures, les écologistes participent une conférence téléphonique avec Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot, qui enchaînent les co-conférences depuis un hôtel parisien proche de celui dans lequel se discute l'accord national avec le PS, près de la place du Châtelet. "Ils sont gentils, sourit l'un des participants rhônalpins. Ils écoutent nos petits soucis locaux, ils en tiennent compte."
Peu après 13h, pause déjeuner. Le clan JJQ a commandé un couscous, dégusté à la fédération PS du Rhône, à deux pas de là. Du côté d'Europe écologie, certains se contentent de sandwichs sur place pendant que le Front de gauche investit en nombre un restaurant chinois du quartier. Puis la pause café traîne à la terrasse d'une brasserie voisine. Il y a du soleil, le printemps approche. Les tractations reprennent.
Elles bloquent toujours avec le Front de gauche et Gilles Ravache, secrétaire régional du PCF, sort "en colère" de la salle de négociations. "Il faut donner des signes à tout le monde, dit-il. La gauche, ce n'est pas les petits arrangements entre amis. C'est respecter tous les courants. Pour qu'Europe écologie ne se sépare pas du PS, ils sont prêts à tous les petits arrangements."
Pendant que le communiste passe en public sa colère, Bernard Soulage, premier président socialiste actuel, s'échappe en compagnie de Michèle Rivasi. Ils s'éloignent en direction d'un joli manège qui tourne sur la place, devant la Mutualité. Vont-ils jouer la première vice-présidence à celui qui attrapera la queue du petit Mickey ? Non, elle va se décider juste après, en tout petit comité.
La Mutualité doit fermer, tout le monde se rapatrie dans l'hôtel d'un élu lyonnais, puis JJQ s'échappe avec Michèle Rivasi et Philippe Meirieu dans un hôtel voisin, qui appartient au même. Dans un petit salon répondant au doux nom d'Améthyste, ils vont se mettre d'accord. L'endroit doit avoir des vertus très consensuelles car c'est juste à côté, dans le salon Topaze, que s'était discuté, en 1998, l'accord pour faire élire Anne-Marie Comparini présidente du Conseil régional avec les voix de gauche, à la place de Charles Millon.
Lorsqu'ils reviennent, la question de la première vice-présidence est réglée. Elle sera socialiste. En échange, Europe écologie récupèrera une vice-présidence très importante regroupant l'ensemble des questions éducatives. PS et Europe écologie pourraient presque signer, même s'il reste des ajustements. Les trois négociateurs sont relativement détendus en revenant à l'hôtel où se mènent les autres discussions. Le président sortant ne peut retenir un petit tacle sur Philippe Meirieu. Il confie qu'il savait d'emblée que rien ne serait réglé à 20h. "Philippe Meirieu n'a pas l'expérience encore des négociations politiques", dit-il, avant de glisser que lui-même, lorsqu'il était ministre, en a mené d'autrement plus difficiles..
Le président rassure les journalistes, leur dit qu'ils peuvent aller dormir : il n'y aura pas d'accord avant demain matin. "Rentrez chez vous, dit-il. Comme on dit à la télévision, vous pouvez reprendre une vie normale." Mais pendant que les discussions s'éternisent, on se demande dans le bar de l'hôtel si la crise de confiance profonde vis-à-vis du monde politique (et de la presse) ne vient pas de l'immaturité de cette vieille démocratie qui tient ses électeurs éloignés de ce type de tractations. Ou est-ce que la transparence (très relative) éloigne un peu plus l'électeur des urnes ? Bon, mais on n'est pas là pour régler cette question.
Dans l'hôtel de l'élu lyonnais, les négociations durent, les mines sont fatiguées. Chacun a sa propre salle pour se concerter. Un amphithéâtre pour les écologistes, venus en nombre. Une petite salle pour le Front de gauche, dont les militants se serrent. Une grande salle en rez-de-jardin pour le PS. Les discussions inter-listes se tiennent dans deux salons appelés Croix-Rousse et Terreaux.
On s'interrompt partiellement le temps du buffet, puis cela reprend. A ce stade, c'est harassant sans être passionnant. La commission "programme" fignole le texte qui sera remis à la signature. Des militants préparent des hypothèses de maquettes pour l'imprimerie, afin que tout soit prêt à temps, quelle que soit l'issue. Mais ce qui reste le plus difficile, ce sont les places, discutées une par une, département par département. Splendeur et misère de la politique. A 4h, on lève finalement le camp, pour reprendre à 9h. Tout le monde espère annoncer un accord mardi en fin de matinée. Par précaution, les salles de l'hôtel ont été réservées mardi pour la journée.
Olivier BERTRAND et Anne-Caroline JAMBAUD




Merci pour ce papier intéressant.
Deux remarques
-1 la la fédération socialiste du Rhône n'est pas située dans le 7e mais dans le 3e. La frontière entre le plus sympathique arrondissement de Lyon et son voisin du nord est situé cours gambetta!
-2 Les appels à Cohn-Bendit et Duflot sont logiques: Europe Ecologie paramètre ses exigences en Ile-De-France sur les accords en Midi-Pyrénée et en Rhône-Alpes/
Rédigé par : romain blachier | 16/03/2010 à 09:45
"Europe Ecologie paramètre ses exigences en Ile-De-France sur les accords en Midi-Pyrénée et en Rhône-Alpes"
Et n les comprends quand on sait comment se sont comporter les socialistes en midi pyrénée en 2004...
Rédigé par : Gégé | 16/03/2010 à 10:52
ça, c'est de la grande politique...
ça, c'est de la grande négo politicienne,
Chacun veut son bout du gâteau, chacun quémande son bout de retraite...
Pendant ce temps là, l'électeur, déjà repoussé au fond du couloir, attends, les yeux brillants, qu'on le reconnaisse; en vain.
Rédigé par : yaguar | 16/03/2010 à 10:58
Pays légal / pays réel :
La tension politique de l'abstention pèsera lourd dans l'absence de légitimité de ces élections. On glisse de mal en pis, bientôt seuls 1/3 des potentiels votants s'exprimera.
Les journaux et journalistes, blogs et politiques peuvent bien s'agiter. Ils sont de plus en plus seuls, comme des acteurs d'un théâtre sans spectateurs.
République privative et indifférence populaire.
Triste avenir immédiat.
Rédigé par : Télégraphiste | 16/03/2010 à 10:58
« Ils n'ont pas le même pouvoir de nuisance que les écologistes » :
Cette phrase à elle seule résume bien la perception qu’ont les Socialistes de l’écologie : une nuisance. Si lutter contre la pollution est une nuisance, c’est qu’ils n’ont vraiment rien compris.
Par ailleurs, je comprends que Philippe Meirieu soit attiré par une vice présidence autour de l’éducation. Sauf que là où les écologistes seraient les plus utiles, c'est sur la question des transports, de l’aménagement du territoire, etc
Question subsidiaire à Libelyon : pouvez vous nous indiquer qui est cet élu lyonnais qui possède des hôtels ? Puisqu’il y est fait allusion plusieurs fois, merci de faire sortir l’information du petit cercle d’initiés. Après tout, c’est pour ça qu’on vous lit :o)
Rédigé par : R2D2 | 16/03/2010 à 11:17
Epargnons-nous le couplet poujadiste, voire franchement facho, sur la distinction "pays légal"/"pays réel" (venant de Charles Maurras, l'un des principaux inspirateurs de l'extrême-droite française).
Ces négociations ne sont pas plus déshonorantes que n'importe quelle activité professionnelle : c'est le boulot des responsables politiques, et ils le font au nom de leurs électeurs, ne l'oublions pas.
Dit-on que le client est honteusement éloigné des négociations au salon de l'Agriculture ou à la foire de Paris ?
Si la moitié des citoyens ne sont pas allés voter (et deux jeunes sur trois), tant pis pour eux ! La campagne n'était pas inexistante et les enjeux très concrets. Les abstentionnistes ont offert leurs voix aux votants de ceux qu'ils considéraient comme les pires listes, c'est mathématique. Rappelons aux jeunes, notamment, que nous avons un système politique merveilleux, où la voix d'un ministre vaut autant que celle d'un chômeur, un système pour lequel beaucoup de gens se sont battus et sont morts. Et comparée à d'autres pays, la démocratie française a un personnel politique plutôt compétent et honnête. Si certains pensent qu'ils peuvent faire mieux, qu'ils rejoignent les partis politiques pour changer les choses et construire l'avenir, on les y accueillera chaleureusement.
Rédigé par : Eric B | 16/03/2010 à 11:32
"télégraphiste" ou quand un modem reprend les thèmes de Maurras. 4,3 % du pays légal, ca lui fait combien pour Bayrou en pays réel ?
Rédigé par : internaute | 16/03/2010 à 11:33
@r2D2 ne faites pas celui qui n'a pas compris. Le pouvoir de nuisance c'est juste en termes de rapport de forces qu'il est évoqué. Evidemment que l'écologie est une chose positive pour le ps.
Qnad à l'élu en question, il n'est pas secret que Roland Bernard, président des hoteliers du Rhône et élu lyonnais, soit également le boss du groupe Axotel. Mais pourquoi bloquer sur ça ? Ca me semble plutôt anecdotique au vu des enjeux régionaux.Voulez-vous connaitre le type de couscous mangé par Queyranne? Agneau, complet, royal?
Bon espérons que tout ça sera bouclé bientot.
Rédigé par : romain blachier | 16/03/2010 à 12:04
@R2D2 : interprétation assez loufoque de la phrase de l'article à propos de la nuisance.
Tout d'abord, les écologistes n'ont pas le monopole de l'écologie, bien heureusement et je pense qu'ils ne revendiquent pas ce monopole, et la vertu écologique n'est pas pratiquée uniquement par les Verts, bien heureusement encore (certaines fois, on se demande même si l'excès de vertu écologique ne tue pas l'écologie, j'en veux pour preuve l'exigence en 1995 par Dominique Voynet de l'abandon de la mise à grand gabarit du canal Rhin-Rhône qui a tué le transport fluvial pour de longues années).
Je crois que la mandature précédente a montré qu'une équipe plurielle de Socialistes et de Verts pouvait assurer un travail autour du développement durable qui est salué par tous. Enfin n'oubliez pas qu'Hélène Blanchard, vice-président au développement durable, a préféré rejoindre Jean-Jack Queyranne dès le premier tour.
Rédigé par : AMR | 16/03/2010 à 12:17
Négocier sur la base d'une minorité de votants revient à assurer un peu le spectacle des cuisinistes de la futures majorité régionale. C'est tout ;-)
Par ailleurs, j'apprécie le concept "pays légal/pays réel". Il est utile à garder à l'esprit, cela évite d'être trop content d'être un votant bien propre sur lui.
Comme je le disais plus haut
"République privative et Indifférence populaire"
Rédigé par : Telegraphiste | 16/03/2010 à 12:20
Les abstentionnistes fiers de l'être ne peuvent ignorer qu'ils font le jeu des extrémistes de droite et de gauche,quitte à se réveiller tout penauds quand ils sont contraints d'élire piteusement Chirac contre Le Pen.
Rédigé par : naïf | 16/03/2010 à 13:31
On comprend que la mise en commun des programmes soit laborieuse; mais les calculs de proportionnalité et autres règle de 3 (PS/EE/FtdG) n'exigent pas une grande complexité mathémathique, mais la simple application des résultats.
Rédigé par : Papou | 16/03/2010 à 15:26
@Eric.B : sur le débat essentiel pour l'avenir de la démocratie et de notre République vos réflexions sont pour le moins indigentes !
Plutôt que de culpabiliser les abstentionnistes, et les jeunes en particulier , il serait peut-être plus constructif d'essayer de comprendre les raisons ou les non-raisons qui poussent des citoyens à ne pas voter.
L'absence de comportement civique des jeunes n'est pas dû à un comportement spontané ou inhérent à leur état, n' y aurait-il pas eu quelque part un déficit ? L' "indifférence" des jeunes ne serait-elle pas le miroir d'une classe politique qui n'a tourné que sur elle-même ?
Que penser de la co-gestion de la FRANCE pendant ces trente dernières années par l'UMP et le PS ?
Que penser du vote de 2005 bafoué par les mêmes UMP et PS lors de la ratification du traité constitutionnel européen en Congrès ?
Que penser de ce "système politique merveilleux" quand la démocratie est confisquée par des apparatchiks et décourage toute volonté de militantisme?
Quant à la compétence et l'honnêteté de la classe politique française je vous encourage à vous rendre sur le site suivant
http://anticor.org/
Enfin pour vous rassurer et continuer le débat : j'ai voté dimanche et toujours depuis que je suis en droit de voter.Je suis un électeur de gauche qui aspire à reconstruire la gauche ...
Rédigé par : Kaoetic | 16/03/2010 à 15:56
Une bonne équipe avec des cons promis c'est comme la tartiflette :il faut une couche de tout avec un zeste de rien.
Rédigé par : zérozaza | 16/03/2010 à 17:36
Je n'ai pas dit que la vie politique se résumait à la "pensée unique" du PS et de l'UMP, et autre "vote utile"...
Mais la république émane de la souveraineté populaire, donc de sa participation, et non l'inverse. A toutes les époques, la situation politique a été difficile, et cela n'a pas empêché des militants, jeunes ou moins jeunes, de se battre pour changer les choses et servir l'intérêt général.
Dimanche soir, en montant les escaliers de l'hôtel de ville de Villeurbanne, où j'habite, je suis passé devant une immense photo d'un groupe de combattants de la Libération de la ville en 1944 : ils étaient très jeunes, et juste après, ils ont pris la direction d'un pays qui aurait pu à maints égards les dégoûter, bien plus que le nôtre. Ainsi, les dirigeants et les éducateurs d'aujourd'hui ont un rôle à jouer - je suis moi-même enseignant -, mais les individus doivent aussi prendre leurs responsabilités.
Retroussons-nous les manches, quelles que soient nos opinions politiques, pour faire vivre la République, au sens strict notre "bien public" à tous.
Rédigé par : Eric B | 16/03/2010 à 18:01
Eric B. je ne voudrais pas polémiquer mais vos derniers commentaires ne répondent en rien aux questions que je soulève (et il y en a d'autres).
Comparez les époques ne sert à rien dans la réflexion actuelle. Vous ne pouvez pas faire l'impasse sur la gravité de la crise sociale et de son impact sur le corps social .
Vous ne pouvez pas faire l'impasse sur les grands médias ( puissance de frappe que nous n'avons jamais connu auparavant) qui abrutissent le peuple et donc la question du droit à une information indépendante.
Oui le souverain c'est le peuple dans notre République. Mais encore une fois il faut se poser la question pourquoi le peuple déserte ?
Et la méthode "coué" qui consisterait à affirmer qu'il suffit simplement de se retrousser les manches est vouée immanquablement aux mêmes résultats calamiteux auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui.
Rédigé par : Kaoetic | 16/03/2010 à 21:43
@ AMR
Je respecte votre point de vue et je souhaite que vous ayez raison sur le long terme, mais je connais trop les politiques locaux pour ne pas savoir qu'ils perçoivent d'abord les écologistes comme des gens qui leur mettent des bâtons dans les roues. L'épisode Collomb-Tete en est le parfait exemple
Rédigé par : R2D2 | 16/03/2010 à 22:10
En ce qui concerne le front de gauche, il est quand même dommage que ce soit le PCF qui tire
les marrons du feu, alors qu'au niveau régional il est bien souvent corpusculaire lors d'autres scrutins et dépassé par les alternatifs par exemple
bonjour le renouvellement de la vie politique.
Rédigé par : françois | 19/03/2010 à 10:39