Dialogue de sourds entre les artistes de la friche RVI et la Ville de Lyon
La scène ne manque pas de piquant. Agglutinés devant la mairie du 3e arrondissement de Lyon où va se tenir une conférence de presse scellant leur sort, plusieurs dizaines d’artistes de la friche RVI commentent la nouvelle. La veille au soir, la mairie de Lyon leur a annoncé qu’ils doivent quitter la friche fin juillet pour être relogés, en septembre seulement, dans un espace 5 à 10 fois moindre (comme dans toute bonne manifestation, la bataille des chiffres fait rage). « Cela manque de sérieux ! Ils ont été incapables de traiter le dossier de notre relocalisation. Depuis 8 mois, on est sans contact avec la Ville et ils nous annoncent hier un lieu trop petit et inadapté. A croire que ce sont de vrais amateurs… », lance la bande bigarrée d’artistes et de squatteurs, pour certains très jeunes, look baba cool, le visage peint ou les cheveux en dread locks.
Les « amateurs » en question portent costume-cravate et attendent avec une certaine nervosité les journalistes dans une salle de la mairie du 3e pour expliquer la solution décidée et le calendrier imposé. Rappelant la « règle du jeu initiale » : « la convention d’occupation par les artistes était valable tant qu’il n’y avait pas de projet pour le lieu », l’adjoint à l’urbanisme Gilles Buna explique que les occupants doivent désormais laisser la place à « un projet urbain d’intérêt général ».
Ce projet comprend « un campus de l’alternance et des métiers » formé autour de la SEPR, Société d’enseignement professionnel du Rhône, un jardin public, des logements étudiants, un stade et une bibliothèque. La SEPR devant ouvrir ses portes sur le site des anciennes usines RVI à l’horizon 2012, le calendrier est désormais serré. Pour que les travaux commencent début 2011, les sondages et études préalables doivent être effectués cet été, les artistes doivent donc libérer les lieux au 31 juillet.
Le maire de Lyon s’étant engagé avant sa réélection à reloger les artistes, « on a beaucoup travaillé ces 18 derniers mois pour trouver un espace aux artistes » enchaîne l’adjoint à la Culture Georges Képénékian qui assure que la Ville a « une vision positive de ce qui s’est fait à la friche RVI » et souhaite « prolonger ce travail ». Mais comment reloger 120 artistes occupant 18 000 m2 (estimations Ville de Lyon) voire plus de 400 artistes permanents déployés sur plus de 25 000 m2 (chiffres Friche RVI) ?
« C’est sûr, on ne peut pas trouver de lieu unique aussi vaste » concède l’adjoint à la Culture, manifestement embarrassé. Il annonce donc que le lieu choisi pour le relogement, les 3500 m2 du bâtiment Lamartine, « ne résume pas toute la proposition que nous formulons aujourd’hui ». C’est pourtant la seule partie de la proposition clairement formulée ce jour-là. Pour le reste, l’adjoint assure « poursuivre la recherche de nouveaux lieux complémentaires de cet espace » et évoque Tarare ou la vallée du Giers, où les élus souhaiteraient accueillir des artistes. Mais rien de tangible pour une solution censée intervenir… fin juillet ! Alors pour pallier ce problème de superficies, l’adjoint estime qu’« il faut sans doute réorganiser la vie des artistes différemment » : densifier, mutualiser, et vraisemblablement – même s’il n’a pas prononcé le mot - sélectionner.
Mais le maire du 3e arrondissement ne prend pas les précautions oratoires de son collègue : « qu’on garde les artistes qui produisent et ont un projet, qu’on se débarrasse du reste ! » Thierry Philip ne cache pas, en effet, son irritation face aux « gens qui ne respectent pas les règles, pissent sur le trottoir et empêchent les riverains de dormir ». Pour lui, il est donc clair que seuls les occupants qui ont présenté un projet (19 projets impliquant la majorité des artistes de la friche ont été déposés il y a près de deux ans à la Ville) sont concernés par le relogement, et devront signer une convention engageant clairement leur responsabilité sur le bâtiment Lamartine, sis sur son arrondissement. Et pas question d’en accueillir d’autres en cours de route, comme c’est souvent le cas à la friche RVI, règne de l’autogestion un peu bordélique.
Pour les occupants de la friche RVI, l’imposition de règles et de cadres dans un lieu clairement « trop petit » ou, à terme, éclaté sur plusieurs sites, est « inadaptée au projet friche RVI ». « La mairie n’a pas pris la mesure de ce projet-là, c’est beaucoup plus que des ateliers d’artistes ! C’est un lieu de création libre et alternatif, un multi croisement de points de vue sur l’art et la vie, un laboratoire de la société civile… » estiment-ils, invitant le public à visiter la friche tous les mercredis à 14h. De plus, la proposition de la Ville présente un écueil pratique majeur : que faire entre le 31 juillet et le mois de septembre de tout ce matériel entreposé à la friche RVI, décors, costumes, matériels d’enregistrement, etc. A un moment où de nombreux artistes, notamment du spectacle vivant, sont en pleine saison de festivals ? « On va trouver des aménagements… » promet l’adjoint à la Culture, pour le moins évasif. « On est dans une forme d’impasse » constatent les occupants de la friche RVI qui n’excluent pas que « ça tourne au squat… » Un retour à la case départ ?
Anne-Caroline Jambaud




Un bloc de béton, un tas de gravas, une machine à faire de la merde, des cochons tatoués… Tout ça, on l'a eu à l'occasion des différentes Biennales d'art contemporain.
C'était cher, ça venait de loin, c'était gentiment dérangeant, mais c'était sous contrôle. Donc ça allait. On pouvait boire du champagne autour en se gaussant entre notables.
Mais des artistes contemporains en chair et en os à côté de chez soi, ça fait du bruit, ça prend de la place, ça dérange et ça ne va pas avec les "paillettes" de la Ville. Si ça se trouve, ça ne vote même pas PS… Quelle horreur, des rebelles !
C'est exactement la même chose que lorsque Lyon se rêve en ville festive et envoie des agents de sécurité pour faire taire les fêtards la nuit sur les quais.
Tu sais quoi, Gégé ? T'es vraiment devenu un p'tit vieux.
Rédigé par : le Cri de Lyon | 09/06/2010 à 21:18
Et ces artistes ils n'ont pas de "chez eux" ? pas de locaux avec un joli bail bien propre ? pas d'atelier officiel ???
Rédigé par : RIFOINFOIN | 09/06/2010 à 22:28
La ville de Lyon, reste silencieuse depuis huit mois?!
Puis se réveille et impose à 400 personnes, de déguerpir en un mois !
Même les Ténardier, n'imposerait pas un tel délai à ses locataires !
Il y a pas à dire, ça c'est de la gestion efficace de dossier !
Gestion qui donne la priorité à l'immobilier.
Même s'il s'agit d'accueillir un centre de formation, mais aussi, des logements étudiants.
Du moins des résidences étudiantes, gérées par des sociétés privées...
Gestion qui donne la priorité à l'argent généré par ce projet immobilier.
Que ce soit dans sa phase de réalisation, fonctionnement et pérennisation financière.
Gestion qui méprise volontairement ces 400 personnes et néglige leurs créativité.
Pour certaines personnes, basse de chapeau, la culture ça ne rapporte rien.
Rendez-vous en 2014 !
Rédigé par : Yvan, de Lyon. | 10/06/2010 à 02:44
Résident de la friche depuis presque six ans, cette friche m'a énormément apporté sur le plan de mon activité artistique et également beaucoup sur les relations humaines.
Ce lieu fût un formidable réservoir de créativité pluridisciplinaire.
La ville de Lyon qui même si elle est estampillée P.S, n'en est pas moins une petite bourgeoise (centre gauche ancrée à droite .... ) qui joue un double jeux.
Surfant sur la vague artistique et mettant parfois en valeur la friche et ses occupants, ou n'hésitant pas quand cela l'arrange a conspuer les artistes de la friche.
Lyon a raté de pouvoir devenir Capitale Européenne de la culture, franchement on se demande bien pourquoi ....
Toutes les villes qui ont étés Capitale de la culture Européenne pouvait lors des sélections se targuer de disposer de lieux "IN" et de lieux "OFF".
La friche aurait pût être ce lieu "OFF". Mais au lieu de ça, cette administration préfère se fourvoyer dans des projets immobiliers immatures, et c'est pas en un petit été que la dépolution des sols d'une superficie de 39 000 m² va pouvoir se faire, métaux lourd, amiante, 120 ans d'activité industrielle ont laisser des traces pour des siècles au niveau des sols.
Et ils veulent y faire faire leur études a des enfants ????
C'est criminel pour les future étudiants, quant aux artistes, ils s'en moquent .....
Après tout une bande de va nu pieds désocialisés, qui s'en préoccupe ????
Et puis je vois bien, les compagnies de théâtre arrêter leurs représentation en plein festival d'Avignon pour déménager les décors accessoires dans un lieu qui de toute façon ne sera pas disponible avant Septembre ....
Mais entre début Aout et début Septembre, on stock tout sur le trottoir devant l'hôtel de ville ?
Ça au moins cela aurait du panache :)
A force de traiter la jeunesse et les artistes comme des quantités négligeables, tout ce qui va se passer c'est que lors des prochaines élections, nous savons où n'irons pas nos votes.
Les artistes partirons vers des villes plus accueillantes envers les activités artistiques, comme St Etienne, Paris, Nice.
Et Lyon la petite bourgeoise pourra retourner a sa torpeurs et a son néant culturello-artistique.
Créative Napalm
Rédigé par : Creative Napalm | 10/06/2010 à 09:54
Situation pathétique. Tous coupables !
M Buna, dit béton vert, pour qui l'écologie ressemble souvent à des déjeuners interminables avec les promoteurs
M Philippe, qui n'est pas si loin de traiter de cancer l'artiste qui n'a pas de convention ou de projet bankable.
M Képénékian, dit "la culture par la petite porte", qui montre à quel point il n'a aucune prise sur les sujets culturels de l'agglomération.
Après les patrons voyou , voici venir les politiques du même acabit.
Rédigé par : Bill Baroud | 10/06/2010 à 10:07
J'ai eu l'occasion de préparer des chars et des costumes pour la biennale de la danse à la friche RVI, j'y ai rencontré des artistes qui avaient pu trouver là un moyen incroyable de s'épanouir et qui avaient pu accéder à d'autres statuts j'y ai vu des petites structures très pros et très efficaces avec lesquelles on a vraiment bien créé. J'espère et je pense que la ville va continuer à pousser ces types là.
J'y ai vu aussi des créations tout à fait originales beaucoup moins ancrés dans l'aspect pragmatique d'un défilé de biennale mais qui mérite également d'être poussé et hébergé car la création artistique ne doit souffrir d'aucun compromis pratique si le talent est là.
Mais arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt, allez y faire un tour, j'y ai vu aussi beaucoup de loosers magnifiques avec 2000 projets par jour qui ne trouverons jamais le début du commencement de la détermination nécessaire à cette activité. Le lieu prends parfois l'air de bonne grosse communauté ardéchoise (ref à 68 pas au département). Autant je n'ai rien contre la bonne grosse glande alcoolisée et enfumée mais si éventuellement cela peut se faire hors du champs de mes impots, je préfère autant.
Donc oui au relogement des artistes qui travaillent, qui créent qui sont déterminés, les profiteurs, merci de réévaluer votre orientation professionnelle.
Je suis un peu conservateur de droite et croyez moi j'en suis désolé,mais juste là ça s'est vu qu'il y a de l'abus. Allez y avant de poster ici merci. Allez y vraiment il y a de très très belles choses, des gens sérieux et responsables ça vaut le voyage. et l y a les autres...
Rédigé par : Thomas Miretti | 10/06/2010 à 20:26
C'est un peu le principe d'une friche que tout ne relève pas de l'excellence artistique ou ne rentre pas dans un schéma subvention-confort-misme.
Pour avoir visiter quelquefois cette friche, j'espérais simplement une recalcifications de l'espace et qu'une pépinière de projets culturels y voit le jour. Au lieu de cela ? Un peu plus de densité de type modèle lyonnais (avec bibliothèque), un peu plus de taxe d'habitation et .... et c'est tout.
Le maire prend des arrêtés expulsion contre les plus faibles : les prostitués que l'on déplace en fonction de la progression des promoteurs au confluent ou à Gerland .. et maintenant les artistes pas visibles, loin du centre ville, peu visible, pas assez bankable.
Qui sont les prochains ? Les Roms ? Les clochards ? Les surendettés ?
Lyon est une ville de gauche si l'on considère que l'on porte son portefeuille exclusivement sur le coeur.
Rédigé par : Whôpitain | 10/06/2010 à 22:06
Je n'ai pas grand-chose à rajouter aux commentaires précédents, si ce n'est une précision :
Les "logements étudiants" prévus dans le cadre de ce "projet urbain d'intérêt général" seront concentrés dans des résidences universitaires privées avec un loyer prohibitif (sans m'avancer trop, je peux déjà parier sur du 450-500 euros pour des chambres qui ne dépasseront pas 15m²). Personnellement, j'ai du mal à voir un intérêt autre que celui des promoteurs immobiliers dans cette affaire. Mais bon, c'est une constante de la gestion municipale lyonnaise, après l'affaire Grôlée, la non-préemption de l'Ambiance, l'inutile Tour Oxygène ...
Rédigé par : Krau Pote Queen | 11/06/2010 à 11:55
J'ai cru comprendre que le nouvel espace était de 4000m2 dans le meme quartier et super accessible. Plus quelques artistes qui auraient la possibilité d'aller en résidence ailleurs.
Appeler cela de l'abandon voir du désintérêt c'est juste un peu fort de café non ?
Loger des artistes sur 4000m2 dans une grande métropole européenne c'est plutôt rare.
L'ingratitude est bien partagée manifestement
Rédigé par : JC Bernon | 11/06/2010 à 17:59
Et si nous parlions des plusieurs centaines de mètres carrés HABITABLES abandonnés par la ville au coeur de Lyon depuis presque vingt ans...?! On est loin de l'indus et de ses milliers de metres carrés de surface, mais imaginez une réinstallation en villégiature...?!
Pour bien faire, un déscriptif à en faire palir les agences immobilières...
"En plein coeur du quartier classé patrimoine mondial de l'UNESCO, devenez propriétaires (un temps!) entre berges de Saône (bientôt réaménagées..?!)et jardins suspendus de fourviere".
Le plus: ces maisons discretes et accessibles uniquement par des traboules condamnées par la ville, ne rentrent pas ds le patrimoine de l'UNESCO car cachées des grandes arteres touristiques et des pubs à retransmissions footbalistiques...NB: à l'heure où j'écris pas un bruit dehors... j'éspère que la france a perdu...
Mais passons et reconnaissons le, la ville les garde sous le coude et ne s'en débarassera qu'en temps de vache maigre pour renflouer ses comptes... Mais à quel prix? Bien evidemment pour le savoir referez vous aux cours actuels de l'immobilier à faire pâlir tout honnete gens que nous sommes malgré nous...
Rédigé par : Ragot - le rat d'égout | 11/06/2010 à 23:07
Le centre social du 3ème dispose de 400m2, cela ne choque pas trop nos "militants" artistiques ...
Des fois je me demande ...
Rédigé par : eh be | 12/06/2010 à 11:40
"J'espère que la France a perdu" ça c'est sur la loose ça a l'air de vous connaitre.
Et bien non elle n'a pas perdu. Quand l'OL joue vous esperez aussi sa défaite, le XV de France, l'équipe de France aux JO ?
bel argument opposer le foot à la culture et à l'art j'ai comme l'impression que vous ne connaissez ni l'un ni l'autre !
Rédigé par : JC Bernon | 12/06/2010 à 12:40
D'abord, pour réagir à cette remarque :
"Loger des artistes sur 4000m2 dans une grande métropole européenne c'est plutôt rare."
C'est vraiment méconnaître la situation, il y a des centaines de lieux ailleurs qu'en France ou des artistes peuvent travailler de manière décente. De surcroît pour vous rendre compte sérieusement au lieu de perdre votre temps en commentaires mal renseignés, venez visiter la friche : on ne reloge pas les 34000 m2 de la friche actuelle dans 3500 m2 pour une raison très simple : ça ne tient pas, par conséquent je ne vois pas ou est l'ingratitude de dénoncer une situation inhumaine et absurde.
Ensuite il faut faire quelques constats :
A Lyon la culture se désertifie, de nombreux lieux culturels ont fermé depuis l'arrivée de l'équipe municipale en place.
A Lyon la ville paie des loyers énormes pour des lieux préemptés, non utilisés, ceci aux frais du contribuable et ce depuis toujours sans que ça ne choque personne.
A Lyon, et sans opposer le foot à la culture, il faut être réaliste, on envisage de construire OL land quand on met des artistes dehors, alors oui il faut espérer que la France perde ! Parce qu'avec un centième de ce qui est dépensé pour le foot devenu une religion d'état pour mieux faire oublier des réformes honteuses (cf. sans papiers, retraites etc.) - comme l'étaient les jeux du cirque dans l'antiquité - on pourrait aisément donner à la France et par extension à Lyon un visage culturel rayonnant.
Divertir c'est bien ! Mais ça ne fait pas réfléchir, ça ne change pas la vie, ça fait juste passer le temps.
Eduquer, cultiver c'est mieux... mais ça, aussi bien à Lyon qu'en France, tout le monde semble l'avoir oublié ! Pouvez vous me dire ou va un pays qui méprise ses artistes, ses chercheurs, ses travailleurs sociaux, ses enseignants... ?
Rédigé par : Camilla | 13/06/2010 à 14:11
On peut concevoir (pas forcément comprendre) que tout le monde ne s'intéresse pas a l'Art, mais cela vaut aussi pour le curling sur gazon, oups pardon ! le football ...
Autant il est possible de vivre sans sports
quel qu'il soit, autant une vie sans arts, ça doit être d'un ennui a mourir.
Mais évidement tout cela est relatif eût égard au fait que toutes les logorrhées de borborygmes footballistiques, s'imposent en tant que "pensée unique" ....
Ce n'est pas pour rien que cela tombe maintenant. En ce moment les gens pensent à Rolland Garos et à la coupe du monde de football.
L'évacuation de ce centre artistique est vraiment faite en dépit du bon sens et sans dialogues.
on peut dire que c'est un déni de démocratie.
La Mairie de Lyon donne vraiment l'impression d'être méprisante à l'encontre des résidents du lieu.
Rédigé par : creative napalm | 13/06/2010 à 14:32
Estomaqué par le délit de faciès : dans l'article, on condamne l'allure, les cheveux, le "look" baba cool...
Mais si on met les pieds à la friche, ça créé, ça transforme, ça met toute son énergie, ça se professionnalise, ça ébullitionne et surtout ça PENSE!!!
Incroyable non?
Madame la journaliste, avez vous jamais été là bas? Avez vous fait votre travail?
La friche interpelle et nourrit la ville,
la ville lui jette des miettes.
Décidément la cravate ne fait pas le moine ni l'abbé.
Au fait qui a accueilli la marche des sans- papiers passé sous silence médiatique?
Et oui c'est encore la friche, décidément quelle belle ville Lyon
Grâce a la friche j'ai moins honte d'être français
http://www.ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/index.php?option=com_content&view=article&id=55:les-marcheurs-au-20h&catid=14:paris-nice&Itemid=51
Rédigé par : BenSPANG! | 14/06/2010 à 01:33
@ BenSPANG. Je ne condamne pas l'allure des occupants de la friche, je décris seulement le look de certains d'entre eux, pour souligner le décalage entre ces jeunes artistes en voie de professionnalisation dans ce lieu assez exceptionnel où ça crée et ça pense effectivement beaucoup (et où ça glande aussi pas mal ! J'y suis allée plusieurs fois depuis 2003…) et les professionnels de la politique qu'ils qualifient d'amateurs… Cordialement, A-C J
Rédigé par : LibéLyon | 14/06/2010 à 06:19
Les "professionnels de la politique" ne voient pas l'intérêt de la friche en question par manque de rubans à couper et de mètre carrés à valoriser.
Prendre aux uns, pour donner aux promoteurs. Densifions gaiement.
Ethique de la modernité ?
Rédigé par : Battling | 14/06/2010 à 10:16
Qui sont ces parasites qui prétendent vivre au dépens des citoyens de cette ville. Ils n'ont qu'à se payer des locaux comme tout le monde au lieu de pleurnicher sur leur sort d'artistes subventionnés!
Rédigé par : CORTES | 15/06/2010 à 16:27
J’ai habité pendant quatre ans au 78 Avenue Lacassagne juste derrière la friche RVI, je suis donc un riverain de la friche.
J’ai vu de la lumière et entendu de la musique, je suis donc allé voir. Et oh miracle, j’ai rencontré des artistes qui font la même chose que moi, des paysages surréaliste de type Visionnaire. Cela m’a permis de confronter mes expériences avec certain et de facto ils m’ont proposé de rejoindre un collectif.
En six ans j’ai énormément appris, c’est extraordinaire d’avoir cette liberté de création, liberté de paroles, liberté de création et liberté de travail non soumise a des impératifs pragmatique et mercantile. Cet état d’esprit permet de créer dans de très bonnes conditions.
Pour ce qui est des nuisances en tout genre, je pense qu’il est bon de dire que le parking de la friche est devenu un dépotoir grâce a ces même riverains qui n’ont aucune vergogne pour abandonner toute sorte de choses. J’ai déjà vu mes voisins se débarrasser à moindre frais de vieux téléviseurs, de vieux matelas, de cartons et des meubles en tout genre. Ceux là même que j’ai entendu conchier la friche alors que deux jours avant je les avait vu faire leur grand ménage de printemps sous mes fenêtres.
Quant aux fenêtres parlons-en. Avenue Lacassagne le bruit ne vient pas de la friche, il vient des voitures de pompiers et de police qui passent toutes sirènes hurlantes de jour comme de nuit. (Rappelons que c’est quand même le quartier des hôpitaux) J’en ai pour preuve qu’un jour j’étais à ma fenêtre et que vois-je, deux voitures de police a fond les ballons toute sirènes hurlantes venir de très loin du bout de l’avenue, puis piller comme des fous au feu rouge (devant le 78 avenue Lacassagne). Les deux fenêtres des véhicules s’ouvrent et là j’entends un policier lancer : Eh t’as vu comme je t’ai dosé dans la ligne droite.
Et ceci n’est pas un événement isolé, c’est fréquent.
En discutant avec des vieux riverains qui ont connut l’usine en fonctionnement. Tous s’accordent a dire que lorsque l’usine tournait a plein régime c’était 24/24 H des aller et venues incessant de camions de livraison, des machines outils qui tournaient non stop y compris le W-E, avec une nuisance sonore moyenne de 75 décibels. Pour rappel un moteur de mobylette c’est moins de 50 décibels.
Alors la friche bruyante, a d’autres s’il vous plait.
Je n’ai jamais vu un frichard se permettre de faire pipi dans la rue, par contre des clodos qui n’ont aucun rapport avec la friche, oui souvent.
Vis-à-vis des tags qui nuisent à l’environnement et devant la colère de mes voisins, je suis allé voir un collectif de peintre et je leur ai demandé s’ils pouvaient me donner de la peinture pour que je repeigne le mur mitoyen d’avec la friche. Parce que si on avit compter sur la mairie on seraient encore entrain d'attendre. Ils n’ont fais ni une ni deux, ils m’ont donné 30 litres de peinture et c’est moi qui un dimanche ai repeint le mur. Je l’ai fais plusieurs fois, les voisins n’ont jamais dit merci.
Maintenant l’attitude de la mairie me fait penser au parallèle suivant : On donne à un prisonnier un petit chat qu’on lui laisse élever, puis quand le chaton est devenu un matou, on le lui retire et on le tue sous ses yeux …
Rédigé par : Creative Napalm | 23/06/2010 à 15:28