Dernier hommage demain à l'écrivain Pascal Garnier
Ayant débuté chez P.O.L dans les années 80, il était aujourd’hui essentiellement publié chez Zulma avec des titres dont il avait le secret : « La Place du mort », « Nul n’est à l’abri du succès », « Les Hauts du bas » ou encore « Vue imprenable sur l’autre ». Grand dialoguiste, c’était un maître de la dérision et de l’humour comme politesse au désespoir avec pour devise rock’n’roll, entre autres : « rire deep, mentir high ». Après avoir vécu longtemps dans le 6e arrondissement de Lyon, il s'était replié avec sa femme à Cornas en Ardèche où il continuait d’écrire mais aussi de peindre, le plus souvent des autoportraits noirs comme ses livres, dépourvus de tout narcissisme. Il cuisinait comme il écrivait : avec peu d’ingrédients mais un sens du détail hors pair.
Quand on lui reprochait d’écrire trop, il aimait comparer l’écriture à la quête de Moby Dick. « Tu as l’impression de l’avoir touché et elle s’enfuit encore. C’est une quête infinie. Le jour où tu accèdes complètement au rêve, tu tues le rêve. C’est le jour de ta mort. » Il venait de publier « Le Grand Loin » chez Zulma. Derrière la noirceur de ses romans comme « Les Nuisibles », un des plus beaux, Pascal Garnier écrivait « avec tout l’amour qu’on peut donner à une petite fille qu’on a posée sur terre comme une question ». Un hommage lui sera rendu mercredi 10 mars à 14h30 à l’Athénée, 269 avenue de Romans à Valence en présence de sa famille et de ses amis.
L.H.




Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas à propos de l'orthographe du nom de la rubrique, mais y me semble que "Litterature" ça s'écrit L ; I; deux T; un seul R; A; etc. Et non pas "literrature". Quoique ça doit aussi avoir un rapport avec les ratures...
Enfin, ce que j'en dis...
Salut et Fraternité.
Rédigé par : Gnafron | 09/03/2010 à 10:24