Gérard Collomb se paie (encore) Martine Aubry
REGIONALE - Cela devient un sport local. Plus violent que la boule lyonnaise, moins coûteux que le foot de haut niveau : le dézingage de responsables socialistes à quelques semaines des scrutins. L'an dernier, en amont des européennes, Gérard Collomb avait réalisé un joli strike en savonnant soigneusement la planche de son parti : il dénonçait l'inconsistance du programme et les parachutages. Il ajoutait en substance, à trois mois du scrutin : "Vous verrez que j'ai raison, les résultats seront catastrophiques". Ce que les sondages annonçaient. Cette fois, après s'en être allé à Montpellier soutenir Georges Frêche contre la candidate officielle de son parti, il prend soin d'anticiper une éventuelle victoire annoncée, en expliquant, ce matin dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France, que Martine Aubry n'y serait pour rien...
"Si grand chelem il y a, dit-il, je crois qu'on le devra surtout aux candidats dans les régions plutôt qu'à Martine Aubry ! Ce ne sera pas sa victoire." Selon lui, au départ, "rien n'était acquis. Ce sont les candidats qui, par leur campagne et leurs idées, sont parvenus à faire la différence", notamment avec Europe Ecologie. "Le paradoxe, ajoute-t-il, c'est que beaucoup portent un programme assez différent de la ligne politique plutôt frileuse et conservatrice incarnée par la direction du PS". Avec les présidents de région PS sortants, dit-il, "on se projette dans la société du XXIe siècle plutôt que dans la défense des acquis de la moitié du XXe.".
Revenant sur l'affaire Frêche et la sanction contre les socialistes figurant sur ses listes en Languedoc-Roussillon, le maire de Lyon estime que "le premier qui a dérogé à la ligne du parti, c'est Laurent Fabius en déclarant qu'il ne voterait pas Frêche s'il habitait le Languedoc-Roussillon". Prenant la défense de Georges Frêche (DVG), il affirme que "l'accuser d'antisémitisme est grotesque". A Lyon, quatre parlementaires ont pris position publiquement pour la maire de Montpellier. Jean-Jack Queyranne n'a pas signé leur appel. Il était publié le jour où Gérard Collomb visitait Georges Frêche, et le président candidat pouvait difficilement, à quelques semaines du scrutin, se désolidariser du maire de Lyon. Jean-Jack Queyranne a cependant pris le soin de marquer moins officiellement ses distances avec la visite en Septimanie.
Olivier BERTRAND




Y'a pas à dire, le débat d'idée à Lyon est passionnant et ce genre d'article y contribue vigoureusement. :-/
Devant tant de nullité, oubliez les urnes, "citoyens"...
Rédigé par : AK47 | 05/03/2010 à 19:56
Gérard Collomb se déclare social démocrate et critique de plus en plus le ps.
Alors pourquoi reste t'il au ps ?
Manque de courage (à la différence d'un JL Mélenchon) ? Peur de perdre seS mandatS ? Opportunisme et carriérisme ?...
Martine Aubry devrait vite réagir face à ses petits barons locaux comme G.Collomb au mieux en l'excluant du ps et au pire en le recadrant !
Vite Martine, il y a urgence pour le ps.
Rédigé par : marie | 05/03/2010 à 20:04
Un taux d'abstention record et des candidats fantoches élus sur du vent, voilà la réalité des faits.
Du programme de Collomb, d'Aubry ou de Sarko, les français s'en foutent et ne veulent plus se déplacer pour ces guignols cyniques qui se foutent des problèmes du pays.
Rédigé par : Bellecour | 05/03/2010 à 20:09
La victoire de la gauche aux régionales sera celle des élus socialistes de terrain et pas celle de la maire de Lille élue par la fraude à la tête du PS et que les socialistes devront virer au plus tôt de la direction du parti s'ils veulent gagner la présidentielle.
Rédigé par : PETIT | 05/03/2010 à 22:13
Peut-être que Gégé se paye Martine Aubry... mais il reste, quant à lui, littéralement impayable.
Impayable, non pas au sens d'inestimable, mais au sens de bizarrerie extraordinaire ou très comique, comme dit le petit Robert Larousse.
Encore qu'il y a belle lurette que le Gégé Merdelion ne fait plus rire que ses courtisans.
Rédigé par : Gnafron | 05/03/2010 à 22:53
Venant d'un type comme lui rien ne m'étonne. Il est arrivé là par hasard. Un jour, j'ai fait le marché d'oullins avec lui (perso, je représentait les verts)... j'en ai eu la nausée. A quelqu'un qui l'interpellait sur une histoire de poubelles, il a décroché son téléphone portable, a dérangé dans son travail directeurs, secrétaires, employés pour résoudre le problème du gugusse (qui a du ensuite se reproduire) .. et tout le reste était à l'avenant. C'est un type sans idées, sans envergure, qui vit comme une sangsue des autres et qui a peur de se faire dépasser. Pouah, rien que le souvenir de sa poignée de main me fait frissonner.
Rédigé par : bernard | 06/03/2010 à 00:58
Cette sortie de G Collomb est franchement inutile et sans interet pour les socialistes.
Ce mec on se demande pourquoi il reste encore au PS.Il ne fait pas preuce de courage, constament en desaccord, et apporte son soutient a G Freche en disant c'est Fabius qui a commencé ces propos sont juste digne du bac a sable .
Comment un homme de son age peut il se mettre a ce point au ras des paquerettes?
J'ai honte pour lui.
Rédigé par : socialiste | 06/03/2010 à 06:30
c'est absolument vrai que ceux qui vont remporter les elections sont les presidents de region socialistes et leurs equipes de gauche qui sont sur le terrain tous les jours avec les electeurs !
pendant se tend la qu'auront fait Aubry ,Lamy,bartolone ,Montebourg...
ils ont passé leur temps a concentrer leurs moyens et leurs attaques conntre Freche et les socialistes du Languedoc ouvrant une possibilité a l'UMP de gagner le Languedoc ,et elle n'a fait que cela !triste bilan pour une equipe qui criera victoire le 21 mars ,en tapant sur ceux qui ont vraiment fait campagne et qui font la force du parti :les "barons locaux" comme ils disent !
collomb a mille fois raison !
Rédigé par : jeanne | 06/03/2010 à 09:48
Il se lâche et tue le père. Euh, pardon, la mère. C'est le syndrôme du deuxième mandat, tendance Titanic, roi du monde. Avec des hommes et des femmes qui lui donnent du "président" (du Grand Lyon), toute la sainte journée, depuis 2001, ça finit par tourner la tête, quand, au bureau national du PS, il est sur un strapontin...en bout de table. Sur le fond, on est dans le "comment exister au sein de son propre parti et pouvoir dire des choses discordantes". Le PS, n'est pas, sauf erreur, un parti d'anarchistes. Mais ce qu'il se permet au plan national, il ne le tolère pas au plan local. Petit problème de cohérence personnelle... Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Brutus à Paris, mais César à Lyon.
Rédigé par : Miss Moneypenny | 06/03/2010 à 12:41
Pas surprenant, M. Collomb anticipe la victoire de la Gauche le 21 mars et cherche à limiter le bénéfice que naturellement, la première secrétaire du PS ne manquera pas d'en tirer.
Ce bénéfice sera d'autant plus important que le résultat du scrutin sera plus éclatant, et sur celui-ci, il est évident que M. Collomb ne peut rien. Il dépendra aussi des réactions de Martine Aubry, de sa capacité à répondre aux attentes des Français, et là aussi, la balle n'est pas dans le camp de M. Collomb. Si les résultats, ou la réaction de Martine Aubry, ne devaient pas être à la hauteur, alors M. Collomb pourrait espérer... le simple fait qu'il ressente le besoin de se positionner ainsi à l'avance, toutefois, semble plutôt révélateur de ses craintes de voir le PS se doter, avec Martine Aubry, d'une véritable patronne et d'une excellente candidate à la présidentielle. Gageons que si la victoire est aussi belle qu'on peut l'espérer, au soir du 21/3, tant en Rhone-Alpes qu'en Languedoc-Roussillon, nombre de militants opteront, contre l'avis des directions régionales, pour le rapprochement.
Rédigé par : stoplaréforme | 06/03/2010 à 12:48
Il faut voir ce qu'il y a derrière ces petites disputes ; tout en haut du parti, ils ne sont que trois ou quatre à nous préparer l'après-sarko (ils l'ont laissé entendre par inadvertance) en plaçant à l'Elysee l'ancien gouvernement Jospin ; cela ne consolerait pas seulement Lionel qui ne se remettra jamais de 2002. Je l'aimais tout autant que vous mais les temps ont changé et il faut désormais une autre politique de gauche, qui ne referait pas dire que"la droite et la gauche, c'est pareil". Si on n'est pas d'accord avec ce qu'on nous prépare à Paris, ce n'est pas une raison pour quitter le parti. Il faut changer la tête du parti.
Rédigé par : Florac Monique | 06/03/2010 à 16:02
Col(l)omb c'est bine le mec qui a découvert la mairie queue ?
Alors de quoi se plaint-on ?
Rédigé par : André Rouchier | 06/03/2010 à 20:18
Ah Martine, avec des types comme Collomb, si la gauche gagne, ce ne sera pas grâce à toi, et si elle perd ce sera de ta faute !
Quant à la sympathie de Collomb pour Frêche, elle résiste décidément à tous les dérapages populistes et cache mal une relation basée sur des intérêts communs et non pas des valeurs communes.
Laurent Fabius a tout à fait le droit de dire qu'il ne voterait pas pour Frêche s'il résidait dans le L-R. puisque le septimaniaque a été exclu du PS il y a 3 ans. Le PS n'a jamais avalisé la liste de Frêche ! Le PS n'avait pas présenté de liste contre lui avant de changer d'avis suite à ses propos aux relents anti-sémites.
Rédigé par : Alice | 06/03/2010 à 23:29
sauf que comme Colomb, Gégé ne sait pas parler anglais... enfin, il tente actuellement une mise au clair et apprentissage (laborieux ?) de la langue pour tenter une 2ème vie en a mairie que ??
Rédigé par : do you speak english Gérard ? | 06/03/2010 à 23:49
Lorsqu'on critique aussi durement son propre parti, on devrait avoir le courage, comme d'autres l'ont fait, de le quitter. Evidemment ce genre d'opportuniste n'a pas l'honnêteté de le faire. Il serait temps que les gens qui dirigent ce parti qui n'est plus ni à gauche ni à droite, le sabordent une fois pour toute pour rejoindre vraiment le camp auquel ils appartiennent. Qu'ils aillent plus à droite (comme certainement Royal, Collomb et beaucoup d'autres) ou plus à gauche, mais le fait qu'ils annoncent leur vrai couleur permettrait peut-être plus d'intérêt à gauche comme à droite en ces élections boycottées.
Rédigé par : Poumtatalia | 07/03/2010 à 11:17
Ces commentaires sont affligeants de bêtise. Comment Libération, un journal sérieux, peut tolérer la publication de telles aberrations ? En lisant ces commentaires remplis de fautes (et pas seulement d'orthographe !) je me dis que le débat d'idée si indispensable à la démocratie est bien mal en point. On doit pouvoir s'affronter politiquement, comme le fait Gérard Collomb avec Martine Aubry, sans insulter ou diffamer. Quel que soit le parti pris.
Rédigé par : jacques | 08/03/2010 à 14:38