09/10/2012

Comment remettre au travail les 75000 jeunes au chômage en Rhône-Alpes?

SOCIAL - Réduire le chômage des jeunes, c'était la promesse du candidat Hollande. Le gouvernement envisage plusieurs dispositifs d'accès à l'emploi pour les moins de 25 ans. Illustration en Rhône-Alpes.

D'après des chiffres communiqués lundi par Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône-Alpes, la région compte 800 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans.

280 000 ont un emploi.

450 000 sont en formation.

75 000 sont sans emploi, dont 20 000 en situation de "grande pauvreté".

Par ailleurs, dans l'ensemble de la France, 42% des moins de 25 ans vivant dans les zones sensibles sont au chômage.

Pour permettre l'accès des jeunes au marché du travail, le gouvernement envisage plusieurs dispositifs.

D'abord, les emplois d'avenir. Largement subventionnés par l’Etat, ils sont réservé aux 16-25 ans pas ou peu qualifiés venant de zones défavorisées (zones urbaines ou rurales et Outre-mer). Les secteurs concernés sont principalement les collectivités locales, les associations et l’enseignement, public et privé.

D'après Jean-Jack Queyranne, 150 000 moins de 25 ans pourront en bénéficier, dont 15000 en Rhône-Alpes.

Le Parlement va voter définitivement, ce mardi, le projet de loi créant les emplois d’avenir.

Autre dispositif, les contrats de génération.

Ils visent à inciter les entreprises à embaucher des jeunes arrivant sur le marché du travail. Les entreprises formant ces salariés débutants en recourant à des salariés seniors seraient aidées financièrement.

D'après Jean-Jack Queyranne, le nombre des contrats de génération serait de 500 000 au niveau national dont 50 000 en Rhône-Alpes.

Le projet de loi créant les contrats de génération devrait être prêt début 2013.

Enfin, quatre villes : Amiens, Grenoble, Marseille et Clichy-sous-Bois devraient expérimenter un outil inédit de lutte contre le chômage des jeunes issus des quartiers populaires : les emplois francs (lire ici l'article de Libération du 30 septembre révélant leur création). Le cabinet de François Lamy, le ministre de la Ville, planche encore sur les modalités, mais le dossier est en passe d’être bouclé, et les premiers emplois francs devraient voir le jour début 2013.

Le principe est construit sur le modèle inversé des zones franches urbaines (ZFU). L’objectif de ces zones créées en 1996 était d’attirer des entreprises dans des quartiers défavorisés à fort taux de chômage grâce à des exonérations de cotisations sociales et fiscales. Le but des emplois francs est au contraire de permettre à des jeunes habitant ces zones de trouver un emploi en dehors de leurs quartiers.

Catherine Coroller

Commentaires

Plutot que de faire de l'emploi aidé aux frais de la princesse, il vaudrait mieux briser les corporatismes à l'oeuvre au Port Autonome de Marseille et en faire un vrai pole d'activité rentable.

Cel créerait de l'emploi dans le Port lui meme et dans les PME alentour.

Encore faut il vraiment vouloir regler les problèmes de fond, et non ménager la chèvre et le choux.

Mouais : les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient. Comment pouvait-on espérer que FH allait pouvoir recréer de la croissance. Economiquement il est impuissant et dépend de la bonne volonté des entrepreneurs. Et puis entendre un politique parler de travail c'est assez comique il ne sait pas vraiment ce que ce mot veut dire. Il est payé pour parler l'heureux homme !

Comment remettre au travail les 75000 jeunes au chômage en Rhône-Alpes?

Euh? En estimant que tous ceux qui sont en bonne santé sont CAPABLES de travailler et en supprimant toute aide et financement...

Il faut faire la différence entre une "promesse" et une "priorité". La promesse, on verra en 2014-2015.

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