Pour Xavier Bertrand la reprise de Lejaby n'est pas une opération politicienne
POLITIQUE - Vendredi, Xavier Bertrand, le ministre du Travail, est venu à la rencontre des chefs d'entreprise à Villefranche-sur-Saône (Rhône). L'occasion de l'interroger sur les conditions de la reprise du site d'Yssingeaux (Haute-Loire) de Lejaby, à quelques mois de l'élection présidentielle. Et de lui demander si le copinage peut tenir lieu de politique économique.
Pour Xavier Bertrand cette opération n'est pas politicienne. A preuve : «On le fait tout le temps, Madame. On ne laisse pas les gens sans rien. On se bat pour trouver des solutions. Soit pour garantir de l'activité. Soit pour garder l'activité. Et quand c'est pas possible, pour reclasser les salariés et leur retrouver une autre activité».
A propos de Lejaby, Nicolas Sarkozy avait déclaré : «Je ne serai pas M. Jospin face à Vilvorde : on n'y peut rien». Allusion à l'impuissance avouée du Premier ministre d'alors face à la fermeture, en 1997, par le groupe Renault, d'une usine, qui avait laissé 3100 ouvriers sur le carreau.
Réponse copié-collé de Xavier Bertrand . «On n'est plus à l'époque de Monsieur Jospin qui disait que pour Vilvorde on peut rien faire». «C'est pas notre registre. Il est hors de question de baisser les bras. C'est pas dans notre tempérament», poursuit-il.
Et le ministre du Travail de renchérir : «Je pourrais vous donner de nombreux exemples où l'on trouve des solutions. Sauf que lorsqu'il y a des reprises d'activités, on en parle pas toujours autant que Lejaby sur lequel il y a beaucoup d'actualité médiatique».
Illustration citée par Xavier Bertrand : la Comareg /Hebdoprint, société éditrice de ParuVendu, journal d'annonces gratuites, dont la liquidation, début novembre, a été à l'origine du plus gros plan social de l'année : 1650 salariés se sont retrouvés au chômage. «Il n'est pas question de laisser tomber ces personnes. On a mis en place un forum sur l'emploi à Lyon, qui a déjà eu de vrais résultats, et on va continuer», répond Xavier Bertrand.
Le 31 Janvier, Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, a pourtant interpellé le ministre du Travail sur ce dossier, lui reprochant de ne se pas se mobiliser suffisamment : «Alors que des aides financières complémentaires et autres mesures d'accompagnement ont été heureusement proposées dans le cas du dossier SeaFrance, (je) (m)'étonne de ne pas constater la même mobilisation du gouvernement concernant le dossier Comareg / Hebdoprint qui laisse supposer un traitement électoraliste.(Je) lui demande quelles mesures urgentes le gouvernement compte prendre pour venir en secours à ces salariés».
Pour Xavier Bertrand, la mobilisation du gouvernement contre les fermetures d'entreprises montre son efficacité : «Autrement, le chômage exploserait en France. Or, il augmente mais il n'explose pas comme dans certains pays».
Catherine Coroller




encore de la com et de l'intox
Rédigé par : martin | 05/02/2012 à 19:00
T'es gentil Bertrand, mais t'arrête de nous prendre pour des cons.
Gandrange ?
Rédigé par : Jo Rabbit | 05/02/2012 à 20:56
Et mon cul, c'est du poulet ?
Rédigé par : Loup | 05/02/2012 à 21:02
Quand un ministre se fout ouvertement de notre gueule ....En tant qu'ancien HEBDOPRINT du Groupe COMAREG dans l’indifférence la plus générale et pour faire plaisir à son copain Ministre BAROIN qui est un ami de longue date de la famille HERSANT on essaye de dissimuler le plus gros plan social de 2011 avec 1650 licenciements suite à la liquidation (qui ressemble fort à une banqueroute organisée) plus les 900 de l'été de 2011...Et on nous serine avec moins de 100 personnes ?
Rédigé par : FABRE Jean-Paul | 05/02/2012 à 21:13
en france : pas de chomage ,plus de sans abris,plus de délocalisations ,que des pov cons qui disent du mal du nain et de ses lèches cul c'est con que pétain et ses collabos.... allez je vais finir par avoir des emmerdes Salut
Rédigé par : escarment | 06/02/2012 à 00:23
Ce qu'il y a de bien avec ce gouvernement, c'est leurs mensonges a répétition...
Rédigé par : toutoune1 | 06/02/2012 à 08:13
référence à Magritte :"ceci n'est pas une pipe"?
oui,mais ....
Et le "Parti d'en rire" (de Pierre Dac ) ne jouait pas ce genre de "partition"!
Rédigé par : FC | 06/02/2012 à 08:22
Et mon cul c'est du poulet !
De la poudre aux yeux... mais les français ne sont plus dupes !
Rédigé par : Urus | 06/02/2012 à 08:57
Incroyable !! Je suis un ex salarié de COMAREG viré comme 1650 de mes collègues par HERSANT sans aucune indemnité de la part de cet exilé suisse sans que le gouvernement ne fasse quoi que ce soit pour nous. Aucune publicité non plus dans les journaux malgré le plus grand plan social de 2011 en France. Mais Lejaby ou Sea Fance alors là on en parle. Je vis un cauchemar
Rédigé par : maxwell | 06/02/2012 à 10:19