«La culture n’est pas un luxe, mais une nécessité»
INTERVIEW - Libération consacrait samedi son événement aux conséquences des réformes territoriales et des désengagements en cascade de l'Etat et des collectivités sur la culture. A côté d'une enquête évoquant notamment la situation en Haute-Savoie, en Isère et dans le Rhône (lire), trois questions à Najat Belkacem, adjointe au maire de Lyon en charge des grands événements, de la vie associative et de la jeunesse. Ancienne vice-présidente chargée de la culture à la région Rhône-Alpes, elle est aussi depuis 2008 conseillère générale du Rhône...
Mes craintes ne sont pas pour le court terme. Les politiques au rabais risquent surtout de se faire sentir dans la durée si l’on investit moins aujourd’hui pour la création et les grands projets. Les collectivités parent au plus pressé, compensent. Mais on peut déjà être inquiet pour les investissements en direction de ce que l’on appelle les «publics empêchés», en zone rurale, dans les cités, en prison…
Plus largement, l’Etat est en train de paralyser les rouages d’un système exemplaire en privant les collectivités d’une partie de leurs ressources. Dans le même temps, on concentre les efforts sur l’hypervisible, l’hypermédiatique, l’hyperparisien. Les lieux de spectacle vivant voient leurs financements réduits, et tout ce qui relève de l’enseignement culturel souffre beaucoup, tout comme l’intermittence, avec des dizaines de milliers de jours de travail perdus chaque année.
N’y a-t-il pas chez certains élus une part de dramatisation, d’instrumentalisation de la situation, pour imputer au gouvernement les reculs des collectivités ?Il n’y a pas de manipulation. Le problème de fond, c’est la perte d’autonomie fiscale des collectivités locales. Je vous rappelle que des présidents de départements gérés par la droite ont tiré le signal d’alarme en même temps que les présidents de gauche. Ce qui se prépare, n’est pas seulement un mauvais moment à passer, une crise passagère. Une mécanique complètement folle se met en place qui aboutit à une remise en cause dramatique de la décentralisation. C’est cela qui est en jeu. Pour la culture, les deux tiers des financements viennent des collectivités locales. Or, avec la taxe professionnelle et la taxe d’habitation notamment, les départements perdent les deux tiers de leurs leviers fiscaux. Cela ne peut que rejaillir sur ce que l’on appelle les dépenses facultatives car, dans le même temps, les conseils généraux font face à une pression sociale très forte, avec par exemple la gestion du RSA [revenu de solidarité active, ndlr].
Justement, n’est-il pas difficile, dans un contexte de crise économique et sociale, de défendre face aux contribuables ces dépenses culturelles ?S’il est difficile de se faire entendre, c’est surtout à cause d’une démagogie généralisée. Ceux qui sont à l’abri du besoin, qui peuvent financer leur soif culturelle, décrètent que la culture est de l’ordre de l’accessoire. Moi, dans mes délégations, je rencontre tous les jours des familles qui souffrent de la crise. Or elles ne rejettent pas la culture. Elles en redemandent. Ce n’est pas un luxe, la culture. C’est une nécessité. Cela participe au vivre ensemble, au lien social, à la survie. Pouvoir compter, même lorsque l’on n’a plus rien, sur ce qui ne s’achète pas et pouvoir s’ouvrir aux autres, au monde, lui donner un sens, c’est essentiel. Dans les grands événements, dont j’ai la responsabilité à Lyon, le mot d’ordre est la gratuité dans l’espace public. Cela n’a pas de prix, et c’est ce qu’il faut défendre.
Recuilli par Olivier BERTRAND



Si au lieu de se plaindre du désengagement de l'Etat, TOUTES les collectivités territoriales commencaient par faire des économies de gestion?
A commencer par vous, Mme Belkacem : vos séjours à l'ile Maurice ont été épinglés par la presse :http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Politique/Ville-de-lyon/Le-magazine-Capital-pointe-du-doigt-les-voyages-de-Najat-Belkacem.
.." les efforts sur l’hypervisible, l’hypermédiatique..." peuvent s'appliquer à Paris mais aussi à Lyon , exemple : les subventions à l'ol pointées par la Cour des Comptes (http://www.mag2lyon.com/article/10586/Grand-Stade--la-cour-des-comptes-reclame-la-transparence).
Enfin votre affirmation : "je rencontre tous les jours des familles qui souffrent de la crise " appelle 2 réflexions :
1/ contrairement à vos propos, vos 4 mandats locaux (conseillère générale de Montchat + adjointe à la mairie de Lyon aux grands évènements + conseillère d’arrondissement du 3ème arrondissement + conseillère communautaire à la Courly) -sans compter vos activités parisiennes au ps- ne vous permettent pas d'avoir le temps d'être sur le terrain...
2/ donc les familles qui souffrent le plus de la crise, pensent d'abord à se nourrir, à se loger et se soigner .... avant de penser à aller au ciné, à l'opéra....voire même à lire, hélàs !
Si je peux me permettre un conseil, je suggérerai à Mme Belkacem et à tous les élus socialistes (locaux ou nationaux) de vite reprendre pied dans la vie réelle de leur électorat ( http://levif.rnews.be/actualite/europe/72-57-48142/le-ps-fran-ais-n-a-toujours-pas-renoue-avec-les-classes-populaires.html# ) cela lui éviterait de dire des banalités et, pire encore, des contrevérités ..
Rédigé par : marie | 11/04/2010 à 12:28
Le problème, c'est aussi celui de ce qu'à Lyon on appelle "politique culturelle".
On peut tomber d'accord pour critiquer l'actuel désengagement de l'Etat vis à vis des collectivités territoriales et de la culture en général : la droite n'a jamais eu une vision du lien entre culture et démocratie, mais seulement celle du lien entre économie et fréquentation touristique des équipements culturels. Mais bon, la droite c'est la droite, et on ne les refera pas, surtout ceux de la droite "décomplexée" de la "France d'après". Bref.
Cependant, il ne faut pas pour autant dédouaner les élus locaux lyonnais de leurs responsabilités, en particulier celle d'abonder largement eux aussi dans le sens d'une vision étroite de la culture comme évènement, et non comme pratique au long terme ancrée dans l'initiative des populations locales. De toute évidence, il y a une politique évènementielle et communicationnelle à Lyon, mais il manque encore une véritable politique culturelle. Ce qui est visé depuis trop longtemps à Lyon, c'est qu'on puisse écrire dans la presse : "Lyon, capitale de...". Mais ça, on s'en fout et ce n'est pas dans ce cadre qu'on crée du lien social, et encore moins qu'on innove avec les populations. Que les institutions locales en charge de la culture commencent donc par virer les communicants qu'ils emploient, et qu'ils se mettent à faire un véritable travail d'observation, d'analyse, avec des gens compétents, des universitaires par exemple, et des gens de terrain, et là, on pourra parler de politique culturelle. Mais en rester à une simple critique du désengagement de l'Etat, c'est aussi démagogique que les discours de l'actuel ministère.
Rédigé par : drÖne | 11/04/2010 à 13:52
L'intitulé de la délégation de Mme Belkacem à la mairie de Lyon est éloquent : adjointe aux "grands événements, à la vie associative et à la jeunesse"... On est en plein dans le clinquant, la poudre aux yeux, la modernité nouveau riche qui s'affiche justement dans le 3e arrondissement dont elle est aussi élue (cumularde).
Je n'ai rien contre Najat Belkacem, qui est tout à fait charmante, mais le PS pourrait peut-être faire travailler ses jeunes élus les plus prometteurs à des dossiers un peu plus utiles pour nos concitoyens comme le devenir des banlieues abandonnées par les services de l'Etat - et pas seulement dans le domaine de la culture, dans tous les domaines.
Comment convaincre les responsables PS (notamment les jeunes, "Génération Maastricht" si lisses et "pragmatiques") de revenir sur terre et d'envisager la politique de gauche non comme un sujet de devoir à Sciences Po mais comme un combat, réel et dur, en faveur des catégories populaires, majoritaires dans ce pays mais ignorées depuis si longtemps par la gauche libérale ?
Un ex. : Clichy-sous-Bois, dont le maire vient de pousser un cri de colère :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/10/moi-claude-dilain-maire-de-clichy-sous-bois-j-ai-honte_1331612_3224.html
Comme Najat Belkacem, Claude Dilain est un élu PS, lui aussi est très proche "de la vie associative et de la jeunesse", mais les "grands événements" qu'il n'organise pas mais constate (les émeutes, la violence, la misère et le désespoir) sont bien différents, et il ne semble pas vivre sur la même planète et ni à la même époque.
A bientôt peut-être, Najat, pour en parler.
Eric Barbot
Parti de Gauche Villeurbanne
Rédigé par : Eric B | 11/04/2010 à 17:15
Au fait, l'une des premières actions "culturelles" d'envergure de la mairie après les élections régionales sera sans doute la suppression de la friche artistique RVI. Pour en faire quoi ? D'après ce qu'on dit (à vérifier), des bureaux. Ca, c'est une conception éclairée de l'accompagnement des cultures urbaines et de la jeunesse ! Si ça c'est une vision "de gauche" du lien social, alors autant avoir une droite bien brutale et une véritable opposition en face. Mais Lyon attend toujours sa salle (ses salles...) de jauges moyennes et dédiées aux musiques actuelles (amplifiées)... Quand on pense que Lyon a canditaté, sans vergogne, pour le titre de "capitale européenne de la culture" : grotesque !
Lyon est depuis longtemps la capitale d'une seule chose : celle de l'ennui !
Rédigé par : drÖne | 11/04/2010 à 18:15
Depuis toujours, la culture dépend (malheureusement) de la prospérité des Etats. Dans l'histoire, les périodes les plus brillantes culturellement ont aussi été les périodes les plus riches : La Rome et la Grèce antiques, La Renaissance, l'Espagne de Charles Quint et de Philippe II, l'Angleterre d'Elizabeth I et de Victoria, la France de Louis XIV, les Etats-Unis depuis la fin du 19ème siècle etc.
Les pays les plus pauvres non seulement ne produisent aucune forme d'art, mais voient souvent aussi disparaitre leur artisanat (comme les pays africains en guerre par exemple). On ne peut pas faire la guerre à l'enrichissement et à la prospérité et espérer que l'on va continuer à être un pays riche sur le plan culturel. Les gens riches financent souvent des fondations, des projets culturels, quand ils ne sont pas eux mêmes collectionneurs, comme Pinaud qui a fondé un musée avec ses collections (ainsi que beaucoup d'autres mécènes aux Etats-Unis). Mais en France, on fait fuir les mécènes à l'étranger (Pinaud toujours qui a dû aller établir son musée à Venise parce que Huchon et la région Ile de France lui ont mis trop de bâtons dans les roues. Résultat : pas de musée et une île Seguin - où le musée devait être implanté - en friche!). C'est ça aussi la réalité de la gestion socialiste de la culture! Pourtant les riches amateurs d'art ont toulours été des garants de la liberté créatrice. Il suffit pour s'en convaincre de voir la vitalité de l'art au 20ème et 21ème siècles aux Etats-Unis et de la comparer avec l'art de commande des républiques soviétiques pendant la même période!!! Je ne crois pas que ce dernier restera dans l'histoire pour sa richesse et sa qualité!!!
Rédigé par : Elise | 11/04/2010 à 18:47
Elise, ce que vous dites dépend d'une conception de la culture qui est très discutable : la culture d'élite, à la rigueur, celle des institutions culturelles, dont on peut penser qu'elle se développerait mieux dans un contexte de développement économique. Mais cette conception de la culture est très réductrice et ne tient pas compte, par exemple, des cultures populaires qui se développement sans aides, et qui n'ont que faire, bien souvent, des subventions. Exemple : le rap et le reggae, qui se sont développé sur des substrats économiques de crise, ou encore le tango qui ne doit rien à une économie florissante (il nait au XIXème siècle dans les quartiers les plus pauvres de Buenos Aires). Quant à votre conception de l'afrique comme désert culturel, elle est limite raciste, et très fausse surtout ! Ensuite, si c'est juste pour en arriver à des absurdités comme "les riches se barrent parce qu'on les impose", hé bien je dirais : qu'ils se barrent ! Si c'est pour perdre Johnny Halliday, c'est plutôt bienvenu ! Enfin, dernier détail, vous devriez ouvrir parfois des livres d'histoire de l'art, car si l'URSS a effectivement été un mouroir pour pas mal d'artistes, cela n'a pas toujours été le cas : que faites vous de la période d'avant 1923 qui a été pour l'URSS un age d'or artistique, avec le constructivisme ? Et Shostakovitch, on en fait quoi ? Bon, un peu moins de manichéisme, par pitié !
Rédigé par : drÖne | 11/04/2010 à 19:08
@ Marie
J'espère que vous pensez sincèrement que vos propos sont constructifs...Et que votre petit travail d'archiviste vous a soulagée.
Qu'il ait au moins satisfait quelqu'un.
En ce qui me concerne, j'aurais honte de m'appuyer sur de telles bases pour argumenter mes propos.
@Eric B.
La culture, doit, justement être au même titre que l'éducation au coeur des politiques sociales. C'est une action globale qui doit être menée.
Qui peut dire aujourd'hui que Gérard Collomb et ses adjoints ont abandonné les quartiers populaires, les classes défavorisées ?
Ils sont, chaque jour, en première ligne pour dynamiser notre agglomération, et que le dynamisme économique de Lyon profite à tous.
Cette plus-value économique doit être réinvestie dans le sport, dans la culture, dans l'éducation, dans l'accès à ces trois piliers du lien social...
Les politiques de solidarité en matière des banlieues sont liées à des problématiques complexes. Il ne s'agit pas seulement d'investir, mais aussi d'accompagner, de suivre, de veiller à ce qu'elles soient effiaces et réellement efficientes sur le terrain.
Et contrairement aux accusations quasi-diffamatoires de la personnes qui se cache sous le pseudo "Marie", Najat Vallaud-Belkacem est sur le terrain, avec les habitants de Montchat, elle remplit ses fonctions de conseillère générale depuis 2 ans avec une belle ambition pour son territoire.
Hakim
Rédigé par : Hakim Elias | 11/04/2010 à 19:20
A Hakim, en tenant ce type de propos, il me semble que vous ne servez pas votre camp. Par ailleurs, il n'y a rien de diffamant dans ce qu'a dit marie, je trouve au contraire qu'elle étaye son propos ce qui n'est pas votre cas.
Rédigé par : Sainte barbe | 11/04/2010 à 20:50
@dröne. Quelques remarques à propos de la culture d'élite. Vous mettez dans cette catégorie, essentiellement la culture du passé. Or, là aussi, comme vous dites, il faut nuancer. Beaucoup d'artistes des siècles passés ont été financés par les monarches de différents pays, ce qui ne les empêchait pas d'être souvent iconoclastes (Molière est un bon exemple). Cela ne les empêchait pas non plus de produire un art destiné au peuple (Molière avec ses tournées ou Shakespeare avec le théâtre du Globe, entre autres). Par ailleurs, les mécènes ont souvent soutenu des artistes pauvres et qui faisaient un art non classique ou non académique (voir le mécène allemand, amateur d'art brut, qui, avant la première guerre mondiale, a découvert Séraphine et le douanier Rousseau). On pourrait multiplier les exemples.
Quant à la culture populaire d'aujourd'hui, (prenons l'exemple du rap et du reggae puisque vous en parlez), elle naît certes dans les milieux populaires, mais elle ne se diffuse que grâce aux maisons de production, c'est-à-dire avec beaucoup, beaucoup d'argent. Et elle rapporte aussi beaucoup d'argent. C'est une contradiction dans les termes dont certains chanteurs de rap américains font le sujet même de leurs textes.
Quant à mes remarques sur l'Afrique, elles ne sont bien sûr pas du tout racistes! Au contraire, je déplore de voir que, s'il reste un art très important en Afrique de l'Ouest (surtout dans la partie la plus prospère), en revanche DANS LES PAYS EN GUERRE (comme je le disais), cet art tend à disparaître. C'est ce que j'ai pu constater en Ethiopie que je connais bien et que j'aime beaucoup.
Rédigé par : Elise | 11/04/2010 à 21:04
@ Elise : OK, vous nuancez, c'est bien. Si j'ai réagi, c'est que je trouvais que l'équation que vous traciez entre richesse économique et richesse culturelle était simpliste, et que l'exemple des cultures populaires (y compris indépendamment de leur diffusion) montre que bien souvent l'art qui compte nait du caniveau, plus que des cimaises ou des subventions. Ceci dit, je n'en ferai pas un dogme. Quant à Pinault et à son projet dans l'ile Seguin, ce n'est pas Huchon qui est en cause, mais Fourcade (maire UMP...), et l'impatience du milliardaire :
http://www.valdeseinevert.net/spip.php?article198
Rédigé par : drÖne | 11/04/2010 à 21:48
Vivement que les artistes subventionnes vivent enfin honnetement, c'est a dire sans profiter du racket etatique opere sur les travailleurs. Laissons a ceux-ci la liberte d'affecter les fruits de leur travail, si cette culture leur est si vitale, ces artistes n'ont aucun soucis a se faire.
Rédigé par : jaar | 12/04/2010 à 03:04
Indécent de lire ces propos.
Cette jeune personne parvient à cumuler au maximum dans l'espace local où elle a été parachutée. A plusieurs milliers d'euros du plancher des vaches et des familles moyenne de ce pays. Sans compter (effectivement) ses obligations de représentation parisienne. Si cette élue fait du terrain, c'est à minima lorsqu'elle retrouve depuis le centre ville la direction de Montchat une semaine sur trois au maximum.
Indécent de voir le diagnostic culturel produit alors que la Ville de Lyon est devenue plus encore que sous le premier mandat une vitrine événementielle et sans âme.
Les "dossiers en souffrance" ne servent pour ainsi dire que pour les interviews de libération lorsque l'on parvient à relire les notes des collaborateurs. Quelquefois on a une envie folle de coopération décentralisée alors on fait un safari à l'île Maurice.
Indécent et édifiant.
Rédigé par : Battling | 12/04/2010 à 09:48
Si l'Etat décide de mettre tout l'argent dans les grandes institutions parisiennes, qu'il nous laisse alors les moyens de gérer les choses localement.
Rédigé par : romain blachier | 12/04/2010 à 10:30
@eric Najat n'est pas adjointe à la culture mais aux grands événements. Ces événements, si ils se mélent parfois à la culture, ne constituent pas toute la politique culturelle. Ne confond pas tout. Par ailleurs aucun élitisme, bien au contraire dans des grandes fêtes populaires ou des hommages à cette littérature souvent (pas toujours maus plus souvent que des vers germanopratins) contestataire et sociale qu'est le polar.
Rédigé par : romain blachier | 12/04/2010 à 10:33
Si jeune et déjà si formatée dans des discours à des années lumières de la réalité de ces personnes qui galèrent au quotidien !
Rédigé par : Milène | 12/04/2010 à 13:03
Il ne me semble pas que quiconque puisse faire quelque chose pour ceux qui s'ennuieraient encore à lyon, s'ils existent.Mais l'ennui peut aussi etre un art.
Rédigé par : jean pierre bouchard | 12/04/2010 à 15:51
Un art que je cultive, cher Jean Pierre.
Tiens, puisque je vous ai sous la main, et que vous êtes certainement plus au fait que moi des dernières tendances municipales, où en est le projet de virer les artistes de la friche RVI ? C'était pourtant, quoi qu'on en dise, l'un des derniers lieux à Lyon où des gens (jeunes et moins jeunes) pouvaient s'essayer à l'autogestion et aux pratiques artistiques innovantes - quoique non subventionnées.
Alors : immeubles de bureau ou hypermarché à la place de la friche RVI ? A moins que, finalement, les cultures dites "urbaines" ou "actuelles" aient encore droit de cité au milieu de tous ces "évènements" et cette "communication" ? Et que la friche RVI prenne le chemin de la Friche de la Belle de Mai, à Marseille ?
Rédigé par : drÖne | 12/04/2010 à 18:26
cher et toujours anonyme Dro(quelqu'un peut me dire comment on tape un "o" majuscule + tréma?, désolé pour l'écorchage)ne, il est depuis tous temps dit et redit, convenu,écrit,signé,que l'hébergement convenu chez ex-RVI est provisoire.Il n'y a donc aucun "projet de virer les artistes",-présentation malhonnête-,mais la fin d'un contrat. Personne donc ne devrait se trouver surpris et choqué d'une fin annoncée à la naissance (ca me rappelle kk chose...)Une proposition de re-hébergement sera faite aux associations,c'est l'essentiel. Et cà, c'est honnête.
Rédigé par : jean pierre bouchard | 12/04/2010 à 22:36
Oh,je n'ai aucun intérêt personnel dans l'affaire, simple curiosité de ma part, voilà tout. Mais le sens que prend sur place l'arrêt de ce "contrat" ne pourra pas être vécu autrement que comme une évacuation, il faut bien que la mairie en ait conscience, tout comme elle devra prendre conscience des résistances qui auront lieu, j'imagine. Surtout qu'à Lyon, il n'existe pas, à ma connaissance, beaucoup d'endroits de ce type, contrairement à des villes où la culture "actuelle" est plus fortement promue, comme Marseille, où les friches sont pérennes (en tout cas, celle de la Belle de Mai l'est).
La reconversion d'un lieu autogéré et dédié aux cultures urbaines en autre chose (quoi, au fait, vous n'avez pas répondu à ma question ?) sera nécessairement perçue comme un signe fort de la politique culturelle lyonnaise, tout comme les lieux qui seront proposés en échange, les gens qui y auront accès, et les modalités de cette reconversion : là encore, la mairie peut bien brandir des "contrats", on sait bien que pour les artistes qui, à Lyon, n'ont pas d'autre alternative pour exister que le squat, la reconversion d'un tel lieu sera nécessairement choquante. Après, la mairie peut bien dire "barrez vous et taisez vous : on vous avait prévenu, un contrat est un contrat", mais vous savez comme moi que le propre d'un artiste n'est pas d'obéir de cette manière. Et tant mieux !
Pour l'anonymat, il faudra vous y faire, désolé. Chacun sa conception de l'honnêteté. Et depuis que mon pseudo circule en France (depuis 1999), il a fini par devenir un véritable nom qui fait plus sens pour moi que mon identité "réelle" (nos identités sont négociées, contextuelles, variables, détournables, etc.) : en ces temps de pseudo-débat sur "l'identité nationale", je préfère un pseudo et n'obéirai à aucune injonction identitaire du type "vos papiers !".
Rédigé par : drÖne | 13/04/2010 à 11:40
Bonjour à toutes, et à tous,
De plus en plus souvent, nous les musiciens amateurs, professionnels, jeunes et moins jeunes devons faire face à certains problèmes de voisinages. MOBILISONS NOUS !!! informons par courriels, nos maires, nos députés et sénateurs, le ministère, la police municipale et nationale, la gendarmerie, les présidents de tribunaux et les juges, les conciliateurs, et rejoignez ce groupe.
Comme dans d'autre pays où la musique fait partie de la vie et du patrimoine, nous devons nous mobiliser pour continuer à jouer, sauvegarder notre culture musicale de vrais instruments et de pouvoirs jouer aux mêmes horaires que les tondeuses un temps raisonnable?
Qu'en pensez-vous? Que proposez-vous?
Pour toutes les musiques, je propose de pouvoir jouer entre 10h et 13h et de 16h à 19h maximum 20h (c'est moins que les jardiniers!), pour jouer deux à trois heures par jour maximum, en utilisant, éventuellement, des sourdines.
Par exemple, les jardiniers ont le droit d'avoir un jardin, les bricoleurs de bricoler, etc …, et nous, au contraire nous ne pouvons pas jouer de musique, car cela dérange !!!
Les jardiniers ont le droit de passer leurs tondeuses bruyantes, polluantes (voir les horaires des arrêtés municipaux ) mais nous les musiciens nous ne pouvons pas jouer aux même heures, car notre passion dérange ou carrément nous devons arrêter, car certains intégristes l'ont décidé.
Et les avions, les voitures sonorisées, les aboiements de certains chiens, les mobylettes, les musiques diffusées par des appareils, etc..., cela ne les gênent-t-il pas ?
Que penser de ce que certains appellent musiques dans les transports en commun?
N'y aura-t-il plus que des musiques numériques?
Les vrais instruments sont-ils uniquement réservés à ceux qui peuvent se loger en maison individuelle? Helas, Certains jeunes doivent abandonner l'instrument, car des parents refusent l'étude afin de ne pas créer des conflits de voisinage!
Rédigé par : Cam | 25/07/2010 à 16:31