03/03/2010

En Rhône-Alpes, les étincelles de Meirieu et Queyranne

REGIONALES - Cette semaine-là, à un jour d’intervalle, les deux candidats battent campagne à la campagne. Le socialiste Jean-Jack Queyranne arpente en président sortant le Beaujolais, visite des producteurs de lait, des vignerons, un marché couvert… Philippe Meirieu, pédagogue et tête de liste Europe Ecologie, se rend aux tréfonds de l’Ardèche, dans un hameau coopératif issu du mouvement baba néorural des années 70. Il prend des photos de paysages avec son iPhone, en lâchant à intervalles réguliers : «C’est génial !» Queyranne, 64 ans, reste plus contenu. Il préside depuis 2004 une région dont il est l’élu depuis 1978, et livre certainement son dernier grand combat politique. Philippe Meirieu, à 60 ans, se présente pour la première fois à un scrutin. Les deux universitaires font des d’étincelles. Quand ils se frottent...

Ce matin, Meirieu est assis au milieu des compagnons en formation au hameau du Viel-Audon. Ils parlent économie alternative et solidaire. Ici, tout le monde se tutoie. Avant de prendre la parole, on se présente au groupe. «Je suis Philippe Meirieu, j’ai consacré ma vie à travailler sur les questions d’éducation et de formation. Je suis candidat aux régionales pour les listes Europe Ecologie. Mais je n’avais jusqu’ici jamais envisagé de faire de la politique, au sens de solliciter un mandat électif.» Il répète qu’il n’a «pas vocation à faire carrière politique». Qu’il n’a «aucune ambition personnelle». Dit même qu’il n’est «pas venu pour faire campagne».

Le pédagogue n’est pas à l’aise à la pêche aux voix. Il confie qu’il a acheté un ouvrage sur les «1 000 chiffres» qui font mouche en écologie, s’amuse à donner le nombre de litres d’eau correspondant à la production d’un steak, assure que c’est «relativement facile» de faire, «comme les autres, celui qui s’y connaît», mais qu’il ne s’en sert pas. Une façon de se placer en antinotable politique. C’est-à-dire en anti-Queyranne. Philippe Meirieu n’est pourtant pas un étranger des milieux de pouvoir. L’ancien directeur de l’IUFM de Lyon a travaillé avec plusieurs ministres de l’Education (dont Claude Allègre, rappelle, dès qu’il le peut, Jean-Jack Queyranne). Il a longtemps été proche du PS, avant de commencer à voter Verts au premier tour, à la fin des années Jospin. Sur le terrain, le pédagogue joue souvent au prof, se laisse aller à d’interminables cours sur les thèmes qu’il affectionne. Il a ses tropismes, parvient à ramener n’importe quel sujet à l’éducation et à la formation.

Sur les domaines qui lui sont plus étrangers, l’agriculture ou les énergies renouvelables par exemple, il adopte la posture de l’universitaire qui cherche à comprendre, du chercheur en quête de solutions. Dans le hangar d’un constructeur d’éoliennes, il tend le doigt et s’écrie : «C’est de la grosse hélice !» L’entrepreneur le corrige gentiment : «Non, là, c’est une toute petite éolienne en fait.» En ressortant, Meirieu saura à peu près tout sur la filière. «Je reste persuadé, dit-il, que c’est en allant voir les gens qui essaient, même à une toute petite échelle, de trouver des alternatives, que nous pourrons ensuite, proposer des solutions à grande échelle.» C’est ce qu’il appelle les «experts militants». Et que Jean-Jack Queyranne perçoit comme une posture chez son adversaire : «Il est devenu le candidat des coopératives et des associations, dit le président socialiste. Il surjoue la partition verte.»

Combat. En campagne, Queyranne découvre moins. Il ne perd jamais de vue l’enjeu électoral, passe beaucoup de temps à vanter son bilan, ses listes équilibrées. Les agriculteurs qu’il rencontre sont des électeurs devant qui il rappelle les actions mises en œuvre depuis 2004. Devant les vignerons, il remue d’aise en entendant des hommes plutôt identifiés à droite le remercier pour l’aide apportée au Beaujolais en crise. Queyranne fait campagne à l’ancienne. Sur ce marché de Villefranche-sur-Saône (Rhône), il passe d’un forain à l’autre, flatteur, répétant à chacun : «Il est drôlement fourni, votre banc !» Il ne sera jamais très familier en public, jamais très relâché. Mais semble un peu moins distant, moins guindé, moins ministre. Menant son dernier combat, il se sent peut-être plus libre. Ce qui lui a permis de s’émanciper un peu du Parti socialiste. Il limite les meetings, met la rose en retrait, s’intéresse lui-même aux moindres détails de la campagne. Et connaît ses dossiers mieux que quiconque. Privilège de sortant. A Philippe Meirieu, il répétait souvent en début de la campagne qu’il devrait «revoir [ses] fiches». Ce qui mettait le pédagogue hors de lui.

Philippe Meirieu est un affectif. Il gère assez mal le conflit. Dans les débats, il souffre physiquement, croise les bras et les jambes, souffle son exaspération. «Je n’en peux plus de son mépris», lâche-t-il début février à la fin d’un débat sur la culture. L’opposition entre les deux hommes est allée crescendo ; l’absence de la droite (lire page IV) les laissant face-à-face. Sur les tribunes, ils se tournaient physiquement le dos, ne se regardaient pas. Pourtant, ils se connaissent un peu, s’appréciaient. Le président avait même confié au pédagogue la responsabilité éditoriale d’une revue régionale. Puis Daniel Cohn-Bendit et Michèle Rivasi, députée européenne, ont débauché Meirieu. Jean-Jack Queyranne était alors soulagé sur le coup de ne pas affronter l’un de ceux que le PS nomme les «Khmers verts». En apprenant que ce serait Meirieu, il a grimacé. Selon lui, à l’époque, le choix était une mauvaise nouvelle pour le président sortant, «mais une bonne pour le citoyen».

Depuis, les relations de Philippe Meirieu se sont tendues avec les socialistes en général, et avec Queyranne en particulier. Europe Ecologie, dopé par des européennes qui l’ont placée devant le PS dans tous les départements de Rhône-Alpes sauf la Loire, est entrée dans une logique agressive de conquête. Philippe Meirieu a insisté sur les ravages du cumul, la ringardise des professionnels de la politique. «Le PS n’est plus le bon outil pour proposer des véritables alternatives au système libéral, explique-t-il. Les socialistes ne veulent pas voir qu’ils sont à la fin d’un cycle politique.» Dans un débat, début février, le président sortant a fini par perdre son calme. «Vous passez votre temps à casser du sucre sur le dos du PS, mais, vous non plus, vous n’êtes pas une oie blanche», a-t-il lancé. «J’ai eu tort de m’emporter publiquement, confie Queyranne avec le recul. Mais je n’en pouvais plus de son populisme anti-élus. J’ai été ministre, lui conseiller ministériel, il faut assumer nos passés.»

Désormais, les deux camps tentent de calmer un peu le jeu. L’entre-deux-tours approche. Il faudra bien s’entendre, négocier, se réconcilier. Aux régionales de 2004, les tractations avaient été chaudes. Les négociateurs avaient peu dormi et les listes n’étaient arrivées en préfecture, que quelques minutes avant l’heure limite de dépôt, en urgence et à moto. La cogestion a ensuite été houleuse pendant six ans. «Ils n’ont pas de tabous, soupire un socialiste. Ils remettent en question tous les modes de fonctionnement habituels d’une majorité.» En pleine séance, le patron du groupe Verts, Gérard Leras, peut monter sur la tribune mettre la pression sur le président de région, lorsqu’il a l’impression qu’une promesse n’est pas tenue. Ses troupes n’hésitent pas à voter contre leurs propres vice-présidents. Et le président de groupe l’assume : «La solidarité de gestion, dit-il, c’est la mort de la démocratie, la stérilisation du débat politique.»

Concurrence. Au sein même des Verts, les relations tendues ont laissé des traces. Les écologistes y ont perdu des plumes. Ils comptaient dans leurs rangs Hélène Blanchard, vice-présidente chargée de l’environnement, mais elle a choisi de rejoindre les listes de Jean-Jack Queyranne. Epuisée, dit-elle, par les coups bas de ses camarades, et leur méconnaissance des questions économiques. Deux des têtes de listes départementales Verts de 2004 sont également passées à la concurrence. Si les relations avec le PS furent souvent conflictuelles, certains socialistes reconnaissent qu’ils ont évolué sur les questions environnementales grâce à leurs rugueux partenaires. Ils ont progressivement verdi. Sur le fond, des différents idéologiques demeurent - sur le rapport à l’entreprise et à l’économie notamment. Tentations décroissantes contre productivisme accompagné. Mais Jean-Jack Queyranne assure que les divergences sont minces sur la plupart des dossiers. Il aurait d’ailleurs aimé une large union «arc-en-ciel» dès le premier tour. Les Vert ont refusé l’alliance. Mi-février, ils ont adressé un courrier aux socialistes, pour proposer une première rencontre afin de commencer à discuter du programme commun. Le PS a refusé poliment, et glissé son propre programme dans la réponse, pour qu’ils commencent «à réfléchir».

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Voici les sites qui parlent de En Rhône-Alpes, les étincelles de Meirieu et Queyranne :

Commentaires

Triste hors série ! Caricatural!
Pages intérieures :Mérieu aux fins fonds de l'Ardéche devant un parterre de jeunes bobos aux brochettes !JJ Queyranne en costume cravate urbain!
Les oppositions sur le programme essentiellement entre JJQueyranne et Mérieu , peu ou pas de place pour les autres ! Un parti pris depuis le début !

Vraiment fabuleux le titre de l'article !

Je suis régulièrement la campagne sur internet, dans les meeting... Et je trouve que les écolos ne manquent pas de culot ! Cherchez partout, les articles de journaux, les discours... de Jean-Jack Queyranne et jamais, vous ne trouverais une parole contre Europe Ecologie, ni contre Mr Meirieu qui nous joue la victime !

L'adversaire de Jean-Jack Queyranne c'est la droite et Mme Grossetête ! Il serait bon que Mr Meirieu et son équipe en prennent conscience ! Car on dirait que leur adversaire est Jean-jack Queyranne et le PS. Pour preuve les propos de Mr Meirieu qualifiant le PS d'"amorphe", "sans projet ni visions" et j'en passe, car les attaques d'Europe Ecologie contre Jean-Jack Queyranne sont régulières !

Notre adversaire c'est la droite tachez de ne pas l'oublier, et arretez de tirer à boulet rouge sur Jean-Jack Queyranne avec qui je le rappel vous avez tout voté ce qui a été présenté au conseil régional !

Pour battre la droite et dynamiser la gauche je vote Jean-Jack Queyranne dès le premier tour !

Je me demande de plus la plus la pertinence du vote écolos, d'autant que récemment j'ai pu lire un article qui désignait la région Rhône Alpes comme la plus verte de France :

http://www.metrofrance.com/info/le-rhone-alpes-designe-region-la-plus-verte-de-france/rjca!xYmz8HNVaOgevaOY2m@qig/

Je voterais donc pour JJ Queyranne, pour son bilan économique, écologique et social et son projet en cohérence avec le bilan !

Hum Hum....

Mr Meirieu à un Iphone, sait-il qu'il utilise un réseau 3G que beaucoup de ces camarades dénonces ?

Ou est la cohérence ? Ce n'est pas encore les écolos qui renient les nouvelles technologies? Comment alliez vous des décroissants, des écolos libéraux, des écolos sociaux, des anarcho écolos....

C'est dur de s'y retrouver ! Dommage que vous n'ayez rien de clair !

"Notre adversaire c'est la droite tachez de ne pas l'oublier, et arretez de tirer à boulet rouge sur Jean-Jack Queyranne avec qui je le rappel vous avez tout voté ce qui a été présenté au conseil régional !"

Totalement faux, les verts se sont abstenus à de nombreuses reprises !!!

PS : si vous pouviez éviter de faire du racolage et discuter du fond des choses , ce serait pas mal ...

Dans les débats, Queyranne était réellement trop agressif sur ce brave mister Mérieux. Genre le gars qui connaît ses dossiers mais qui n'a aucun tabou, y compris celui de s'en prendre au 3ème âge.

Enfin, il progresse de jour en jour le Meirieu. Il faudrait que les verts répondent sur le fond (les points crispants ou de négociation) avant le premier tour.

Cela pourrait presque être intéressant.

C'est paradoxal, chaque camp se reproche son agressivité...
Quelle est la vraie question en fait ?

Ce qui est reproché à Philippe Meirieu peut se reprendre point par point :

- "il n'est pas expert en écologie" :
il le dit, mais a su s'entourer des bonnes personnes, issues pour part des Verts historiques et pour une autre part d'individus venus de la société civile, comme lui. Ou encore comme Augustin Legrand -IDF- (enfants de Don Quichotte), Sandrine Bélier -Alsace-(FRAPNA), Robert Lion -IDF- (GEENPEACE) ou encore Alain Chabrolle (FRAPNA) pour l'Ain. On ne peut décemment pas leur reprocher de méconnaître leurs dossiers...

- "il travaillé avec Allègre" :
En effet, pour le coup en tant qu'expert en pédagogie, il a été sollicité par le PS. Où est le problème ? Europe Écologie est une mouvance de gauche, dont bon nombre de constituants ont travaillé (et travailleront encore ! ) avec le PS... et avec d'autres !
La question n'est pas d'écraser qui que ce soit, mais d'avancer ensemble, simplement dans un rapport de force inversé.

- "une campagne agressive..." :
Je me suis abonné aux alertes google concernant Philippe Meirieu et Jean-Jack Queyranne, jamais une attaque n'est venue initialement d'Europe Écologie.
Mais il y a du monde pour répondre, c'est sûr. Comme sur le terrain d'ailleurs, Europe Écologie bénéficie d'un véritable capital sympathie depuis les Européennes.

- "la migration de Verts en direction du PS":
Parler de cela n'a aucun intérêt, l'inverse est vrai aussi et c'est bien la liberté de chacun. Europe Écologie n'est pas une secte !

Et tout ces gens qui comme moi, ont rejoint le rassemblement EERA, sans pour autant n'avoir jamais fait de politique.
Combien sont-ils à l'échelon national ?
Sur le terrain, quotidiennement, à convaincre tout ceux qui les entourent, à débattre...
La société est en train de verdir, qui peut en douter ?
Les partis, l'État... Tout le monde s'y met !
Puisque c'est le cas, pourquoi donc ne pas essayer, à l'échelon régional déjà, une gestion écologique.
Admettons que deux ou trois régions deviennent vertes, nous pourrions ENFIN juger sur pièces, et faire de la politique autrement, comme le suggère Europe Écologie.

Les 14 ET 21 mars prochain, je voterai Europe Écologie Rhône Alpes, je voterai pour Philippe Meirieu & son équipe...
Et j'en suis fier !

@ Nicov,
Quand Gwendal Peizerat, colistier de Queyranne, déclare finement que "les écolos n'aiment pas le sport" parce qu'ils ont l'outrecuidance de dénoncer les impacts environnementaux qu'auraient les JO d'Annecy et ceux des stations de ski et autres patinoires ammoniaquées, si ce n'est pas une "parole contre Europe Ecologie" c'est quoi ?
Hé bien je vais avoir une parole contre le sport olympique, pas seulement contre le patinage et ses juges corrompus (je ne dis pas là que Peizerat est corrompu, je lui laisse les raccourcis et les caricatures), ni contre le CIO et ses anciens ministres franquistes et autres fins de race corrompus. Mais le sport olympique, c'est davantage l'allié du BTP que de l'épanouissement personnel et de l'incitation à l'activité physique de masse.
Donc ce que je viens de dire équivaut à reconnaître que Peizerat, en fait, avait raison : les écolos n'aiment pas le sport. Il avait juste oublié de finir sa phrase : les écolos n'aiment pas le sport business qui fait plus de mal à l'environnement que de bien aux Hommes.

@Amaury Charvy
plus de jeux olympiques , plus de production d'énergie fossile en 2011,pas d'aides aux entreprises polluantes ....que de chômeurs en perspectives heureusement avec quatre nouveaux parcs nationaux on aura de l'espace pour les occuper,voir les loger! Merci Philippe P.....

Je ne savais pas que Nicolas Sarkozy flânait sur Libélyon pour y déverser ses caricatures anti-écolos, comme quoi l'écologie ce serait l'ennemi de l'emploi.
Si Nicolas Sarkozy (ou larutap) lisait les rapports de son propre gouvernement, il saurait que les chantiers du Grenelle de l'environnement doivent générer à eux seuls 600 000 emplois nouveaux en France d'ici 2020.

@ larutap,
Il suffit de voir le programme d'Europe Ecologie Rhône-Alpes pour constater qu'ils ont un programme économique solide et créateur d'emplois pérennes :
- plan régional de création des emplois de demain ;
- plan volontaire de conversion des salariés et des filières ;
- invention de nouveaux modes de travail etc.
Je ne détaille pas, vous n'avez qu'à vous rendre sur http://rhone-alpes.regions-europe-ecologie.fr/353-europe-ecologie-rhone-alpes-le-projet/ avant de raconter n'importe quoi.

Je n'ai pas l'habitude d'aller en meeting politique. Cette année j'ai franchi le pas pour aller écouter Europe Écologie et j'ai découvert qu'ils proposaient un projet politique différent et autrement. Sans agressivité mais avec conviction, avec le respect de nos ressources mais aussi celui des hommes. Dans chacune de leurs propositions, les candidats d'Europe Écologie essayent d'avoir une regard neuf.

Et puis j'ai fini par comprendre que le match politique se faisait depuis très longtemps entre productivistes. "Il faut de la croissance !", que ce soit à l'UMP ou au PS, ils n'ont que ces mots à la bouche. J'ai téléchargé les chiffres de la croissance française sur le site de l'INSEE. Si on moyenne sur plusieurs années, on s'aperçoit que depuis plus de 15 ans la croissance n'a jamais dépasse 2.5%, chiffre magique donne par les économistes pour que la croissance crée de l'emploi. Donc finalement, non seulement le diagnostique est mauvais mais la solution aussi.

Je vous renvoie a l'article de C. Duflot et P. Larroutourou sur le site de Mediapart pour approfondir le constat et les solutions proposées par ces deux candidats Europe Écologie (http://www.mediapart.fr/node/76754).

Pour en revenir, à mon constat, c'est qu'il ne faut pas juger les politiques sur la base d'une pseudo-répartition des richesses fondée sur une croissance impossible à atteindre, mais plus sur la prise en compte des facteurs humains et environnementaux. On n'améliorera pas notre société en détruisant notre planète, ni en laissant de côté les personnes les plus fragiles. Et pour cela il faut un vrai courage politique, qu'à mon sens seul Europe Écologie possède.

(J'aurais pu être tente par le Front de Gauche, mais leur virage écologique n'est pas encore complétement effectué. Sur leurs listes, ils ont encore des vestiges de la gauche productiviste que sont certains élus du PC).

Sur le site du www.ric-france.fr à RÉGIONALES
on peut voir que TOUTES les listes ont refusé de s'engager à organiser systématiquement toute consultation demandée par 10% des inscrits ET à suivre le résultat si le OUI faisait plus de voix que la liste gagnante au second tour.
M. MEIRIEU qui a l'air de s'y connaitre en chiffre a proposé de tenir compte du résultat si le OUI faisait 35% des INSCRITS!!!!!!!!!!!
C'est 6% de plus que JJ.QUEYRANNE en 2004 avec une forte participation 64%( Syndrome 2002!!) avec la participation annoncée dans les sondages cela ferait 11% des inscrits en plus.. BRAVO la démocratie.
M. MEIRIEU a refusé de s'engager à ne pas fusionner avec la liste QUEYRANNE si elle ne renonçait pas a refuser de rendre la parole si 10% des inscrits le lui demandait!

M.MEIRIEU a oublié le programme des VERTS pour les législatives 2007:
« Encourager l'expression de la démocratie directe.
Le référendum d'initiative populaire (aujourd’hui réduit à une simple consultation qui ne s’impose pas à l’exécutif ) doit être inscrit dans la loi, à tous les niveaux de collectivités publiques.(…). »

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