Le cinéma (re) vit à Lyon
Elsa Zylberstein, Monica Belluci, Tim Roth et Jacqueline Bisset à l'ouverture du Festival Lumière © A. Leroy
FESTIVAL LUMIÈRE - Près de 5000 personnes étaient rassemblées lundi soir à la Halle Tony Garnier pour assister à la soirée d’ouverture du festival Lumière dédié au cinéma de patrimoine. Ouverte à tous, sans complexes ni chichis, la célébration lyonnaise était bon enfant et placée sous le signe du partage. En maître de cérémonie, le directeur de l’événement Thierry Frémaux a fait preuve d’humour et d’entrain devant un parterre de stars décontractées : Jacqueline Bisset, Agnès Varda, Max von Sydow, Monica Belluci, Tim Roth, etc. Jamais les grands chefs d’œuvres et les grands artistes du 7ème art n’ont paru aussi accessibles.
Faire vivre tous les films avec tous les publics, c’est bien la ligne de ce festival original qui, ni thématique, ni d’actualité, célèbre le cinéma de patrimoine dans sa diversité. « Le cinéma vit et surtout ici, dans la ville de Lyon » affirmait Thierry Frémaux. Le cinéma est avant tout une histoire de rencontres et lundi soir, la rencontre avec le public était émouvante.
Ce festival est « un partage, plonger dans le cinéma on peut le faire tout seul, on peut regarder des films chez soi ; ici on partage avec le public », expliquait Guillaume Canet, venu présenter le film d’ouverture aux côtés de son ami le réalisateur Jerry Schatzberg. L’acteur et réalisateur français a rendu hommage à celui qui est « devenu son père spirituel » depuis leur rencontre à New York. « J’ai eu de la chance d’avoir travaillé avec Jerry. Je ressens de la fierté. »
Pour l’acteur, Benoît Magimel les grands acteurs sont ceux qui ont apporté quelque chose au cinéma à travers leur jeu. Gene Hackman et Al Pacino, les deux protagonistes de L’Épouvantail, apportent définitivement un ton nouveau au cinéma et ce dès les premières minutes du film : seuls, l’un et l’autre de chaque côté de la route. Toute la douleur du monde entre eux. « Jerry a su capter le contraire du rêve américain. Les fissures. Et en même temps l’amour qui réunit les gens », estime Bertrand Tavernier. Pour sûr, l’amour du cinéma était bien présent dans la salle lundi soir. 100 000 spectateurs sont attendus au cours de cette semaine fêtant l’amour du cinéma. Preuve que les grands films ne meurent jamais.
Charlotte Bonnet, étudiante à Sciences Po Lyon




C'est un festival qui donne effectivement envie, même si on doit avouer que le terme de cinema de patrimoine peut paraitre obscur. Quoi qu'il en soit, c'est une belle programmation, ca serait dommage de rater ca !
Rédigé par : Marc | 17/10/2012 à 11:28