Lyon célèbre dix années de vidéosurveillance
POLITIQUE - Les 238 caméras implantées à Lyon ont-elles permis de faire baisser la délinquance? Pour répondre à cette question toujours débattue, le conseil municipal a donné son accord , lundi, à un travail scientifique sur la vidéosurveillance. Confié à un doctorant rémunéré par la ville et l'Etat, il aura pour thème : « surveiller pour prévenir? »
Le dispositif, lancé par l'ancien maire Raymond Barre, a été repris et amplifié par ses successeurs, dont l'actuel édile, le socialiste Gérard Collomb. Actuellement, 238 caméras surveillent 24h/24, 10% de l'espace public lyonnais. D'ici 2013/2014, le dispositif sera porté à 300 caméras.
Le coût de la vidéosurveillance n'est pas négligeablepour la collectivité. De 2001 à 2007, le budget d'investissement a été de 6,5 millions d'euros, plus 260 000 euros annuels de budget de fonctionnement, plus les dépenses en personnel (non chiffrées par la mairie), 29 personnes travaillant pour le CSUL. S'ajouteront 3 millions d'investissements pour la période 2007/2013.
Pour Jean-Louis Touraine, premier adjoint au maire de Lyon, ces dépenses se justifient car ce dispositif « permet(tent) de doubler le taux d'élucidation des faits ». « Il a permis l'élucidation de meurtres, violences, viols, vols, incendie... », s'enthousiasme-t-il.
Certes, mais si ces faits se sont produit, cela ne signifie-t-il pas que la présence de caméras n'est pas dissuasive? « La délinquance a diminué de 20% à Lyon », affime l'élu. « Mais, reconnaît-il, on ne sait pas pour combien la présence de vidéosurveillance contribue ».
Aujourd'hui, le quadrillage par des caméras d'une partie de la ville ne fait pas débat au sein de l'exécutif lyonnais. Sauf à la gauche de la gauche. Les écologistes mettent en doute son efficacité. Et, depuis 2002, le groupe Communiste, républicain et intervention citoyenne réclame une « évaluation, non seulement pour mesurer l'impact spécifique de la vidéoprotection sur l'évolution objective de la délinquance, mais encore l'impact plus qualitatif de la vidéoprotection sur la perception subjective de l'insécurité et le respect des libertés individuelles ».
A l'occasion de ce dixième anniversaire, le Conseil municipal a donné son accord , lundi, à un travail scientifique sur la vidéosurveillance. Confié à un thésard rémunéré par la ville de Lyon et l'Etat, il aura pour thème : « surveiller pour prévenir? »
Catherine Coroller




un bon gros marché juteux qui assure de bonnes commissions et rétro commissions...
et en plus, on peut faire croire que les caméras arrêtent les délinquants !
quel monde !
c'est vrai qu'embaucher des humains pour veiller à la tranquillité des rues, c'est moins pratique pour blanchir le pognon, et en plus ça laisse planer l'ombre des syndicats !
Rédigé par : moi | 22/09/2011 à 00:59