En Rhône-Alpes, l'enjeu national de Bruno Gollnisch
REGIONALES - Bruno Gollnisch mène-t-il en Rhône-Alpes son dernier combat ? Le score de ces régionales pourrait en décider. A 60 ans, le leader frontiste a nettement levé pied depuis son malaise cardiaque d’août 2007. Il a réduit les activités, ne s’est pas représenté aux dernières municipales lyonnaises. Il reste député européen (repoussé par Jean-Marie Le Pen vers le grand Est), et candidat contre Marine Le Pen pour la présidence du Front national au prochain congrès du FN, qui se déroule cette année. Ses chances dépendent en partie du scrutin régional en Rhône-Alpes. Car s’il n’atteint pas 10 %, il ne pourra se maintenir au deuxième tour, et sortira très affaibli...
Désargenté, le FN se fait rare en campagne, en Rhône-Alpes comme ailleurs. Ses militants continuent en revanche de sillonner les rues la nuit pour couvrir le bord des routes d'affiches. Bruno Gollnisch pour sa part dénonce le futur siège de la région Rhône-Alpes, qu’il juge pharaonesque. Et se montre plus dur dans les débats avec Françoise Grossetête, la candidate de l’UMP, qu’avec le sortant Jean-Jack Queyranne. On sent entre les deux hommes comme une sorte de respect poli d’adversaires qui se combattent depuis longtemps, et peut-être d’universitaires. Tous deux ont enseigné à Lyon-III, que Gollnisch doit retrouver cette année après une suspension de cinq ans, pour ses propos sur les chambres à gaz lors d’une conférence de presse. Il mettra en scène ce retour. Mais, en attendant, il veut décrocher ce deuxième tour régional, et imposer une triangulaire. Pour l'instant, les sondages le montrent sur le fil, avec un score oscillant entre 9 et 11%.
Ol.B.




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